Montréal, le 12 octobre 2016. – Le groupe Santé Watson IBM (NYSE : IBM) a annoncé aujourd’hui que l’Institut ontarien du cerveau et la Clinique des troubles du mouvement du Réseau universitaire de santé de Toronto vont entreprendre le tout premier projet de recherche sur la maladie de Parkinson au Canada faisant appel à la plateforme IBM Watson for Drug Discovery, lancée récemment.

Les chercheurs de la Clinique des troubles du mouvement ainsi que des membres de l’équipe d’informatique et d’analytique de l’Institut ontarien du cerveau utiliseront Watson pour accélérer le processus de découverte de médicaments, ce qui transformera la façon dont ils découvriront de nouveaux médicaments et détermineront quels médicaments existants pourraient potentiellement servir à lutter contre la maladie de Parkinson, et ce, beaucoup plus rapidement qu’avec les méthodes de recherche traditionnelles.

En mettant à profit son corpus de presque 31 millions de sources de littérature pertinente, cette solution cognitive infonuagique d’IBM analyse les données et connaissances scientifiques en faisant appel à l’apprentissage automatique et au traitement du langage naturel.

Selon la Parkinson’s Disease Foundation, on estime à 7 à 10 millions le nombre de personnes qui sont touchées par la maladie de Parkinson dans le monde1 , et il s’agit de la deuxième maladie neurodégénérative la plus répandue au Canada, après la maladie d’Alzheimer2.

Actuellement, mettre un médicament sur le marché prend près de dix ans et coûte environ 2,6 milliards de dollars. Par ailleurs, 88 % des nouveaux médicaments échouent à la Phase 1 en raison d’un manque d’efficacité et de sécurité3 .

«Les personnes qui font des recherches sur les médicaments», a affirmé Lauren O’Donnell, vice-présidente, Sciences de la vie, Santé Watson IBM, «doivent affronter les difficultés que représentent le volume et le rythme des données émergentes. Watson for Drug Discovery leur permet d’utiliser des outils cognitifs qui contribueront à accélérer la vitesse de découverte de médicaments et à augmenter la possibilité de fournir plus vite des thérapies efficaces aux patients.»

«Ce partenariat marque le début d’une nouvelle ère pour les neurosciences, a déclaré Tom Mikkelsen, président et directeur scientifique, Institut ontarien du cerveau; les chercheurs pourront travailler sur les données à un niveau sans précédent de perfectionnement et de rapidité. Nous sommes heureux de l’effet que cela pourrait avoir sur les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.»

«L’Ontario a pris l’engagement de placer les patients au cœur de son système de santé», a affirmé le Dr Eric Hoskins, ministre de la Santé et des Soins de longue durée, «et finance les institutions grâce auxquelles nous sommes un leader mondial en recherche et en soins relatifs au cerveau. Cette collaboration se traduira par des résultats de recherche qui pourraient grandement améliorer la vie des personnes souffrant de la maladie de Parkinson. »

«Grâce à cette collaboration exceptionnelle, a ajouté Reza Moridi, ministre de la Recherche, de l’Innovation et des Sciences, nous serons en mesure de mieux comprendre la maladie de Parkinson et d’accélérer la découverte de médicaments. J’ai hâte de voir les résultats de la recherche, car ces nouvelles donnent de l’espoir aux patients atteints de Parkinson et à leur famille.»

Au Canada, une personne sur trois – soit plus de 11 millions de Canadiens – subira une maladie psychiatrique, un trouble neurologique ou une lésion cérébrale ou médullaire à un moment de sa vie4 et environ 25 personnes reçoivent un diagnostic de Parkinson tous les jours5, selon l’Institut ontarien du cerveau. En Ontario seulement, on estime que 285 000 personnes sont affectées d’une forme quelconque de maladie neurodégénérative, comme la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer et la sclérose latérale amyotrophique (SLA6).

Selon la Dre Lorraine Kalia, neurologue et neuroscientifique, spécialiste des troubles du mouvement au Centre des neurosciences Krembil du Réseau universitaire de santé, les technologies cognitives comme IBM Watson ont le potentiel de générer des découvertes pouvant avoir un effet direct sur la santé des Canadiens. «Cette plateforme nous permet d’examiner des relations que les chercheurs n’auraient peut-être pas trouvées, indique-t-elle, sans y consacrer des semaines ou des mois de travail. Cela comprend l’identification de composés que nous n’avons pas envisagés auparavant pour le traitement de la maladie de Parkinson.»

À propos de Santé Watson IBM
Watson est la première fonction de traitement cognitif disponible commercialement et représente une nouvelle ère en informatique. Ce système offert en nuage analyse de grands volumes de données, comprend les questions complexes posées en langage naturel et propose des réponses basées sur des faits. Watson apprend de façon continue et augmente sa valeur et ses connaissances au fil du temps à partir des interactions précédentes. En avril 2015, le groupe Santé Watson IBM et la plateforme Nuage Santé Watson ont été lancés. Le nouveau groupe aidera les médecins, les chercheurs et les assureurs à innover en faisant apparaître des connaissances à partir de quantités massives de données sur la santé personnelle créées et partagées quotidiennement. Le Nuage Santé Watson peut masquer l’identité des individus et faire en sorte que l’information soit partagée et combinée avec une vue agrégée dynamique et constamment croissante des données liées à la santé (cliniques, recherche et réseaux sociaux). Pour en savoir plus sur IBM Watson, allez à ibm.com/watson (en anglais). Pour en savoir plus sur Santé Watson IBM, allez à ibm.com/watsonhealth (en anglais).

À propos d’IBM
IBM est l’un des 10 plus grands investisseurs privés en recherche et développement au Canada : sa contribution aux activités de recherche au pays en 2015 s’élève à plus de 477 millions de dollars. IBM a une approche unique de la collaboration : elle met à la disposition des chercheurs universitaires, des petites et grandes entreprises, des entreprises en démarrage et des développeurs les stratégies commerciales et les outils informatiques dont ils ont besoin pour innover. Les domaines de recherche visés comprennent la santé, l’informatique agile, l’eau, l’énergie, les villes, les activités minières, la fabrication évoluée, les médias numériques et la cybersécurité. Au cours des trois dernières années, IBM et ses partenaires ont contribué à créer plus de 250 emplois de haut niveau et à lancer une quarantaine de nouvelles entreprises. Allez à http://www.ibm.com/ibm/ca/fr/canadian-innovation.html pour obtenir plus d’information.

À propos de l’Institut ontarien du cerveau
L’Institut ontarien du cerveau est un centre de recherche sans but lucratif, financé par le gouvernement provincial, qui a comme objectif de maximiser l’impact des neurosciences et de positionner l’Ontario comme leader mondial en matière de recherche, de commercialisation et de soins relatifs au cerveau. Il noue des partenariats convergents entre les chercheurs, les cliniciens, l’industrie ainsi que les patients et leurs groupes de défense afin de favoriser la découverte et l’offre de produits innovateurs qui améliorent la vie des gens souffrant de troubles cérébraux. Allez à http://braincanada.ca/fr/About

À propos du Réseau universitaire de santé
Le Réseau universitaire de santé (RUS) regroupe le Toronto General Hospital, le Toronto Western Hospital, le Princess Margaret Cancer Centre, le Toronto Rehabilitation Institute et le Michener Institute for Education at UHN. En raison de l'étendue de la recherche pratiquée au RUS et de la complexité des cas qui y sont traités, ce réseau est devenu une référence en matière de découvertes, d’enseignement et de soins aux patients, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Le RUS offre le plus important programme hospitalier de recherche au Canada. Ses principaux domaines de recherche sont la cardiologie, les greffes, les neurosciences, l’oncologie, les innovations en chirurgie, les maladies infectieuses, la médecine génomique et la réadaptation. Le Réseau universitaire de santé est affilié à l'Université de Toronto. www.uhn.ca (en anglais).

Renseignements :

Joanne Fortin
IBM Canada Ltée
Tél. : 514 964-8558
Cell. : 514 238-2995
fortin@ca.ibm.com

1. Understanding Parkinson’s: Parkinson’s FAQ, 2010. (en anglais)

2. La maladie de Parkinson : prévalence, diagnostic et conséquences, novembre 2015

3. The PhRMA, Biopharmaceutical Research and Development: The Process Behind New Medicines, août 2015.

4. La Fondation Brain Canada

5. Organismes caritatifs neurologiques du Canada (OCNC), Santé Canada, Agence de la santé publique du Canada (ASPC), Institut de recherche en santé du Canada (IRSC). «Établir les connexions : Mieux comprendre les affections neurologiques au Canada»,» septembre 2014. p. 66.

6. Neurodegenerative Disorders, 2016 (en anglais)