Qu’est-ce que le reporting ESG ?

Papiers verts, arbres et lignes

Auteurs

Tom Krantz

Staff Writer

IBM Think

Alexandra Jonker

Staff Editor

IBM Think

Qu’est-ce que le reporting ESG ?

Le reporting ESG consiste à publier les informations relatives aux opérations des entreprises liées aux domaines environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

L’objectif du reporting ESG est d’utiliser des données pour mesurer comment les initiatives ESG d’une entreprise se situent par rapport aux cadres de références et objectifs du secteur. Il fournit également aux parties prenantes des informations précieuses pour éclairer la prise de décision, en mettant en évidence les opportunités et les risques potentiels susceptibles d’influer sur l’évaluation d’une entreprise.

L’une des principales différences entre les critères ESG et des sujets comme le développement durable ou la responsabilité sociale des entreprises (RSE) est la notion de motivation par rapport aux résultats. La durabilité et la RSE sont le modèle de gestion ou la méthodologie qui motive une entreprise et ses employés à agir dans le meilleur intérêt de la société civile. Le reporting ESG, quant à lui, est le résultat de ces initiatives et fournit aux parties prenantes les données ESG nécessaires pour éclairer la prise de décision.

Qu’est-ce que l’ESG ?

Comme indiqué, les trois principales composantes de l’ESG sont les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.

Données environnementales

Indiquent si l’entreprise agit en tant que protectrice de l’environnement et couvre des questions de développement durable telles que les émissions de gaz à effet de serre (GES), la perte de biodiversité, les émissions de carbone et la pollution.

Données sociales

Désignent l’impact de l’organisation sur les personnes, la culture et les communautés, et explorent des domaines tels que la diversité, l’inclusivité, les droits humain et les chaînes d’approvisionnement, entre autres.

Gouvernance

Fait référence à la manière dont l’organisation est dirigée et contrôlée et comprend des sujets tels que la rémunération des dirigeants, les pratiques de gestion des conseils d’administration, les données, la sécurité et la fraude.

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Pourquoi le reporting ESG est important

Sur les marchés financiers d’aujourd’hui, les entreprises font l’objet d’un examen minutieux de la part des parties prenantes. La réputation d’une entreprise peut avoir un impact direct sur ses résultats. La communauté des investisseurs, en particulier, exige des indicateurs ESG pour garantir que les entreprises concernées représentent des investissements judicieux et correspondent également à leurs valeurs (changement climatique, RSE, etc.).

Une stratégie ESG complète garantit qu’une entreprise fonctionne conformément aux réglementations ESG, en identifiant les opportunités et les risques potentiels et en agissant dans le meilleur intérêt de ses parties prenantes. Grâce au reporting ESG, les entreprises peuvent montrer comment elles atteignent les jalons et les objectifs définis dans leur stratégie ESG tout en tenant les parties prenantes informées de l’importance relative et de l’impact de la stratégie.

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Importance relative et impact en matière d’ESG

L’importance relative se rapporte aux questions ESG sur lesquelles les organisations se concentrent au regard de leur pertinence et de leur impact mesurable sur leur activité. Pour déterminer l’importance relative, les organisations peuvent identifier les risques ESG potentiels et leurs conséquences. À partir de là, elles peuvent utiliser une approche de « matrice des risques » pour prévoir les domaines à privilégier en fonction de leur profil de risque et de la gravité potentielle.

L’autre aspect de l’importance relative est l’impact et l’influence. Les organisations qui évaluent leur approche de reporting ESG ont intérêt à déterminer les facteurs ESG sur lesquels elles peuvent avoir l’influence la plus directe et la plus rapide. À l’aide d’une matrice de priorisation des actions ou d’effort/impact, les organisations peuvent rapidement identifier leur impact environnemental et déterminer où concentrer leurs efforts de développement durable. Ces informations permettent ensuite de déterminer le cadre de génération de rapports ESG le mieux adapté pour les aider à atteindre leurs objectifs.

Les organisations peuvent également envisager la double importance relative, qui se situe au croisement de l’importance relative et de l’impact. La double importance relative consiste à considérer ces questions selon deux perspectives : l’importance relative du point de vue financier, et l’importance relative du point de vue du marché, de l’environnement et des personnes. La double importance relative reconnaît qu’une organisation est responsable de la gestion de ses propres risques financiers sur le plan interne. Dans le même temps, les organisations sont censées examiner l’impact qui découle de leurs décisions et de leurs opérations sur les personnes et l’environnement. En appliquant le concept de double importance relative, les organisations peuvent identifier l’impact du point de vue du reporting financier et non financier pour finalement élaborer une stratégie ESG plus holistique.

Avantages du reporting ESG

Au-delà du processus de reporting, le suivi des indicateurs ESG est utile pour plusieurs raisons :

Conformité réglementaire

Partout dans le monde, chaque région possède son propre ensemble d’exigences de communication ESG. En Europe, par exemple, le reporting ESG est une obligation instaurée par plusieurs organismes de réglementation, tandis qu’aux États-Unis, la Securities and Exchange Commission (SEC) exige uniquement que les entreprises communiquent des informations susceptibles d’être importantes pour les investisseurs. Il est essentiel de bien comprendre les nuances du reporting ESG lorsqu’il s’agit de décider quel cadre de génération de rapports ESG convient le mieux à l’organisation.

Gestion des risques et suivi des objectifs

Un rapport ESG complet ne se limite pas à permettre aux parties prenantes d’examiner les performances d’une entreprise au regard des initiatives ESG. Il peut également aider à prévoir les risques ESG potentiels. Disposer d’un système qui assure le suivi des indicateurs ESG par des rapports annuels peut s’avérer inestimable, d’autant plus que de nombreuses initiatives de développement durable et de gouvernance d’entreprise sont menées sur plusieurs années.

Transparence et visibilité

On attend des organisations d'aujourd'hui qu'elles offrent une plus grande visibilité et transparence sur les opérations métier afin que les parties prenantes puissent peser les risques et les avantages de l'investissement. En suivant les indicateurs ESG, les entreprises peuvent satisfaire la demande des parties prenantes et améliorer leurs perspectives, ce qui peut conduire à des scores ESG plus élevés.

Qui détermine les scores ESG ?

Un score ESG permet de suivre les performances ESG d’une entreprise afin que les investisseurs, les parties prenantes et les organismes de réglementation puissent avoir une meilleure visibilité sur ses opérations. Les entreprises qui publient des rapports ESG plus étoffés obtiennent généralement un meilleur score que celles qui ne suivent pas ou ne présentent pas leurs performances ESG.

Aux États-Unis, la SEC est chargée d’éliminer toute pratique répréhensible liée aux critères ESG, telle que l’écoblanchiment ou la fraude. Cependant, l’impact potentiel des risques ESG est mesuré par des organisations tierces comme Bloomberg, S&P Dow Jones Indices et d’autres pour déterminer la valeur économique d’une organisation. Cette notation, ou score ESG, utilisée conjointement avec d’autres données économiques, permet de déterminer s’il est judicieux d’investir dans une organisation donnée.

En Europe, les réglementations relatives à l’investissement durable s’appliquent à tous les marchés financiers. À ce titre, plutôt que d’y être invitées, les organisations sont tenues de communiquer leurs indicateurs ESG. Cependant, une nouvelle proposition soumise à la Commission européenne vise à renforcer le reporting ESG en créant de nouvelles directives pour les agences de notation ESG qui utilisent des cadres de reporting ESG déjà établis.1

Que sont les cadres de génération de rapports ESG ?

Les cadres de reporting ESG fournissent des instructions sur les thèmes ESG que les organisations doivent viser, ainsi que sur la manière de structurer et de préparer les informations à communiquer. Les entreprises disposent pour cela de plusieurs options. Quel que soit le cadre choisi, les bonnes pratiques de reporting ESG reposent sur la précision, l’automatisation et l’auditabilité. Les organisations qui adoptent ces pratiques par le biais d’une solution de reporting ESG spécialisée sont mieux préparées à l’évolution rapide du contexte ESG.

Le choix du cadre ESG approprié dépend des objectifs métier de l’organisation, de son emplacement géographique et du secteur, entre autres facteurs. Cependant, il est conseillé d’utiliser une méthode qui s’appuie sur des cadres d’exigences et des normes établis. Bien qu’il existe plusieurs voies à explorer, ces cadres d’exigences peuvent être classés en trois groupes en fonction de leur champ d’action : de référence, volontaires et réglementaires.

Cadres de référence

Dans le domaine du reporting ESG de référence, les cadres d’exigences nécessitent une réponse à chaque question et comportent généralement un élément de notation. Les cadres les plus importants sont les suivants :

Le CDP est un cadre d’exigences qui permet aux entreprises de fournir des informations environnementales à leurs parties prenantes en termes de gouvernance et de règles environnementales, de gestion des risques et des opportunités, d’objectifs environnementaux, ainsi que d’analyse de la stratégie et des scénarios.

Le GRESB est un outil international utilisé principalement par les investisseurs pour déterminer la durabilité des portefeuilles immobiliers et des actifs dans le monde entier.

Cadres volontaires

Les cadres de génération de rapports ESG volontaires permettent aux organisations de sélectionner les thèmes sur lesquels elles souhaitent communiquer. La notation n’est généralement pas incluse dans ces cadres, notamment ceux-ci :

La GRI est un cadre d’orientation applicable à l’échelle mondiale qui fournit des normes détaillant les approches en matière d’importance relative, de rapports de gestion et de communication pour un éventail complet de questions ESG. Aujourd’hui, les normes GRI fournissent une feuille de route aux entreprises qui souhaitent créer leurs propres rapports de durabilité.

La TCFD a été spécialement conçue pour traiter des risques climatiques pour les entreprises. Ce cadre aide les organisations du monde entier à définir l’impact probable de leurs performances ESG sur les performances financières futures et la création de valeur.

Cadres réglementaires

Les cadres de génération de rapports ESG réglementaires peuvent s’apparenter aux cadres de référence dans la mesure où toutes les réponses sont obligatoires, mais pas toujours notées. Ces cadres et exigences de reporting sont également requis par les organismes gouvernementaux et comprennent ces exemples notables :

La directive CSRD de l’Union européenne prescrit aux organisations des règles concernant la publication de leurs déclarations de durabilité sur plusieurs sujets relatifs aux questions environnementales et sociales. Les entreprises soumises à la CSRD doivent effectuer leurs déclarations conformément aux normes d’information européennes en matière de durabilité (ESRS).

Le Règlement sur la publication d'informations en matière de durabilité dans les services financiers (SFDR) vise à normaliser le reporting des indicateurs ESG pour les produits financiers et les entités au sein de l’UE. Ce règlement oblige les organisations à publier un document intitulé « Principal Adverse Impact » (principales incidences négatives) qui détaille leurs informations. Le SFDR agit de concert avec la taxonomie de l’UE et le CSRD pour former la base du programme de finance durable de l’UE.

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