Auteur : John Ossowski, président de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC)

L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), créée en 2003, a la responsabilité de faciliter les déplacements et le commerce légitimes. Notre mandat public général en matière de sécurité consiste à fournir des services dans 1 200 points d'entrée et à 39 emplacements internationaux. Chaque jour, nous traitons en moyenne la mainlevée de plus de 58 600 expéditions commerciales, 14 400 camions, 240 000 articles de courrier et 127 400 expéditions par messagerie, tout en percevant plus de 88 200 000 $ (CA) en droits et taxes.

Au fil des années, nous nous sommes efforcés d’améliorer continuellement notre efficacité et la façon de gérer la circulation des personnes et des marchandises commerciales à nos points d’entrée. En dépit de nos efforts, nous faisons encore face à de grands défis universels, comme les pressions budgétaires et le nombre restreint de ressources.

Il y a une technologie sur laquelle nous comptons pour nous aider à relever ces défis : la chaîne de blocs. L'Institut IBM de recherche en valeur commerciale a récemment découvert qu'un groupe d'organismes gouvernementaux ont adopté la technologie de la chaîne de blocs, afin de partager plus facilement et de manière sécurisée des données entre les institutions et les personnes et de favoriser une collaboration plus étendue.

L'ASFC est l'un de ces organismes. Nous avons récemment commencé à participer à un projet pilote avec IBM pour tirer parti de TradeLens, une solution numérique pour le transport des marchandises qui est fondée sur la chaîne de blocs. La solution TradeLens a été mise au point conjointement par Maersk et IBM en vue de favoriser le développement d’un commerce international plus efficace et mieux sécurisé.

Notre participation à ce projet pilote nous permet d'évaluer les avantages que peut nous offrir TradeLens, une solution numérique pour le transport des marchandises fondée sur la chaîne de blocs, qui a été mise au point conjointement par Maersk et IBM, afin de favoriser le développement d'un commerce international plus efficace et mieux sécurisé.

Dans ce projet pilote avec la solution TradeLens, nous avons l'occasion d'examiner comment nous pourrions créer une chaîne d'approvisionnement numérique singulière et de confiance pour toutes les cargaisons qui entrent au Canada. La solution TradeLens nous donne non seulement la possibilité de trouver des moyens d'accroître l'efficacité de nos processus et d'obtenir des connaissances analytiques, mais aussi d'améliorer l'exactitude des données et les capacités de ciblage.

L'avènement de la technologie de la chaîne de blocs est encore très récent, mais d'après ce que j'ai pu constater jusqu'à maintenant, cette technologie peut être avantageuse pour assurer la conformité réglementaire et la gestion des contrats, deux processus qui demeurent aujourd’hui largement basés sur des documents imprimés et qui sont à la fois coûteux et complexes. Les chaînes de blocs peuvent établir des pistes de vérification en temps utile qui sont inaltérables et transparentes. Elles ont ainsi la capacité de réduire les coûts liés à la gestion des contrats et à l'application des règlements. C'est formidable de pouvoir combiner cette capacité avec les fonctions infonuagiques et de partage de données éprouvées et évolutives de TradeLens.

Si ce projet pilote se révèle une réussite, nous pourrions éventuellement accélérer les expéditions de marchandises en toute confiance dans les ports canadiens et améliorer la sécurité dans les ports et à la frontière du pays. Au bout du compte, nous pourrions obtenir une chaîne d'approvisionnement nationale plus rapide et plus fiable qui pourrait avoir une incidence positive sur les résultats économiques du Canada.