L’interopérabilité est une approche basée sur des normes qui permet à différents systèmes informatiques d’échanger des données et de partager des fonctionnalités avec une intervention minimale de l’utilisateur final.
Les systèmes interopérables jouent un rôle de plus en plus important dans les domaines de la santé, du secteur public, du commerce et de la sécurité publique. L’interopérabilité permet à divers systèmes informatiques de ces secteurs de se connecter, de communiquer et de partager des données essentielles en toute efficacité.
Par exemple, l’interopérabilité permet aux professionnels de santé d’accéder et de mettre à jour les dossiers de santé électroniques (DSE), aux chaînes d’approvisionnement de suivre et de gérer les stocks et aux prestataires de services gouvernementaux de fournir des services sociaux aux citoyens.
Elle est rendue possible par l’utilisation de normes communes qui définissent le formatage et l’échange des données entre les systèmes. Les normes d’interopérabilité sont parfois imposées par la loi pour garantir la compatibilité des systèmes critiques, tels que ceux destinés à la santé ou à la sécurité publiques.
L’interopérabilité est capitale car elle optimise le partage des données entre des systèmes d’information distincts, ce qui contribue à éviter les silos de données. Elle offre une expérience utilisateur fluide lors de cet échange d’informations, permettant ainsi d’accéder facilement à des jeux de données déconnectés pour atteindre un objectif commun.
Ainsi, un clinicien peut consulter les résultats de laboratoire et les données historiques d’un patient pour établir un diagnostic. Un directeur commercial peut accéder aux transactions d’achat et à l’activité du site Web pour créer des offres personnalisées pour les clients.
L’interopérabilité présente de nombreux avantages pour les entreprises :
L’interopérabilité facilite l’accès aux données à partir de diverses sources. Les éléments de données peuvent être utilisés sans transformation ni formatage préalables. Cette fonctionnalité simplifie le partage d’informations, puisqu’elle permet aux utilisateurs d’accéder facilement aux données externes, et ce en temps réel.
L’interopérabilité accélère les workflows en supprimant les tâches fastidieuses telles que la saisie et le traitement manuels des données. Elle réduit également le risque d’erreurs en fournissant des données précises provenant directement de la source. Les utilisateurs ont plus de temps à consacrer à leur travail au lieu de préparer ou de corriger des données importées.
En éliminant les barrières entre les silos de données et en partageant les informations entre différents systèmes, l’interopérabilité améliore la communication et la collaboration. Plusieurs entreprises, agences ou services organisationnels peuvent partager une vue unifiée des mêmes jeux de données pour travailler ensemble plus efficacement.
L’accès facile à des données précises provenant de sources multiples offre une vision plus complète des écosystèmes de données. L’interopérabilité aide les parties prenantes à gagner en visibilité pour prendre de meilleures décisions, davantage fondées sur les données.
L’interopérabilité peut aider les organisations à développer leurs activités en tirant parti d’échanges de données efficaces. Au lieu de devoir créer de nouvelles sources de données pour chaque initiative commerciale, elles peuvent facilement accéder aux sources de données existantes pour alimenter des workloads en expansion.
L’interopérabilité réduit les coûts en éliminant la nécessité d’acheter et de maintenir des systèmes logiciels qui traitent, préparent et distribuent des données externes destinées à être exploitées dans des systèmes internes. Elle réduit également les dépenses de main-d’œuvre nécessaires pour saisir et préparer manuellement les données provenant de systèmes non interopérables.
Pour que l’interopérabilité fonctionne, les systèmes qui partagent des données doivent respecter un ensemble de normes communes. Celles-ci incluent généralement des formats de données, des protocoles d’échange de données et un vocabulaire commun pour décrire les éléments de données.
Ces normes sont convenues à l’avance par les organisations, les groupes d’utilisateurs, les gouvernements ou les secteurs d’activité à la recherche d’interopérabilité.
Les développeurs de logiciels créent ensuite des solutions et des applications conformes aux normes approuvées. En général, ils fournissent également une interface de programmation des applications (API) qui sert de passerelle pour connecter les systèmes.
Certaines normes d’interopérabilité sont relativement simples et imposent aux systèmes d’utiliser un format de données commun, tel que le langage XML (Extensible Markup Language) ou JSON (JavaScript Object Notation). D’autres sont plus complexes et définissent non seulement les formats, mais aussi les structures de métadonnées, les protocoles de transmission et d’autres exigences.
Voici quelques exemples de normes d’interopérabilité :
Les systèmes peuvent atteindre quatre niveaux d’interopérabilité :
Également appelé transport simple, ce niveau d’interopérabilité est le plus élémentaire. Les données sont transférées d’un système à un autre en toute sécurité, sans être interprétées ni transformées dans un format particulier. Les informations circulent librement entre les systèmes, mais une intervention manuelle peut être nécessaire pour traiter ou analyser les données.
À ce niveau, toutes les données échangées entre les systèmes sont standardisées dans un format particulier afin de pouvoir être interprétées et exploitées. Les formats standardisés impliquent généralement le tri des données dans des champs uniformisés afin que le système récepteur puisse détecter automatiquement ce que chaque champ représente.
Par exemple, les données saisies dans une base de données clients peuvent être classées dans des champs tels que « nom », « adresse » et « historique des achats ». Les applications métier qui accèdent à cette base de données peuvent interpréter le contenu en fonction de ces champs. En d’autres termes, les applications traitent les données du champ « nom » comme le nom d’un client, les données du champ « adresse » comme son adresse, et ainsi de suite.
Grâce à l’interopérabilité sémantique, les systèmes peuvent échanger des données et comprendre leur signification même si les données sont structurées différemment.
À ce niveau, les deux systèmes partagent un vocabulaire commun pour interpréter les données. Quelle que soit leur source ou leur format, les deux systèmes reconnaissent la signification des données car ils emploient une terminologie commune pour les décrire.
L’interopérabilité sémantique repose souvent sur les métadonnées. Lorsque des données sont transférées d’un système à un autre, elles sont accompagnées de métadonnées qui indiquent au système récepteur comment les interpréter en fonction d’un ensemble de terminologie partagée.
Par exemple, dans le domaine de la santé, les professionnels peuvent utiliser différents termes pour désigner la même affection. Pour s’assurer que les systèmes de santé sont alignés, les entreprises utilisent généralement une base de données terminologique qui attribue un code à chaque affection. Lorsque les données sont transférées d’un système à l’autre, ces codes indiquent aux systèmes destinataires comment interpréter chaque affection.
L’interopérabilité organisationnelle désigne le moment où les organisations harmonisent leurs politiques opérationnelles et de gouvernance des données afin que les informations puissent circuler librement et en toute sécurité entre elles.
Ce niveau va au-delà des normes techniques partagées pour inclure également des objectifs, des processus et des considérations juridiques communs. En raison de la nature complexe de ces normes communes, certains considèrent l’interopérabilité organisationnelle comme le plus haut niveau d’interopérabilité.
L’interopérabilité permet aux organismes de santé d’accéder facilement aux données vitales de santé telles que les résultats de laboratoire, les diagnostics, les médicaments prescrits et les registres de vaccination, et de les partager. Cet échange efficace d’informations de santé électroniques aide les professionnels de santé à améliorer les soins aux patients et les résultats.
Aux États-Unis, l’interopérabilité des informations de santé est obligatoire pour les organismes qui reçoivent des paiements pour les services Medicare ou Medicaid.
Les gouvernements utilisent l’interopérabilité pour aider les ministères et les agences à communiquer et à collaborer sur les priorités du service public.
On emploie les systèmes interopérables pour planifier les budgets, fournir des services tels que l’octroi de licence et l’enregistrement, permettre aux citoyens de s’inscrire aux programmes d’aides ou encore de déclarer leurs revenus. L’interopérabilité permet de réduire les coûts et frais liés à la fourniture de services publics.
L’interopérabilité est une capacité essentielle en cas d’urgence publique. Elle permet aux premiers intervenants de différentes juridictions qui emploient des systèmes différents de communiquer en temps réel pour coordonner les réponses et allouer les ressources. La police, les pompiers et les ambulanciers s’appuient souvent sur des systèmes interopérables.
Grâce à l’interopérabilité, de multiples plateformes, services, réseaux et appareils de télécommunication peuvent se connecter et communiquer entre eux. Ainsi, un téléphone fixe peut appeler un smartphone, un téléphone VoIP peut se connecter à un téléphone fixe et des SMS peuvent être envoyés par plusieurs fournisseurs de services.
Les forces militaires des pays alliés utilisent l’interopérabilité pour améliorer la communication, la prise de décision et l’adaptabilité stratégique. Les pays membres de l’OTAN, par exemple, ont recours à des systèmes de communication interopérables et à des tactiques, procédures et normes d’équipement communes lorsqu’ils s’entraînent et exécutent des missions.
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