L’équipe ACP a initialement envisagé d’adapter le Model Context Protocol (MCP), qui offre une bonne base pour les interactions modèle-contexte. Mais elle a rapidement rencontré des limitations architecturales qui le rendent inadapté à une vraie communication entre agents.
Pourquoi le MCP n’est pas adapté aux systèmes multi-agents :
Streaming : le MCP prend en charge un streaming basique (messages complets), mais pas le streaming de type delta, plus granulaire, où les mises à jour sont envoyées dès qu’elles surviennent. Les flux delta, (tokens et trajectoires, par exemple), sont des flux composés de mises à jour incrémentielles plutôt que de charges utiles de données complètes. Cette limitation vient du fait que, lorsque le MCP a été créé, il n’était pas destiné aux interactions de type agent.
Partage de mémoire : le MCP ne prend pas en charge l’exécution de plusieurs agents sur des serveurs avec conservation d’une mémoire partagée. L’ACP ne prend pas encore entièrement en charge cette fonction, mais elle est en cours de développement.
Structure des messages : le MCP accepte tous les schémas JSON, mais ne définit pas la structure du corps du message. Cette flexibilité nuit à l’interopérabilité, en particulier pour la création d’agents qui doivent interpréter divers formats de message.
Complexité du protocole : le MCP utilise JSON-RPC et nécessite des SDK et des environnements d’exécution spécifiques. En revanche, la conception REST de l’ACP avec prise en charge asynchrone/synchrone intégrée est plus légère et plus conviviale pour l’intégration.
Considérez le MCP comme un moyen de donner de meilleurs outils à une personne, comme une calculatrice ou un livre de référence, pour améliorer ses performances. En revanche, l’ACP permet de former des équipes, où chaque personne, ou agent, collabore et met ses capacités à profit dans l’application d’IA.
L’ACP et le MCP peuvent être complémentaires :