Les chatbots et agents IA sont liés, sans toutefois être identiques.
Les chatbots sont avant tout des interfaces de communication. Leur fonction principale est conversationnelle. Qu’ils soient basés sur des règles (suivant un arbre de décision) ou alimentés par l’IA (générant de réponses), leur objectif est d’interagir avec l’utilisateur, de collecter des informations et de fournir des réponses à partir d’une base de connaissances ou d’une base de données. Ils permettent de gérer d’importants volumes d'interactions de routine avec les clients.
Contrairement aux chatbots, les agents IA sont autonomes et peuvent effectuer des tâches plus complexes. Alors qu’un chatbot peut indiquer au client qu’un produit est en rupture de stock, un agent IA peut détecter que le stock est faible. Il peut alors contacter de manière autonome le fournisseur pour assurer le réapprovisionnement et ajuster la stratégie tarifaire en fonction des niveaux d’approvisionnement.
En résumé, alors que la majorité des chatbots ne fait qu’apporter la réponse à une question, les agents IA peuvent agir au-delà de la portée de la prompt initiale.
Cependant, la frontière entre les deux peut être floue. Ces dernières années, les chatbots ont évolué pour remplacer les arbres de décision rigides par de grands modèles de langage (LLM) similaires à la technologie derrière ChatGPT. Auparavant, si l’utilisateur saisissait une phrase que le bot ne reconnaissait pas, ce dernier renvoyait une erreur. Aujourd’hui, l’IA générative permet aux chatbots d’interpréter le contexte, de gérer les erreurs typographiques et de générer des réponses au-delà des templates prédéfinis, bien qu’ils soient toujours de nature prompt-réponse.
Par exemple, des outils comme IBM® watsonx Orchestrate permettent aux entreprises de créer des assistants conversationnels précis, évolutifs et ancrés dans les données métier. Ces assistants veillent à ce que l’IA respecte les directives strictes de la marque, tout en assurant l’automatisation.