Sondage mondial IBM sur la pénibilité du navettage : congestion routière en baisse, pénibilité nettement en hausse

  • 8 042 navetteurs sondés dans 20 villes réparties sur six continents
  • Partout dans le monde, les automobilistes signalent un accroissement du stress et de la frustration reliés au navettage
  • Quarante et un pour cent des navetteurs sondés dans l’ensemble du monde indiquent qu’une amélioration des transports en commun aiderait à réduire le stress
  • La perception de la circulation s’améliore dans les économies émergentes par opposition aux économies plus développées

MONTRÉAL (QUÉBEC), le 14 juin 2011 – Un nouveau sondage d’IBM (NYSE: IBM) sur le navettage quotidien dans certaines des villes internationales les plus importantes sur le plan économique révèle une dichotomie surprenante : même si le navettage est devenu beaucoup plus tolérable au cours de la dernière année, les plaintes des automobilistes explosent.

Le sondage mondial annuel sur la pénibilité du navettage publié aujourd’hui par IBM révèle que dans plusieurs villes, un plus grand nombre de personnes utilisent les transports en commun au lieu de conduire leur automobile comparativement au sondage de l’an dernier. Dans de nombreuses villes également, le sondage révèle une hausse marquée du pourcentage des répondants déclarant que la circulation routière s’est « quelque peu » ou « beaucoup » améliorée au cours des trois dernières années.

Mais il y a plus encore. Dans bon nombre de villes, le sondage révèle une augmentation importante, par rapport à l’an dernier, du nombre de répondants ayant indiqué que l’état de la circulation routière avait augmenté leurs niveaux de stress et de colère et nui à leur rendement au travail ou aux études.

« Les trajets quotidiens ne se produisent pas en vase clos », explique Naveen Lamba, spécialiste mondial d’IBM en transport intelligent. « La réaction émotionnelle d’une personne à son trajet quotidien est influencée par de nombreux facteurs qui ont trait à la congestion routière comme à d’autres problèmes non reliés. Le sondage mondial de cette année sur la pénibilité du navettage indique que les automobilistes de différentes villes du monde sont beaucoup plus instables et anxieux qu’en 2010. »

Investissements des marchés émergents dans les infrastructures
Les résultats du sondage suggèrent que les investissements agressifs dans les infrastructures réalisés par certaines des économies affichant les taux de croissance les plus rapides semblent porter des fruits. Comparativement aux autres villes sondées, un plus grand nombre de navetteurs à Bangalore, New Delhi, Beijing et Shenzhen ont signalé une amélioration des conditions routières durant les trois dernières années. L’an dernier, par exemple, Beijing devait investir environ 80 milliards de yuans pour améliorer son infrastructure de transport, et la ville de Mexico prévoit un investissement important de 2,5 milliards $ US durant les quelques prochaines années pour mieux répondre aux demandes croissantes de son réseau de transport dans l’une des régions urbaines les plus densément peuplées du monde. Avec plus d’un milliard de véhicules sur les routes partout dans le monde, les villes continuent de composer avec la congestion routière et recherchent de nouvelles façons de gérer la demande croissante.

Même si les navetteurs indiquent une baisse du volume de circulation dans un grand nombre de villes des marchés émergents, il reste beaucoup à faire. Dans plusieurs de ces mêmes villes, les répondants signalent également, plus fréquemment que la moyenne mondiale, que le trafic a des effets négatifs sur leurs niveaux de stress, leur santé physique et leur productivité. Par exemple, 86 % des répondants à Beijing, contre 87 % à Shenzhen, 70 % à New Delhi, et 61 % à Nairobi ont indiqué que la congestion routière constituait un frein important à leur rendement au travail et aux études. Soixante-sept pour cent des automobilistes à Mexico, contre 63 % à Shenzhen et New Delhi, et 61 % à Beijing ont indiqué qu’ils avaient décidé de ne pas faire un déplacement en automobile au cours du mois dernier en raison de la circulation prévue – il s’agit des pourcentages les plus élevés parmi toutes les villes sondées.

Les problèmes de navettage se reflètent également à l’échelle mondiale, puisque 69 % des répondants ont indiqué que la circulation routière a nui à leur santé d’une quelconque manière. Environ 42 % des répondants à l’échelle mondiale ont signalé un accroissement du niveau de stress, et 35 % ont indiqué ressentir plus de colère. Les problèmes respiratoires causés par la congestion routière étaient plus prononcés en Chine et en Inde.

Un mouvement vers les transports en commun
Les résultats du sondage reflètent une volonté accrue d’utiliser les transports en commun et la technologie afin d’améliorer l’expérience de navettage. Dans l’ensemble, 41 % croient qu’une amélioration des transports en commun aiderait à réduire la congestion routière. Il faut noter que même si seulement 35 % des gens ont modifié la manière dont ils se rendent au travail ou à l’école, 45 % de ceux-ci optent pour les transports en commun. En outre, plus de 70 % des résidants de Nairobi ont indiqué avoir utilisé plus souvent les transports en commun durant leur navettage quotidien l’an dernier. Les tendances les plus marquées en faveur des transports en commun sont observées dans les villes émergentes de Nairobi, Mexico, Shenzhen, Buenos Aires et Beijing. Si ces tendances se poursuivent, elles pourraient juguler l’augmentation de la circulation causée par la croissance démographique et l’urbanisation. Fait intéressant, les navetteurs de plusieurs villes, allant de Los Angeles et Chicago à Moscou et Bangalore, désirent obtenir des renseignements plus précis et opportuns sur les conditions de la circulation afin de réduire leur niveau de stress.

Indice IBM de pénibilité du navettage
IBM a compilé les résultats du sondage sous la forme d’un indice de pénibilité du navettage qui mesure le prix affectif et économique du navettage dans chaque ville, le nombre le plus élevé correspondant au navettage le plus coûteux. L’indice révèle une énorme disparité dans la pénibilité du navettage d’une ville à l’autre. Montréal a connu le navettage le moins pénible de toutes les villes ayant fait l’objet de l’étude, suivie de Londres et Chicago. Voici le classement comparatif des villes :

L’indice compte 10 paramètres : 1) le temps de navettage, 2) le temps de blocage dans la circulation, étant attendu que : 3) le prix de l’essence est déjà trop élevé, 4) la circulation s’est aggravée, 5) les arrêts et démarrages fréquents posent un problème, 6) conduire, c’est stressant, 7) conduire peut provoquer de la colère, 8) la circulation routière affecte le travail, 9) la circulation est si mauvaise que l’on arrête de conduire, et 10) on décide de ne plus faire le navettage en raison de la circulation. Voici les résultats obtenus selon les villes : Mexico : 108; Shenzhen 95; Beijing 95; Nairobi 88; Johannesburg 83; Bangalore 75; New Delhi 72; Moscou 65; Milan 53; Singapour 44; Buenos Aires 42; Los Angeles 34; Paris 31; Madrid 28; New York 28; Toronto 27; Stockholm 26; Chicago 25; Londres 23; et Montréal 21.

« Il ne suffit pas de construire plus de routes pour éviter la congestion, peu importe la ville concernée », déclare Vinodh Swaminathan, directeur des systèmes de transport intelligents à IBM. « Afin d’améliorer le flux de circulation et d’éviter la congestion, les villes doivent faire plus que connaître les problèmes et y réagir; elles doivent trouver des moyens de prévoir et d’éviter les situations qui entraînent une congestion pouvant transformer le monde en un immense terrain de stationnement. »

Principaux résultats du sondage : changements notables et tendances intéressantes

  • Dans 14 des 15 villes sondées en 2010 et en 2011, un plus grand nombre de répondants ont indiqué que la circulation s’était « quelque peu » ou « grandement » améliorée au cours des trois dernières années; dans bon nombre de ces villes, il s’agit d’une augmentation marquée par rapport à 2010. Par exemple, New York (24 % en 2011 contre 12 % en 2010), Toronto (23 % en 2011 contre 8 % en 2010), Milan (27 % en 2011 contre 7 % en 2010), Stockholm (42 % en 2011 contre 18 % en 2010), Moscou (31 % en 2011 contre 16 % en 2010), et Johannesburg (29 % en 2011 contre 13 % en 2010).
  • En dépit de l’amélioration des conditions de la circulation, 12 des 15 villes sondées en 2010 et 2011 ont indiqué une augmentation, par rapport à l’année précédente, du nombre de répondants ayant déclaré que la circulation routière avait augmenté leur niveau de stress, cette augmentation étant substantielle dans plusieurs villes. Par exemple, New York (45 % en 2011 contre 13 % en 2010), Los Angeles (44 % en 2011 contre 21 % en 2010), Toronto (40 % en 2011 contre 14 % en 2010), Londres (33 % en 2011 contre 19 % en 2010), Milan (61 % en 2011 contre 38 % en 2010), et Johannesburg (52 % en 2011 contre 30 % en 2010).
  • Onze des 15 villes sondées en 2010 et en 2011 ont indiqué une augmentation, par rapport à l’année précédente, du nombre de répondants ayant déclaré que la circulation routière a provoqué leur colère, cette augmentation étant substantielle dans plusieurs villes. Par exemple, New York (35 % en 2011 contre 14 % en 2010), Los Angeles (29 % en 2011 contre 14 % en 2010), et Toronto (29 % en 2011 contre 14 % en 2010).
  • Onze des 15 villes sondées en 2010 et en 2011 ont indiqué une augmentation, par rapport à l’année précédente, du nombre de répondants ayant déclaré que la circulation routière a nui à leur rendement au travail ou aux études, cette augmentation étant substantielle dans plusieurs villes. Par exemple, New York (28 % en 2011 contre 8 % en 2010), Toronto (29 % en 2011 contre 17 % en 2010), Madrid (30 % en 2011 contre 21 % en 2010), Paris (35 % en 2011 contre 26 % en 2010), Milan (40 % en 2011 contre 21 % en 2010), Stockholm (25 % en 2011 contre 14 % en 2010), et Moscou (34 % en 2011 contre 25 % en 2010).
  • En réponse à la question leur demandant quelle fut la plus longue période pendant laquelle ils avaient été bloqués dans un bouchon de circulation au cours des trois dernières années, les automobilistes de Mexico, Moscou, Beijing, Shenzhen et Nairobi ont indiqué des délais notables d’environ deux heures. À Moscou, environ trois automobilistes sur dix (29 %) ont déclaré avoir été bloqués pendant plus de trois heures. En comparaison, environ la moitié des automobilistes sondés à Stockholm, Singapour, Madrid et Buenos Aires ont indiqué avoir été bloqués pendant moins de 30 minutes ou n’avoir connu aucun blocage.
  • Le pourcentage d’automobilistes de la région métropolitaine de New York qui se rendent seuls au travail ou à l’école a diminué à 59 % en 2011 par rapport à 90 % l’an dernier.
  • S’ils pouvaient passer moins de temps à faire la navette entre la maison et le bureau, les répondants préféreraient se consacrer davantage à leurs relations personnelles ou à l’amélioration de leur santé physique. Plus de la moitié des répondants (56 %) passeraient le temps récupéré avec la famille et les amis, tandis que la moitié (48 %) feraient de l’exercice, et 40 % s’adonneraient davantage à des activités récréatives. Près de trois automobilistes sur dix (29 %) dormiraient davantage.
  • À Nairobi, les navetteurs ne semblent pas perturbés par la circulation, en dépit du fait que leurs temps de déplacement moyens sont parmi les plus longs. Près de la moitié (48 %) indiquent que la circulation routière n’a pas nui à leur santé.
  • En moyenne, les automobilistes de Nairobi, Mexico, Johannesburg, Beijing, Bangalore et Moscou sont ceux qui passent le plus de temps (36 minutes ou plus) sur la route pour se rendre au travail ou à leur établissement d’enseignement.

À propos du sondage mondial IBM sur la pénibilité du navettage
Le sondage sur la pénibilité du navettage a été effectué par IBM pour mieux comprendre ce que les consommateurs pensent de l’engorgement des routes, car le problème atteint des proportions critiques à l’échelle de la planète, et les niveaux élevés d’émissions des automobiles soulèvent des préoccupations d’ordre environnemental. Cette situation touche de nombreuses collectivités dans lesquelles les administrations publiques, les citoyens et les entreprises du secteur privé sont à la recherche de solutions qui vont au-delà des remèdes classiques, comme l’ajout de routes et un meilleur accès aux transports en commun, afin de renverser les effets négatifs de la congestion accrue.

Cette année marque le quatrième sondage IBM sur la pénibilité du navettage. IBM a mené ce sondage pour la première fois aux États-Unis en 2008, et l’a étendu par la suite à 20 villes internationales en 2010. Les résultats du sondage sur la pénibilité du navettage serviront à évaluer les préoccupations des citoyens face à la circulation routière et aux problèmes de navettage, à améliorer les solutions de transport plus intelligentes comme les systèmes de péage intelligents, les prévisions de circulation, la tarification des usagers de la route, la gestion avancée de la circulation, la gestion intégrée des tarifs, et plus encore; ils serviront également de données de base pour concevoir de nouvelles approches afin d’améliorer les conditions de transport.

IBM travaille avec les villes, les administrations publiques et d’autres intervenants à l’échelle mondiale pour rendre leurs systèmes de transport plus intelligents. Des systèmes de transport plus intelligents peuvent favoriser une circulation plus fluide des automobiles et des réseaux de transport en commun, prévoir la congestion et y remédier à l’avance, réduire les émissions, ainsi qu’accroître la capacité de l’infrastructure.
Le 12 septembre, à 12 h HE, rendez-vous sur Twitter #2011CommuterPain pour discuter en ligne avec @kalgyimesi, responsable du secteur de l’automobile pour l’Institut IBM de recherche en valeur commerciale, qui est également l’un des auteurs de l’étude.
Pour vous joindre à la conversation sur le transport plus intelligent, contactez-nous sur LinkedIn et Twitter et suivez #2011CommuterPain.
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Renseignements

Joanne Fortin
Directrice des communications externes
IBM Canada Ltée
Tél. : 514 964-8558 fortin@ca.ibm.com