Le modèle de collaboration unique d’IBM en recherche favorise l’innovation et la commercialisation en Alberta

L’Université de l’Alberta et l’Université de Calgary utilisent des technologies évoluées pour accélérer la découverte dans plusieurs domaines

EDMONTON, Alberta – Le 24 juin 2015 : Un nouveau modèle servant à prévoir la toxicité médicamenteuse, une meilleure compréhension des contaminants de l’eau et des protocoles améliorés pour diagnostiquer les dysfonctions cérébrales, voilà quelques exemples parmi tant d’autres des résultats obtenus dans le cadre d’une collaboration de recherche multidisciplinaire étendue qu’IBM (NYSE : IBM) appuie en Alberta et qui célèbre son dixième anniversaire ce mois-ci.

Depuis sa création, le Centre en études supérieures IBM Alberta (CAS) a mis en pratique une nouvelle formule de collaboration entre le public et le privé qui favorise l’innovation, accélère la commercialisation et appuie la diversification dans la province. Le Centre lie la faculté et les étudiants de l’Université de l’Alberta et de l’Université de Calgary aux scientifiques du groupe Recherche IBM et à des technologies auxquelles ils ne pourraient pas accéder en temps normal pour trouver des solutions à des problèmes qui importent aux Albertains et au monde entier.

Jusqu’à maintenant, le CAS IBM Alberta a appuyé plus de 45 projets de recherche indépendants et a mené au dépôt de 6 demandes de brevet. Il a également permis à des centaines d’étudiants de niveau postsecondaire d’acquérir de nouvelles compétences dans le domaine des technologies, notamment en informatique en nuage, en informatique haute performance et en analytique des mégadonnées, et d’explorer de nouveaux secteurs d’activité.

Les thèmes de recherche portent essentiellement sur l’environnement, les soins de santé et la gestion des ressources naturelles. En voici quelques exemples :

Lee Jackson, Ph. D., de l’Université de Calgary, en collaboration avec une initiative appelée Advancing Canadian Wastewater Assets (ACWA), se sert d’un logiciel IBM pour accéder aux installations de recherche et pour glaner des connaissances à même ce qu’il appelle un «cauchemar de données» dans le cadre d’un projet portant sur l’extraction de contaminants des eaux usées municipales. La recherche a un impact sur plusieurs secteurs d’activité. Le logiciel permet au docteur Jackson et à son équipe de créer un tableau de bord pour analyser et pour visualiser les téraoctets de données générées par des capteurs installés dans un centre de recherche de traitement des eaux usées traitant 0,5 mégalitre par jour, dans une douzaine de cours d’eau adjacents et dans un laboratoire analytique.

Jack Tuszynski, Ph. D., de l’Université de l’Alberta utilise une grappe de traitement haute performance d’IBM pour créer des modèles informatiques de protéines ciblées en oncologie et en virologie lui permettant de trouver des agents thérapeutiques potentiels. «Cela revient à passer des galaxies au peigne fin à la recherche d’une seule étoile», affirme M. Tuszynski. Dans le cadre de recherches sur un nouveau médicament contre l’hépatite C, son collaborateur, le docteur Khaled Barakat, a créé une bibliothèque virtuelle de plus de 60 milliards de composés chimiques. Il a achevé le travail en moins de trois mois, et il s’agit de l’une des plus grandes bibliothèques du genre jamais créées. Tout récemment, les deux collaborateurs et d’autres chercheurs du Li Ka Shing Institute of Virology ont généré un modèle informatique qui prévoit la toxicité médicamenteuse et diminue de façon non négligeable le délai de commercialisation de nouvelles thérapies contre le cancer et l’hépatite, une maladie qui touche plus de 170 millions de personnes à l’échelle mondiale. Cette recherche a retenu l’attention de compagnies pharmaceutiques.

Russ Greiner et des membres de son laboratoire à l’Université de l’Alberta appliquent des méthodes d’apprentissage automatique IBM permettant de trouver des modèles dans les résultats d’imagerie cérébrale. Ces modèles lui permettront de prévoir et de diagnostiquer des dysfonctions cérébrales, comme le trouble bipolaire ou la schizophrénie. «Nous faisons évoluer un domaine de recherche émergent axé sur la "psychiatrie informatique". Les outils diagnostiques et pronostiques présentent tous deux un fort potentiel commercial et pourront être développés davantage au sein de nouvelles entreprises en Alberta et ailleurs», a déclaré le docteur Greiner. À l’heure actuelle, les diagnostics sont subjectifs et basés sur l’évaluation d’un professionnel qui détermine si un patient démontre un nombre donné de comportements sur une liste de critères. Grâce à la technologie IBM, des chercheurs à l’Université de l’Alberta et à l’Université de Calgary concevront plutôt un système fondé sur des critères biologiques. Ce système facilitera l’identification et le développement de traitements plus adaptés, plus rapides et plus fiables pour la santé mentale. Or, cette catégorie de maladie est l’une des plus dispendieuses dans les pays développés.

John Chen de l’Université de Calgary utilise la technologie IBM pour améliorer l’exactitude et la validité de l’exploration des ressources naturelles. En faisant des expériences sur un ordinateur haute performance (HPC) à parallélisme massif, son équipe et lui ont été en mesure de créer des modèles pour la gazéification in situ et les simulations de réservoir qui se traduiront par une prospection pétrolifère et gazière plus rapide et moins intrusive. Par l’entremise du CAS Alberta, l’infrastructure HPC d’IBM a également été appliquée à d’autres projets en gestion des ressources naturelles, où l’accès aux ressources informatiques constituait un goulot d’étranglement.

«Le modèle collaboratif préconisé par le CAS Alberta est un succès», a affirmé Bernie Kollman, vice-président, secteur public albertain, et coprésident du Centre en études supérieures IBM Alberta. «Il produit des technologies qui changent la donne et de nouvelles entreprises. Fait encore plus important, il permet à la province de favoriser l’innovation et le développement de compétences, et il permet à nos plus grands chercheurs de passer de l’étape de la découverte à celle de la commercialisation dans un laps de temps plus court»

Le CAS IBM Alberta fait partie des quelque 20 centres en études supérieures que l’entreprise possède à l’échelle mondiale. Au pays, IBM figure parmi les plus grands investisseurs du secteur privé en recherche et développement, et ses investissements dans ce secteur totalisaient 465 millions en 2014 uniquement. IBM travaille en collaboration avec plus d’une douzaine d’établissements postsecondaires, de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve, dans le cadre de centaines d’initiatives de recherche qui favorisent l’innovation au Canada.