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Icônes de progrès
 

Brevets et Innovations

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IBM est la première entreprise en terme de nombre de brevets déposés (5 896 en 2010) et ceci pour la 18 ème fois consécutive. IBM France en est le 8 ème contributeur mondial. Pour le seul site de la Gaude ce sont 640 brevets déposés depuis 1992. Ce centre reste depuis 1960 le pionnier dans les recherches appliquées du monde des télécommunications et de l’informatique.

Il a, entre autre, contribué, en 1985, au codage de la voix pour le téléphone mobile GSM, innovation qui concerne plus de 3 milliards d’abonnés au réseau.


La machine Watson est la dernière innovation technologique issue des laboratoires IBM qui confirme sa stratégie d’investissement dans la R&D avec une moyenne annuelle de 6 milliards d’euros lors de ces dix dernières années.

Le 26 janvier 1939, James W. Bryce, l’ingénieur en chef d’IBM, a dicté un courrier de deux pages destiné à Thomas J. Watson Sr., président de la compagnie. Cette lettre faisait le point sur les recherches et les brevets en cours dont il s’était occupé. Aujourd’hui, ce remarquable document témoigne du leadership d’IBM dans le développement et la protection de la propriété intellectuelle.

J. W. Bryce a été l’un des inventeurs les plus prolifiques de l’histoire des États-Unis – il comptait plus de 500 brevets américains et étrangers à son actif à la fin de sa carrière. Dans sa lettre à Th. J. Watson, il décrivait six projets dont chacun aurait pu être considéré comme la réalisation d’une vie pour une personne « normale ». Il y avait notamment une étude sur l’enregistrement magnétique des données, une autre sur la possibilité d’employer les rayons lumineux pour effectuer des calculs et un projet avec l’université d’Harvard portant sur ce qui allait être l’un des premiers ordinateurs numériques, un autre peut-être encore plus décisif. « Nous avons mené une étude sur le développement de machines à calculer qui n’utilisent pas les habituelles roues, mais des effets électroniques, avec des tubes similaires à ceux qui servent à fabriquer les postes de radio », écrit J. W. Bryce.

L’étude a été couronnée de succès. Le 15 janvier 1940, Arthur H. Dickinson – principal associé de J. W. Bryce et lui-même grand inventeur – présenta une demande de brevet portant sur « certaines améliorations des appareils de comptabilité ». En fait, ce brevet a marqué un tournant dans l’histoire de l’informatique. A. H. Dickinson, sous la supervision de J. W. Bryce, avait inventé une méthode permettant de réaliser des opérations d’addition et de soustraction avec des tubes à vide – l’un des éléments de base des ordinateurs 100 % électroniques qui firent leur apparition dans les années quarante et allaient révolutionner le monde des affaires dans les années cinquante.

Cette approche – recourir à l’innovation pour développer la propriété intellectuelle – est une constante de l’histoire d’IBM. De fait, la propriété intellectuelle a toujours revêtu une importance stratégique dans la compagnie – avant même qu’elle adopte le nom d’IBM.

Herman Hollerith, l’inventeur de la tabulatrice utilisée lors du recensement de la population des États-Unis, a brièvement travaillé comme examinateur adjoint à l’office américain des brevets, en 1883-84, avant de devenir inventeur à plein temps. C’est peu après avoir quitté l’administration qu’il a présenté son premier brevet, pour un système de calcul électrique qui allait constituer le point de départ de sa société Tabulating Machine Co., précurseur d’IBM. En recrutant l’ingénieur-consultant J. W. Bryce, en 1917, Th. J. Watson montra toute l’importance qu’il accordait à l’invention. Au lieu de développer des produits, J. W. Bryce avait pour mission d’imaginer des approches inédites et de les breveter. Il forma en 1932 un service des brevets dans lequel il embaucha Arthur H. Dickinson, qui décrivit plus tard le style de son chef: « Quand il avait une idée ou quand il pensait à quelque chose, il en discutait. Il faisait généralement un dessin ou un schéma, et ça suffisait pour mettre à plat ce à quoi il pensait ou ce qu’il voulait faire. »

Les choses, aujourd’hui, se passent toujours ainsi. Dans un monde où les relations et l’innovation sont de plus en plus collaboratives, le concept de propriété intellectuelle se transforme de façon radicale – et IBM est à l’avant-garde des nouvelles approches dans ce domaine. Un siècle d’innovation au sein de la compagnie a montré que, pour optimiser les systèmes de propriété intellectuelle et maximiser l’innovation dans ce nouveau monde, il fallait rechercher un équilibre entre une protection adéquate de la propriété individuelle et organisationnelle, et le développement de formes de création de valeur collaboratives inédites et ouvertes.

IBM a par exemple contribué au développement du système d’exploitation Linux® dans les entreprises en annonçant en 2005 qu’elle n’allait pas revendiquer ses brevets sur le noyau Linux. En 2008, IBM a été l’un des fondateurs de la plate-forme de brevets éco-responsables Eco-Patent Commons, qui a mis librement à la disposition du public 28 brevets visant à résoudre les problèmes environnementaux des entreprises.

IBM a en même temps engagé des actions pour améliorer l’efficacité des offices des brevets nationaux et stimuler l’innovation au sein de la société. En 2006, en collaboration avec l’office des brevets des États-Unis (USPTO) et d’autres organisations, IBM a contribué au lancement du projet Peer-to-Patent. L’idée : donner à des experts la possibilité de contribuer à la recherche d’antécédents via un site Web afin d’aider les examinateurs à évaluer la validité d’une demande.

Toutes ces initiatives attestent de l’engagement durable d’IBM en faveur de l’invention et de la protection de la propriété intellectuelle. En 2010, pour la 18 e année consécutive, IBM a obtenu le plus grand nombre de brevets aux États-Unis, avec 5896 brevets