Les GMM sont puissants, mais ils reposent sur des hypothèses gaussiennes. Afin que les GMM représentent bien les données, les clusters doivent être elliptiques et les densités entre les clusters doivent être régulières. Les clusters de forme non elliptique ou les données comportant des sections très denses et parcimonieuses peuvent ne pas être bien représentés par un GMM.
Lorsqu’ils sont utilisés pour le partitionnement, les GMM sont similaires au clustering k-means, mais présentent plusieurs différences importantes. Tout d’abord, contrairement au k-means, qui attribue chaque point à un cluster, les GMM fournissent des probabilités d’appartenance à chaque cluster. C’est ce qu’on appelle le « partitionnement doux » (ou « soft clustering »). Étant donné que les clusters peuvent être à la fois elliptiques et se chevaucher, les GMM sont souvent plus flexibles et permettent une plus grande incertitude dans les limites des clusters.
Pour les données binaires ou catégorielles, les GMM ne donnent pas de bons résultats, mais une approche similaire utilisant des distributions multinomiales ou de Bernoulli peut s’avérer plus adaptée. À l’inverse, ces types de modèles ne conviennent pas aux données composées de variables continues, pour lesquelles un GMM donne souvent de bons résultats.
Puisque les GMM tentent d’estimer les paramètres des distributions gaussiennes, certaines données seront mieux modélisées à l’aide d’une méthode non paramétrique telle que l’estimation de densité par noyau (KDE). Une KDE ne fait aucune hypothèse sur les distributions des clusters ou des sous-populations, mais estime plutôt la densité sur de petits noyaux locaux pour chaque point de données. Cette approche est utile lorsque vos données sont constituées de distributions complexes sans forme particulière.
Une extension du GMM est l’auto-encodeur variationnel (VAE), qui est un modèle génératif qui apprend des distributions latentes flexibles. Dans un VAE, l’objectif global est le même, mais un VAE n’utilise pas l’EM. Un VAE utilise un cadre probabiliste d’encodeur-décodeur pour apprendre des représentations latentes de la même manière qu’un GMM attribue des poids du mélange à chaque point de données. La principale différence est que l’EM nécessite que la probabilité a posteriori puisse être calculée, alors que ce n’est pas le cas dans un VAE, ce qui le rend beaucoup plus flexible. En contrepartie, un VAE est souvent plus complexe et plus long à entraîner.