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La richesse est dans la différence : Chieko, IBM Fellow et non-voyante

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A 14 ans, Chieko Asakawa perd la vue accidentellement. Elle devient alors dépendante des autres. Une situation insupportable pour cette adolescente sportive qui veut, par-dessus tout, vivre sa vie comme tout le monde. 

Depuis elle est devenue IBM Fellow, le stade le plus prestigieux en terme d’expertise technologique. Son but : Innover sans cesse pour permettre aux non-voyants de vivre de façon autonome. L’une de ses grandes innovations fût de rendre internet accessible aux déficients visuels via Home Page Reader, une voix synthétisée traduite en 11 langues. Elle travaille actuellement à des solutions d’assistance cognitive qui aideront les non voyants à appréhender de façon autonome le monde qui les entoure.

Aujourd’hui elle est aux avant-postes d’IBM dans les développements IA au service de l’inclusion des personnes déficientes visuelles. Elle a fait de sa différence un atout. Et chez IBM, son histoire a reçu un écho particulièrement positif. En effet, nous sommes convaincus que l’inclusion est un des fondamentaux favorisant la co-création, génératrice d’innovations. Son parcours démontre qu’une différence, aussi importante soit elle, ne doit pas empêcher l’individu d’exprimer ses talents et développer ses compétences au sein d’une organisation ou d’une entreprise.

Car finalement qu’est ce qui caractérise un handicap si ce n’est l’inégalité de moyens ; Et par conséquent, l’idée que des interventions destinées à lever les obstacles environnementaux et sociaux sont nécessaires.

C’est exactement ce que fait Chieko Asakawa en développant des solutions destinées à épauler les déficients visuels : Think summit Paris – Témoignage de Chieko Asakawa

 

La technologie au service de la différence

Chez IBM, l’inclusion des personnes handicapées est une démarche que nous avons initiée depuis longtemps. Mais ce n’est que le reflet d’un engagement beaucoup plus profond et beaucoup plus vaste. En appréhendant la différence au sens large, nous entendons bien développer des technologies universelles au service du plus grand nombre pour et par l’inclusion.

Étymologiquement, l’inclusion est le fait d’inclure une pluralité de profils dans des équipes. Chez IBM, nous y intégrons la notion de dynamique : l’inclusion est la dynamique par laquelle ces différences individuelles sont mises en mouvement dans l’entreprise pour tirer le meilleur parti de leurs richesses.

Et notre entreprise a massivement recours aux nouvelles technologies, telles que l’intelligence artificielle pour augmenter la mobilité, et l’accès à l’information.

L’inclusion ne peut donc se faire qu’à l’aide d’un accompagnement, d’une prise en compte des différences. Il est question de faciliter la vie des employés au sein de l’entreprise dans des activités souvent effectuées naturellement pour les personnes non handicapées. Ces activités constituent de lourdes barrières à une intégration réussie et représentent fréquemment un réel frein à libérer des potentiels.

L’IA peut, on l’a vu, être associée à de telles solutions. Les nombreux projets de Chieko Asakawa le prouvent. Elle planche actuellement sur une valise connectée permettant à une personne déficiente visuelle d’être guidée dans un aéroport jusqu’à sa porte d’embarquement. Les expérimentations ont lieu dans les aéroports de Tokyo et de Pittsburgh.

Plus globalement, l’IA constitue un réel champ d’investigation au sein d’IBM. Associée au machine learning (apprentissage automatique) et au deep learning (apprentissage profond), elle est la promesse de nouvelles applications et solutions destinées à lever les obstacles qui se dressent devant les personnes différentes.

L’entité d’IBM Systems à Montpellier a, elle, signé en juin dernier la charte Aspie Friendly. Elle vise à faciliter l’insertion professionnelle des personnes atteintes  d’autisme sans déficience intellectuelle. IBM entendant s’appuyer sur ces profils particuliers souvent décrits comme individus à « l’intelligence atypique » pour favoriser des approches innovantes.

Un cercle vertueux doit s’instaurer : IBM épaule les personnes différentes, telles que les personnes en situation de handicap, avec une démarche d’inclusion forte portée par les nouvelles technologies de sorte que ces derniers puissent exprimer tout leur potentiel et leurs capacités professionnelles au service de nouveaux usages chez les clients.

 

IA : comment minimiser les biais par l’inclusion

L’un des grands challenges qui conditionne le futur de l’IA et des solutions cognitives qui en résultent est la création de ces fameux biais, véritable tare dans ce domaine. D’autant plus qu’ils constituent un véritable cercle vicieux : Le monde n’est que diversité et nous ne sommes pas loin de la vérité en affirmant que bien souvent les équipes en charge des projets d’IA regroupent des profils similaires. Bien inconsciemment et involontairement, cela peut engendrer des biais.

Ces bais agissent alors à leur tour comme des éléments discriminants, avec des agents IA incapables de prendre en compte les différences et donc d’inspirer neutralité et confiance.

Nous sommes tous naturellement porteurs de biais et l’IA apprenant des êtres humains elle est à fortiori porteuse de biais. Favoriser la diversité et l’inclusion au sein des équipes est non seulement une chance pour l’entreprise mais par extension un facteur important de limitation de déviances des technologies cognitives.

Évidemment bien d’autres facteurs sont à l’origine des biais. Pour appréhender leur exhaustivité et les solutions pour les maitriser, je ne peux que vous recommander la lecture de « l’IA sera ce que tu en feras » par Jean-Philippe Desbiolles, Global Vice President AI, Cognitif & Data.

Il n’en demeure pas moins que le formatage, ou comment employer des personnes répondant à une certaine uniformité des profils n’est clairement pas la voie à suivre.

 

L’inclusion : une véritable culture d’entreprise

Au sein d’IBM, nous avons une démarche de sensibilisation du personnel qui est invité à s’informer, à appréhender la diversité sous toutes ses formes et aux bénéfices qu’apporte l’inclusion professionnelle. Cette ouverture d’esprit va ainsi poser les jalons d’une collaboration réussie.

De surcroît, IBM appréhende la différence des individus de manière très globale. Ce sont ces différences qui vont permettre au groupe de partager des points de vue pluriels, faisant ainsi germer des idées originales. Le handicap n’est, in fine, ni plus ni moins qu’une différence comme une autre. La boucle est bouclée : IBM souhaite prendre en compte toutes les différences. Et cela inclut également la diversité de genre, ethnique, d’orientation sexuelle, de religion, reflétant finalement la société au sens large du terme. C’est pourquoi, la diversité est portée par IBM au niveau mondial comme un objectif stratégique.

En ayant recours aux nouvelles technologies, avec en figure de proue l’IA, IBM entrevoit ainsi de nouvelles possibilités d’inclure parmi ses employés des personnes différentes. Le cercle est vertueux. A l’instar de Chieko, ces personnes peuvent, à leur tour, exprimer leurs compétences dans un groupe bercé par les technologies et contribuer à créer de nouveaux usages afin que les nouvelles technologies servent le plus grand nombre.

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