La modification du cadre juridique de la confidentialité des données que propose le gouvernement offre une plus grande certitude aux Canadiens

By and Claude Guay | 6 minute read | 6 janvier 2021

IBM continue d’être l’un des chefs de file dans le domaine de la protection des renseignements personnels

En novembre, le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie du Canada, Navdeep Bains, a présenté la Loi de 2020 sur la mise en œuvre de la Charte du numérique, un projet de loi visant à donner aux Canadiens un plus grand contrôle sur leurs renseignements personnels et à améliorer la confidentialité des données.

S’il est adopté, le nouveau projet de loi (dénommé « projet de loi C-11 ») modifierait les mesures de protection de la vie privée au Canada, en les alignant sur d’autres approches mises en œuvre dans le monde, telles que le RGPD dans l’Union européenne. Ce projet de loi permettrait également au commissaire à la protection de la vie privée du Canada d’obliger les entreprises à se conformer aux règles de protection des données et, si nécessaire, d’ordonner aux contrevenants de cesser la collecte de renseignements personnels.

Le projet de loi C-11 est la dernière mesure prise par le gouvernement fédéral pour légiférer sur les composantes de la Charte du numérique, qui a été publiée l’année dernière. Alors que les économies du monde entier deviennent de plus en plus interconnectées, cette loi arrive à point nommé. La COVID-19 a accéléré l’expansion de notre empreinte numérique, rendant la protection des données encore plus essentielle.  La réglementation de ces mesures de protection pour s’assurer que les entreprises prennent les dispositions adéquates nécessite une réglementation précise qui place les personnes au cœur du processus de prise de décision.

Dans une lettre adressée au Congrès américain plus tôt cette année, notre PDG Arvind Krishna a déclaré que notre entreprise avait abandonné ses propres produits IBM de reconnaissance faciale et d’analyse à usage général.  Il a également souligné ce qui suit :

« IBM s’oppose fermement à l’utilisation de toute technologie, y compris les technologies de reconnaissance faciale offertes par d’autres fournisseurs, à des fins de surveillance de masse, de profilage racial, de violation des libertés et des droits humains fondamentaux, ou à toute autre fin qui n’est pas conforme à nos valeurs et à nos Principes de confiance et de transparence ».

Les Canadiens ont toujours attaché une grande importance à la confidentialité et la sécurité de leurs données et de leurs renseignements personnels. Chez IBM, nous restons fidèles à notre engagement en matière de gestion responsable des données et soutenons ouvertement les décideurs, l’industrie et les autres parties prenantes dans leurs efforts en la matière. Nous pensons que les organisations qui collectent, stockent, gèrent ou traitent des données ont l’obligation d’en assumer la responsabilité. Cela signifie une chose : vos données personnelles doivent rester personnelles.

Depuis plus d’un siècle, IBM a gagné la confiance de ses clients en gérant de manière responsable leurs données les plus précieuses, et nous gagnons la confiance de la société en introduisant des technologies performantes comme l’IA dans le monde réel de manière responsable et avec un objectif clair. Après des décennies de travail avec des clients dans certains des secteurs les plus réglementés d’Amérique du Nord, je sais par expérience que la confiance et la transparence guident chaque interaction numérique.

Nous prenons cette confiance très au sérieux et la gagnons chaque jour en suivant ces principes et pratiques responsables.

  • Propriété et confidentialité des données

Nous pensons que les données de nos clients leur appartiennent et que les politiques gouvernementales en matière de données devraient tenir compte de ce fait et en faire une priorité. Bien qu’il n’y ait pas d’approche réglementaire unique en matière de confidentialité, IBM se conforme aux lois sur la confidentialité des données dans tous les pays, et nous soutenons la coopération mondiale pour renforcer les mesures de protection de la confidentialité.

  • Flux de données et accès aux données

La pandémie de COVID-19 a accéléré la numérisation de l’économie mondiale et les flux de données transfrontaliers sont plus essentiels que jamais. Le meilleur moyen de garantir la libre circulation continue des données est de prévoir de solides dispositions commerciales numériques codifiées dans le cadre d’accords commerciaux.

  • Sécurité des données et confiance dans les données

Les partenariats public-privé et le partage volontaire et en temps réel de renseignements exploitables sur les cybermenaces entre les gouvernements, les entreprises et les universités devraient être obligatoires pour prévenir et atténuer les cyberattaques de façon collaborative.

  • IA et données

L’intelligence artificielle ne peut remplacer la prise de décision humaine, le discernement, l’intuition ou les choix éthiques. Et si nous ne pouvons pas expliquer pourquoi l’IA prend certaines décisions, la confiance s’érode. Toutes les entreprises doivent maintenir la transparence des recommandations de leur algorithme grâce à l’utilisation de l’IA explicable. L’explicabilité nécessite une visibilité sur la façon dont un modèle d’IA a été conçu, la personne qui en est propriétaire et la personne qui l’a validé. Quelles mesures ont été relevées? Le modèle suit-il les politiques? Ces politiques sont-elles respectées à mesure que de nouvelles données sont reçues?

  • Compétences en matière de données et emplois de demain

Les Canadiens sont prêts pour des changements axés sur les données qui stimulent la productivité, la croissance économique et la création d’emplois. IBM s’appuie sur ses programmes éducatifs établis de longue date, allant de la collaboration avec les décideurs à la modernisation des systèmes éducatifs, grâce à des programmes tels que P-TECH pour mettre l’accent sur les compétences recherchées et préparer les travailleurs à des emplois qui ne nécessitent pas de diplôme classique. L’un des éléments clés de ce travail est de comprendre le rôle essentiel de la sécurité et de la confidentialité dans notre économie numérique.

Et ensuite?

La confiance, qu’elle soit numérique ou autre, nécessite fiabilité, crédibilité, transparence, sécurité et, surtout, intégrité. IBM Canada soutient l’intention du projet de loi C-11 et a hâte de travailler avec le gouvernement et l’industrie pour s’assurer que le produit final maintient un équilibre entre la nécessité de renforcer la confiance, l’innovation et la puissance qui accompagne l’exploitation de la nouvelle ressource naturelle de notre époque : les données.

Les entreprises doivent démontrer qu’elles peuvent agir dans l’intérêt supérieur de la société, sans pour autant sacrifier l’innovation. C’est ce qu’ont fait des générations entières d’employés d’IBM : ils ont gagné la confiance des clients et des personnes grâce à une gestion responsable des données qui résout certains des plus grands problèmes du monde. En tant que chef de file du secteur, IBM se félicite de l’engagement du gouvernement. Nous continuerons de démontrer notre engagement à préserver la propriété des données personnelles et nous encourageons d’autres organisations à faire de même.

Claude Guay
Président et directeur général, IBM Canada

Twitter: https://twitter.com/ClaudeGuay
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