UNE ANALYSE DES MÉDIAS SOCIAUX PAR IBM RÉVÈLE UNE TENDANCE VERS LES TALONS PLUS BAS, CE QUI VA À L’ENCONTRE DE L’ORIENTATION DE L’ÉCONOMIE

Montréal, Québec, le 17 novembre 2011 – Une analyse de milliards de contributions affichées dans les médias sociaux, effectuée par un ordinateur d’IBM, prédit un changement étonnant dans la mode féminine : les talons des chaussures, qui atteignent à l’heure actuelle des hauteurs vertigineuses, sont sur le point de baisser. Ce projet d’IBM met en lumière les capacités prédictives de l’analyse des médias sociaux comme source de précieux renseignements pouvant contribuer à orienter les stratégies et les résultats commerciaux.

Selon une étude récente menée par IBM dans le monde entier, si les directeurs de la mise en marché reconnaissent le besoin d’utiliser les médias sociaux dans leur domaine, seule une faible minorité d’entre eux tient compte de l’information qui se trouve dans les blogues et les autres formes de médias sociaux pour prendre des décisions stratégiques.

Voici ce qu’explique à ce sujet Trevor Davis, Ph. D., expert en produits grand public, Services d’affaires mondiaux IBM : «Habituellement, quand un ralentissement économique se produit, les talons montent et restent hauts, car les consommatrices adoptent une apparence plus flamboyante comme moyen d’échapper à la dure réalité. Cette fois-ci, quelque chose de différent est en train de se passer : il est possible qu’une mentalité d’austérité à long terme s’installe parmi le public et pousse les femmes à s’habiller plus discrètement dans leur vie de tous les jours.»

Si on examine les tendances des 100 dernières années de la mode de la chaussure féminine aux États-Unis, on constate que la hauteur des talons grimpé pendant les récessions les plus graves. Les souliers plats typiques des années 1920 ont cédé la place aux escarpins à hauts talons et aux chaussures à plateforme pendant la grande dépression. Les plateformes ont fait un retour au moment de la crise du pétrole des années 1970, succédant aux sandales plates de la fin des années 1960. Et les gros talons bas de la période grunge des années 1990 ont été suivis des talons aiguilles du genre Sex and the City à la suite de l’éclatement de la bulle point.com au tournant du siècle.

Selon M. Davis, l’analyse des médias sociaux des quatre dernières années révèle que le nombre de discussions sur l’augmentation de la hauteur des talons a été le plus élevé à la fin de 2009 et a diminué par la suite, ce qui pourrait indiquer une déviation par rapport à la tendance des décennies précédentes. Par exemple, des blogueurs très suivis, qui se sont intéressés aux tendances entre 2008 et 2009, parlaient tous de talons mesurant entre 13 et 20 cm mais, au milieu de 2011, ils n’en avaient plus que pour le retour du petit talon bobine et de la chaussure plate de Jimmy Choo et de Christian Louboutin. Cela ne veut pas dire que les talons très hauts ont disparu mais que, avec le ralentissement économique qui perdure, on en parle comme de chaussures pour sortir et non pour aller travailler ou magasiner.

Bien que les talons des chaussures féminines soient encore hauts – ce que confirmera une visite dans n’importe quel magasin – l’analyse d’IBM indique un changement de tendance. Ces données pourraient être utilisées par les fabricants et les détaillants qui voudraient déterminer le genre de chaussure à fabriquer et à vendre pour la prochaine saison.

Voici comment l’analyse a été menée : d’abord, IBM a utilisé un logiciel spécial d’analytique pour faire des recherches dans des milliards de contributions affichées dans les médias sociaux pour identifier les personnes qui parlaient de chaussures. Cette première catégorie contenait des dizaines de milliers de contributions. Le logiciel a ensuite réduit cette liste à celle des personnes qui sont d’importants influenceurs sur Internet dans le domaine de la chaussure – des blogueurs, par exemple. Pour ce faire, il a eu recours à des algorithmes spéciaux qui évaluaient la popularité de ces personnes en se concentrant sur celles qui sont au centre de vastes réseaux sociaux, c’est-à-dire les blogueurs qui sont reliés à de nombreux autres blogues et vers qui pointent de nombreux liens provenant de blogues. Il ne s’agit pas d’«experts» classiques, ils ne travaillent pas dans l’industrie de la chaussure, par exemple. Mais ils se passionnent pour ce sujet et ont beaucoup d’adeptes.

Enfin, le logiciel a analysé le contenu des sites des médias sociaux en recherchant particulièrement des discussions sur la hauteur des talons.

L’analytique des médias sociaux dans l’entreprise
Le projet d’IBM démontre à quel point l’analyse poussée des médias sociaux pourrait être utilisée par les fabricants dans leur planification de produits futurs, par les détaillants dans leur choix d’articles à avoir en stock, et par les responsables de la mise en marché pour la planification de leurs campagnes.

Il pourrait aussi aider une ville ou un gouvernement à mieux servir les citoyens. La capacité d’analyser les conversations des médias sociaux en temps réel pourrait permettre aux responsables de voir comment les citoyens réagissent aux décisions et de passer par des canaux divers pour transmettre leur message au sujet d’événements précis. L’analyse des médias sociaux pourrait aussi servir de système d’avertissement anticipé pour les gouvernements au sujet d’événements particuliers ou imprévus.

Par exemple, les responsables de la sécurité publique pourraient utiliser cette technologie dans le cadre d’un système de réponse rapide en cas d’inondation, de tremblement de terre et d’autres catastrophes naturelles, ou bien pour identifier les secteurs des services publics qui ont besoin d’être améliorés.

Pour de plus amples renseignements sur l’analytique, visitez notre site Web à l'adresse http://www.ibm.com/planeteintelligente/ca/analytique.

Renseignements

Joanne Fortin
Directrice des communications externes
IBM Canada Ltée
Tél. : 514 964-8558 fortin@ca.ibm.com