Les attaques par smishing sont similaires à d’autres types d’attaques par hameçonnage : les escrocs utilisent de faux messages et des liens malveillants pour piéger les gens et leur faire compromettre leurs téléphones portables, leurs comptes bancaires ou leurs données personnelles. La différence principale, c’est le support utilisé. Dans les attaques par smishing, les escrocs utilisent des applications de SMS ou de messagerie pour mener leurs cybercrimes plutôt que des e-mails ou des appels téléphoniques.
Les escrocs privilégient le smishing par rapport à d’autres types d’attaques par hameçonnage pour diverses raisons. Les recherches montrent que les gens sont plus susceptibles de cliquer sur des liens dans les SMS. Klaviyo signale que les taux de clics dans les SMS se maintiennent entre 8,9 et 14,5 %.2 En comparaison, selon Constant Contact, les e-mails ont un taux de clics moyen de 2 %.3
En outre, les escrocs parviennent de plus en plus facilement à masquer l’origine des messages de smishing grâce à des tactiques comme l’usurpation de numéros de téléphone avec des téléphones à usage unique ou l’utilisation d’un logiciel pour envoyer des SMS par e-mail.
Il est également plus difficile de repérer les liens dangereux sur les téléphones portables. Sur un ordinateur, les utilisateurs peuvent passer la souris sur un lien pour voir où il mène. Sur les smartphones, ils n’ont pas cette possibilité. Les gens sont également habitués à ce que les banques et les marques les contactent par SMS et à recevoir des URL raccourcies dans leurs SMS.
En 2020, la Federal Communications Commission (FCC) a imposé aux entreprises de télécommunications d’adopter le protocole STIR/SHAKEN, qui authentifie les appels téléphoniques et qui, sur certains téléphones, affiche la mention « escroquerie potentielle » ou « spam potentiel » en cas d’appel provenant d’un numéro suspect.
Bien que cette règle ait rendu les appels frauduleux plus faciles à repérer, elle n’a pas eu le même effet sur les SMS, ce qui a conduit de nombreux escrocs à se concentrer sur les attaques par smishing.