Qu’est-ce qu’une architecture DataOps ?

Surfaces de disque bleus superposées en arrière-plan

Architecture DataOps, définition

Une architecture DataOps est la base structurelle qui soutient la mise en œuvre des principes DataOps au sein de l’entreprise. Elle comprend les systèmes, les outils et les processus nécessaires pour construire et exploiter les pipelines de données avec plus de rapidité, de fiabilité et de cohérence.

 

Le concept de DataOps met l’accent sur la collaboration, l’automatisation et l’amélioration continue tout au long du cycle de vie des données. L’architecture fournit l’échafaudage qui permet à ce concept (et à ses pratiques) de se développer au-delà des équipes individuelles ou des initiatives isolées de gestion des données.

Sans cette base, le DataOps n’est qu’un ensemble de bonnes intentions : des scripts qui fonctionnent jusqu’à ce qu’ils ne fonctionnent plus, des pipelines qui dépendent d’une poignée d’experts et des vérifications manuelles qui ralentissent tout. Une architecture DataOps transforme ces efforts ad hoc en modèle opérationnel permettant une livraison prévisible et s’adaptant à l’évolution des volumes de données et des besoins métier.

En résumé, c’est l’architecture DataOps qui rend le DataOps reproductible.

      Qu’est-ce que le DataOps ?

      Le DataOps est un ensemble de pratiques et de principes pensés pour améliorer la rapidité, la qualité et la fiabilité de l’analyse de données. Inspiré par le DevOps, le DataOps utilise des méthodes agiles pour rassembler ingénieurs de données, data scientists, analystes et parties prenantes de l’entreprise. Cette approche rationalise le cycle de vie des données de bout en bout, de l’ingestion et la préparation jusqu’à l’analyse et la consommation.

      Alors que les workflows traditionnels reposent souvent sur des transferts et des processus manuels, le DataOps met l’accent sur l’automatisation et l’observabilité, ainsi que sur les pratiques d’intégration continue et de livraison continue (CI/CD). L’objectif n’est pas seulement d’accélérer les pipelines, mais aussi de fournir des informations plus fiables, qui inspirent constamment une prise de décision axée sur les données.

      Pourquoi une architecture DataOps est-elle importante ?

      Les entreprises modernes évoluent dans un paysage marqué par une croissance rapide des données et des attentes croissantes en matière de rapidité et de précision. Les jeux de données couvrent des sources et des formats variés et sont utilisés par plus d’équipes que jamais. Cette distribution peut créer des lacunes en matière d’accessibilité et d’intégrité des données.

      Les projets d’analytique et d’intelligence artificielle (IA) dépendent de plus en plus de données actuelles et de qualité pour créer de la valeur. Selon une étude réalisée en 2025 par l’IBM Institute for Business Value, 81 % des entreprises investissent pour accélérer leurs capacités d’IA. Pourtant, seuls 26 % pensent que leurs données sont prêtes à générer de nouvelles sources de revenus grâce à l’IA.

      Une architecture DataOps aide les entreprises à aborder ces problèmes systématiquement en intégrant l’automatisation, les contrôles de qualité et la gouvernance dans le cycle de vie des données. Elle crée un cadre cohérent pour gérer les données d’entreprise au fur et à mesure de leur évolution en transit, établissant des schémas partagés d’intégration, de test, de déploiement et de gouvernance.

      Cette cohérence présente des avantages pratiques :

      • Livraison plus rapide : les pipelines automatisés et les workflows standardisés réduisent le temps nécessaire pour déplacer les données des systèmes sources vers l’analytique et les applications.
      • Fiabilité améliorée : les tests, la surveillance et l’observabilité intégrés permettent de détecter plus facilement les problèmes à un stade précoce et de prévenir les pannes en aval.
      • Une plus grande confiance : les métadonnées, la traçabilité et les contrôles de qualité aident les utilisateurs à comprendre d’où proviennent les données et comment elles ont été transformées.
      • Évolutivité : les architectures modulaires facilitent la prise en charge des sources de données, équipes et cas d’utilisation supplémentaires sans qu’il soit nécessaire de remanier les systèmes existants.

      Plus important encore, l’architecture DataOps aligne les opérations de données sur les résultats de l’entreprise. En réduisant les frictions dans le cycle de vie des données, les entreprises peuvent répondre plus rapidement à l’évolution des besoins et prendre des décisions plus éclairées, fondées sur des données fiables et actuelles.

      Mixture of Experts | 12 décembre, épisode 85

      Décryptage de l’IA : Tour d’horizon hebdomadaire

      Rejoignez notre panel d’ingénieurs, de chercheurs, de chefs de produits et autres spécialistes de premier plan pour connaître l’essentiel de l’actualité et des dernières tendances dans le domaine de l’IA.

      Architecture de données et architecture DataOps

      L’architecture de données décrit la manière dont les données sont collectées, transformées, gérées et fournies au sein de l’entreprise. Si elle est bien conçue, elle devient une capacité stratégique qui transforme les données brutes en actifs réutilisables, facilitant l’analytique, les applications et la prise de décision à l’échelle.

      Cependant, à mesure que les architectures de données vieillissent, elles peuvent présenter des limites. De nombreuses architectures de données héritées ont été conçues pour une autre époque, dominée par le traitement par lots, les entrepôts de données centralisés et des exigences d’analytique relativement statiques. Ces environnements s’appuient souvent sur des pipelines rigides et des systèmes étroitement couplés, difficiles à adapter à mesure que les volumes de données augmentent et que les besoins de l’entreprise évoluent.

      L’architecture DataOps moderne, quant à elle, est conçue pour évoluer en permanence. Elle reflète les réalités des environnements cloud, des données en temps réel et des diverses workloads analytiques. Les principales différences sont les suivantes :

      Statique ou adaptatif

      Les architectures héritées supposent des flux de données prévisibles et des changements peu fréquents. Les architectures DataOps sont conçues pour s’adapter aux mises à jour fréquentes, aux nouvelles sources et aux schémas évolutifs.

      Manuel ou automatisé

      Les approches traditionnelles reposent fortement sur la configuration et le dépannage manuels. Les architectures DataOps mettent l’accent sur l’automatisation de l’intégration, des tests, du déploiement et de la surveillance.

      Cloisonné ou collaboratif

      Les systèmes hérités renforcent souvent les silos organisationnels, avec des outils et des processus distincts pour les différentes équipes chargées des données. Les architectures DataOps favorisent une visibilité partagée et la collaboration entre les différents rôles.

      Opaque ou observable

      Dans les architectures plus anciennes, les problèmes ne sont souvent détectés qu’après avoir affecté les rapports ou les applications en aval. Les architectures DataOps modernes intègrent l’observabilité pour rendre les pipelines de données transparents et mesurables.

      Le passage d’une architecture de données héritée à une architecture orientée DataOps vise moins à remplacer les technologies qu’à modifier la façon dont les systèmes de données sont conçus et exploités. L’accent n’est plus mis sur une optimisation isolée, mais sur une gestion de l’ensemble du cycle de vie des données en tant que système cohérent.

      Composantes clés d’une architecture DataOps

      Bien qu’il n’y ait pas deux architectures DataOps identiques, la plupart d’entre elles partagent plusieurs composantes de base qui fonctionnent ensemble pour prendre en charge des opérations de données évolutives. Ces composantes définissent la manière dont les données sont obtenues, déplacées, stockées, transformées et finalement utilisées, tout en intégrant l’automatisation, les contrôles de qualité et la gouvernance tout au long du cycle de vie.

      Les principales composantes sont les suivantes :

      • Sources de données
      • Ingestion et collecte de données
      • Stockage de données
      • Traitement et transformation des données
      • Modélisation des données et calcul

      Sources de données

      Les sources de données constituent la base des architectures DataOps. Il s’agit notamment de bases de données opérationnelles, d’interfaces de programmation d’application (API), de dispositifs IdO (Internet des objets) et de flux de données externes. Les sources couvrent les données structurées, semi-structurées et non structurées dans les environnements sur site et dans le cloud.

      Une architecture DataOps moderne est conçue pour favoriser la diversité au niveau de la couche source et s’adapter aux changements au fil du temps. Au lieu de coder en dur des hypothèses concernant les schémas ou les formats, elle intègre métadonnées, profilage et validation afin de conserver une vue précise et actuelle des actifs de données au fur et à mesure de leur évolution.

      Ingestion et collecte de données

      L’ingestion et la collecte de données régissent la façon dont les données se déplacent des systèmes sources vers les pipelines et les plateformes en aval. Les architectures DataOps prennent en charge plusieurs modèles d’ingestion, - du traitement par lots à l’extraction, la transformation et le chargement (ETL) en passant par le streaming et l’intégration en temps réel, afin de répondre à toute une série d’exigences en matière de latence et de débit.

      L’automatisation joue un rôle central à ce stade. Les workflows d’ingestion intègrent des contrôles de validation, de nettoyage et de schéma pour garantir que les données entrantes sont complètes et cohérentes. Les métadonnées sont saisies dès que les données entrent dans le système, ce qui permet d’avoir une visibilité précoce sur la traçabilité tout en facilitant la gouvernance et le dépannage.

      Stockage de données

      Une fois ingérées, les données doivent être stockées sur des plateformes capables de gérer leur volume et leur variété. Les architectures DataOps peuvent utiliser une combinaison d’entrepôts de données, de data lakes, de bases de données NoSQL et de stockage d’objets cloud, selon les besoins des workloads.

      Les décisions en matière de stockage ne sont pas purement techniques. Une architecture DataOps prend en compte la performance, l’évolutivité et le coût, tout en répondant aux exigences de sécurité et de conformité. Les contrôles d’accès et l’application des politiques sont généralement intégrés à cette couche, afin de garantir la protection des données sensibles sans limiter l’utilisation légitime.

      Traitement et transformation des données

      Le traitement de données et la transformation des données convertissent les données brutes en formes adaptées à l’analytique, au reporting et aux cas d’utilisation avancés. Cette étape comprend le filtrage, l’agrégation, la normalisation, l’enrichissement et d’autres transformations appliquées par le biais de pipelines de données automatisés.

      Dans une architecture DataOps, les workflows sont orchestrés et surveillés au sein d’un système de bout en bout. Les outils d’orchestration gèrent les dépendances et l’exécution, tandis que les capacités d’observabilité permettent d’avoir des informations sur la performance du pipeline. Les tests automatisés et les contrôles qualité aident les équipes à identifier les problèmes tôt, avant qu’ils ne se propagent.

      Modélisation de données et calcul

      La modélisation de données et le calcul soutiennent la science des données, l’analytique, le machine learning et les workloads d’A. Ces fonctionnalités transforment les données préparées en informations qui peuvent ensuite être visualisées par le biais de rapports et de tableaux de bord. Cette couche comprend les modèles analytiques, les algorithmes et les calculs utilisés par les analystes et les applications.

      L’un des principaux atouts d’une architecture DataOps est sa capacité à prendre en charge l’itération rapide à ce stade. Les pratiques de contrôle de version, de test et de déploiement permettent aux équipes de développer et d’affiner efficacement les modèles de données, tandis que la livraison cohérente leur permet de se concentrer sur la génération d’informations, et non sur la préparation des données.

      Mise en œuvre d’une architecture DataOps

      La mise en œuvre d’une architecture DataOps peut s’avérer complexe, en particulier pour les entreprises disposant d’écosystèmes de données diversifiés ou très distribués. Grâce à une approche structurée, les entreprises peuvent construire et exploiter un environnement DataOps qui s’adapte à l’évolution des données et des besoins métier.

      De nombreuses entreprises utilisent des cadres DataOps pour guider ce processus. Ces cadres fournissent des modèles de référence sur l’évolution de pratiques telles que l’automatisation, les tests, la gouvernance et la collaboration au fil du temps. Ils aident également les équipes à appliquer de manière cohérente les principes architecturaux tout en les adaptant à leurs environnements de données et à leurs objectifs métier.

      En pratique, la mise en œuvre suit souvent une série d’étapes courantes :

      1. Évaluer l’état actuel : commencer par évaluer l’infrastructure de données, les workflows et les pratiques opérationnelles déjà en place. Cette évaluation doit aller au-delà des outils individuels pour examiner la manière dont les données se déplacent dans l’entreprise. Elle doit également déterminer sur quoi les efforts manuels se concentrent, et où les problèmes de fiabilité ou de qualité ont tendance à survenir.

      2. Définir l’état cible : ensuite, établir une vision claire de ce que l’architecture DataOps devra soutenir. Par exemple, définir des objectifs qui s’alignent sur des priorités plus larges telles que l’amélioration de la qualité des données ou l’accélération de la fourniture d’analyses. Au lieu de prescrire un état final fixe, de nombreuses entreprises définissent les principes directeurs qui façonnent les décisions architecturales et les fonctionnalités essentielles au fil du temps.

      3. Identifier la base technologique : une fois les objectifs fixés, les entreprises doivent identifier les outils, les plateformes et les services qui soutiendront leur architecture DataOps. Il peut s’agir de technologies d’intégration, d’orchestration, de stockage, d’observabilité et d’analytique.

      4. Établir un cadre de gouvernance des données : les architectures DataOps efficaces intègrent la gouvernance dans les opérations quotidiennes au lieu de la traiter comme un projet distinct. Il s’agit de définir les politiques et les contrôles qui garantissent la qualité des données, leur sécurité et leur conformité tout au long de leur cycle de vie.

      5. Mettre en œuvre l’intégration et l’automatisation des données : l’automatisation est au cœur du DataOps. Les entreprises peuvent rationaliser l’ingestion et la transformation des données en standardisant les schémas de pipeline, en réutilisant les templates et en réduisant l’intervention manuelle.

      6. Favoriser la collaboration et la propriété partagée : une architecture DataOps soutient la collaboration, mais ne l’engendre pas. Les mises en œuvre réussies mettent l’accent sur la propriété des produits de données et sur le partage des responsabilités entre les équipes métier et les spécialistes des données.

      7. Surveiller la performance et améliorer continuellement : enfin, les entreprises peuvent surveiller la performance et la fiabilité de leur architecture DataOps à l’aide d’outils d’observabilité et d’analyse. Les journaux, indicateurs et traces aident les équipes à identifier les problèmes tôt et à affiner les workflows au fil du temps.

      Auteurs

      Alexandra Jonker

      Staff Editor

      IBM Think

      Tom Krantz

      Staff Writer

      IBM Think

      Solutions connexes
      Solutions de plateformes DataOps

      Organisez vos données avec les solutions de plateformes IBM DataOps pour en garantir la fiabilité et les préparer pour l’IA.

      Découvrir les solutions DataOps
      IBM Databand

      Découvrez IBM Databand, le logiciel d’observabilité pour les pipelines de données. Il collecte automatiquement les métadonnées pour établir des lignes de base historiques, détecter les anomalies et créer des workflows afin de résoudre les problèmes de qualité des données.

      Découvrir Databand
      Services de conseil pour les données et les analyses

      Avec IBM Consulting, exploitez les données de votre entreprise et développez une organisation basée sur les informations pour tirer des avantages métier.

      Découvrir les services d’analytique
      Passez à l’étape suivante

      Organisez vos données avec les solutions de plateformes IBM DataOps pour en garantir la fiabilité et les préparer pour l’IA.

      1. Découvrir les solutions DataOps
      2. Découvrir les services d’analytique