Le cloud hybride combine et unifie le cloud public, le cloud privé et l’infrastructure sur site pour créer une infrastructure informatique unique et flexible qui optimise les coûts.
L’un des principaux avantages du cloud hybride est son agilité. Les entreprises peuvent ainsi s’adapter aux changements et saisir les opportunités de croissance en provisionnant rapidement des ressources informatiques. De plus, l’intégration du cloud hybride leur permet de tirer parti des dernières avancées technologiques, notamment l’intelligence artificielle (IA), l’IdO et l’edge computing, afin d’obtenir un avantage concurrentiel.
Selon une enquête du groupe IMARC, le marché mondial du cloud hybride a atteint 125 milliards de dollars en 2023 et devrait passer à 558,6 milliards de dollars à l’horizon 20321. L’accélération de la transformation numérique et l’adoption généralisée des services cloud stimulent cette croissance, offrant aux entreprises évolutivité, réduction des coûts et flexibilité opérationnelle.
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L’infrastructure de cloud hybride varie en fonction des objectifs de chaque entreprise, mais toutes partagent un mélange d’environnements informatiques, notamment :
Il s’agit d’un environnement informatique traditionnel dans lequel une entreprise exploite et gère son propre matériel, ses propres logiciels, son propre stockage de données et d’autres ressources informatiques dans ses propres locaux. On peut citer comme exemples les immeubles de bureaux ou les centres de données sur site.
Un cloud privé est un environnement de cloud computing dans lequel toutes les ressources sont isolées et exploitées exclusivement pour un seul client.Il combine les nombreux avantages du cloud computing avec la sécurité et le contrôle d’une infrastructure informatique sur site.
Les entreprises des secteurs soumis à une conformité réglementaire stricte et traitant des données sensibles (par exemple les banques, les établissements de santé et les administrations publiques) ont généralement besoin d’un environnement de cloud privé.
Un cloud public est un environnement de cloud computing hébergé par un fournisseur de services cloud (CSP) tiers, tel qu’Amazon Web Services (AWS), Microsoft Azure, IBM Cloud ou Google Cloud.
Ces CSP hébergent des ressources informatiques de cloud public telles que des machines virtuelles (VM) afin de compléter les infrastructures et les plateformes de développement d’entreprise sur l’Internet public, selon un modèle de tarification à l’utilisation.
Il existe quatre grands types de services de cloud public qui offrent différents niveaux d’assistance et de service :
Pour en savoir plus sur la différence entre ces offres de services de cloud public, consultez l’article « IaaS, PaaS et SaaS : quelle est la différence ? ».
Outre une combinaison de configurations sur site, de cloud privé et de cloud public, l’architecture de cloud hybride s’appuie sur les composants suivants :
Les déploiements de cloud hybride nécessitent des capacités réseau robustes, notamment un réseau étendu (WAN), un réseau virtuel privé (VPN) et des interfaces de programmation d’application (API).
L’architecture de cloud hybride s’appuie sur la technologie de virtualisation, qui permet de diviser des composants d’un seul ordinateur (tels que les processeurs, la mémoire et le stockage) en plusieurs machines virtuelles. La virtualisation améliore l’utilisation des ressources et la flexibilité en permettant aux utilisateurs d’exécuter plusieurs applications et systèmes d’exploitation sur le même matériel physique.
La conteneurisation est le processus qui consiste à empaqueter le code logiciel avec uniquement les bibliothèques et les dépendances du système d’exploitation (OS) indispensables à son exécution. Cette méthode permet de créer un exécutable léger unique, appelé conteneur, qui fonctionne de manière cohérente sur n’importe quelle infrastructure.
Le cloud computing hybride moderne implique une plateforme unifiée pour la découverte, l’exploitation et la gestion des données et des ressources sur site, dans un cloud privé et dans un cloud public.
Regardez la vidéo « Le cloud hybride expliqué », qui révèle comment les entreprises peuvent adapter un environnement de cloud hybride à leurs besoins.
Au départ, l’architecture de cloud hybride était conçue pour convertir certaines parties du centre de données sur site d’une entreprise en infrastructure de cloud privé, rationalisant ainsi l’allocation des ressources et l’évolutivité. Elle visait également à connecter cette infrastructure à des environnements de cloud public hébergés hors site par un fournisseur. Les entreprises y parvenaient à l’aide d’une solution de cloud hybride préconfigurée, telle que Red Hat Open Stack.
D’autres méthodes consistaient à utiliser du middleware d’entreprise sophistiqué pour intégrer les ressources cloud dans différents environnements. En outre, des outils de gestion unifiés ont été utilisés pour surveiller, allouer et gérer ces ressources à partir d’une console centrale ou d’un « panneau de contrôle unique ».
Aujourd’hui, l’architecture hybride se concentre moins sur la connectivité physique que sur la prise en charge de la portabilité des workloads dans tous les environnements cloud. Elle se concentre également sur l’automatisation du déploiement de ces workloads dans l’environnement cloud le mieux adapté aux besoins de l’entreprise. Plusieurs tendances ont favorisé ce changement.
Tout d’abord, les entreprises créent de nouvelles applications et modernisent les applications existantes pour tirer parti des technologies cloud natives. Ces technologies permettent un développement, un déploiement, une gestion et des performances cohérents et fiables dans les environnements cloud et entre les fournisseurs de cloud.
Pour être plus précis, elles créent ou transforment les applications afin que ces dernières utilisent une architecture de microservices, qui décompose les applications en composants plus petits, à couplage flexible et réutilisables, axés sur des fonctions métier spécifiques. Elles déploient ensuite ces applications dans des conteneurs, qui sont devenus les unités de calcul de facto des applications cloud natives modernes.
À un niveau plus général, les clouds publics et privés ne sont plus des « emplacements » physiques à connecter. Par exemple, de nombreux fournisseurs de cloud proposent désormais des services de cloud public qui s’exécutent dans les centres de données sur site de leurs clients. Les clouds privés, autrefois exécutés exclusivement sur site, sont désormais souvent hébergés dans des centres de données hors site, sur des réseaux privés virtuels (VPN) ou des clouds privés virtuels (VPC). Ils sont parfois hébergés sur une infrastructure dédiée louée auprès de fournisseurs tiers.
De plus, la virtualisation de l’infrastructure, également appelée infrastructure en code, permet aux développeurs de créer ces environnements à la demande à l’aide de ressources de calcul ou de ressources cloud situées derrière ou au-delà du pare-feu. Cette technologie a pris une importance croissante depuis l’essor fulgurant de l’edge computing, qui améliore les performances globales des applications en rapprochant les workloads et les données des appareils IdO ou des serveurs périphériques locaux.
Aujourd’hui, la majorité des grandes entreprises fonctionnent dans un environnement multicloud hybride. Le multicloud est une solution qui combine des services de cloud public provenant de plusieurs fournisseurs et qui est portable à travers différentes infrastructures cloud. Cette approche offre plus de flexibilité et réduit la dépendance à un seul fournisseur, évitant ainsi l’enfermement propriétaire.
Les écosystèmes multicloud hybrides unifiés comprennent les composants clés suivants :
Le développement cloud natif permet aux développeurs de transformer des applications monolithiques en unités de fonctions métier pouvant être exécutées n’importe où et réutilisées au sein de diverses applications.
Un système d’exploitation standard permet aux développeurs de créer n’importe quelle dépendance matérielle dans n’importe quel conteneur. L’orchestration et l’automatisation de Kubernetes permettent aux développeurs de contrôler, une fois pour toutes de manière granulaire, la configuration et le déploiement des conteneurs (les fonctionnalités de sécurité pour la surveillance en temps réel, l’équilibrage de charge, l’évolutivité, etc.) dans plusieurs environnements cloud.
Selon un rapport de l’IBM Institute for Business Value (IBV), la valeur dérivée d’une technologie de plateforme multicloud hybride et d’un modèle d’exploitation à l’échelle est deux fois et demie supérieure à celle d’une approche avec un fournisseur de plateforme cloud unique.
Les entreprises tirent des avantages considérables d’une telle plateforme, notamment :
Une plateforme de cloud hybride unifiée contribue à étendre l’adoption des méthodologies agile et DevOps, et permet aux équipes de développement de développer et de déployer leurs applications une fois pour toutes sur tous les cloud.
Grâce à un contrôle plus granulaire des ressources, les équipes chargées du développement et des opérations informatiques peuvent optimiser leurs dépenses dans les services de cloud public, les clouds privés et les fournisseurs de cloud. Le cloud hybride aide également les entreprises à moderniser leurs applications plus rapidement et à connecter les services cloud aux données sur une infrastructure cloud ou sur site, de manière à offrir une nouvelle valeur ajoutée.
Une plateforme unifiée permet aux entreprises de s’appuyer sur les meilleures technologies en matière de sécurité du cloud et de conformité aux réglementations et de les implémenter dans tous les environnements de manière cohérente.
Cela inclut des cycles de développement de produits plus courts, des délais d’innovation et de commercialisation accélérés, une réponse plus rapide aux commentaires des clients, une livraison plus rapide des applications au plus près du client (par exemple commerce électronique de périphérie).
La mise en place du bon modèle de cloud hybride est complexe et nécessite une stratégie de gestion du cloud hybride. Bien que chaque stratégie de gestion du cloud hybride soit différente, car elle dépend d’objectifs différents, les entreprises doivent suivre plusieurs étapes fondamentales.
L’IA générative est une technologie transformatrice qui permet d’accélérer la transition numérique. Les entreprises tirent déjà parti de l’IA générative pour améliorer les assistants virtuels afin d’offrir une meilleure expérience client, d’automatiser les processus de routine pour accélérer les workflows, etc.
Les écosystèmes de cloud hybride modernes prennent en charge les workloads d’IA générative, qui nécessitent de traiter d’énormes volumes de données et une puissance de calcul considérable.
Selon une enquête d’IBM IBV menée par Harris Poll, 68 % des utilisateurs du cloud hybride ont déjà mis en place des politiques formelles à l’échelle de l’entreprise pour orienter leur approche en matière d’IA générative.
Le cloud hybride offre aux entreprises de nombreux cas d’utilisation, notamment :
Réservez les ressources de cloud privé derrière le pare-feu pour les données sensibles et les workloads hautement réglementés. Utilisez des ressources de cloud public plus économiques pour les workloads et les données moins sensibles.
Utilisez les ressources de calcul et de stockage du cloud public pour les faire augmenter rapidement, automatiquement et à moindre coût en réponse aux pics de trafic imprévus, sans impact sur les workloads de cloud privé (c’est ce qu’on appelle le « cloudbursting »).
Adoptez ou passez aux dernières avancées en matière d’IA ou de SaaS, et intégrez même ces solutions dans des applications existantes, sans provisionner de nouvelle infrastructure sur site.
Utilisez des services de cloud public pour améliorer l’expérience utilisateur dans les applications existantes ou pour les étendre à de nouveaux appareils.
Employez des stratégies de migration vers le cloud, dont la migration VMware. « Transférez et migrez » les workloads sur site existants vers une infrastructure de cloud public virtualisée, afin de réduire l’empreinte du centre de données sur site et de le faire évoluer en fonction des besoins, sans investissement supplémentaire en équipements.
Exécutez les workloads avec une capacité prévisible sur un cloud privé et migrez les plus variables vers le cloud public. Utilisez l’infrastructure de cloud public pour faire « tourner » rapidement les ressources de développement et de test en fonction des besoins.
Utilisez un modèle de cloud computing hybride pour la sauvegarde et la reprise après sinistre (BDR). La BDR consiste à faire des copies des fichiers et à les stocker dans un ou plusieurs emplacements distants, puis à utiliser ces copies en cas de perte ou de corruption des données.
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