Étude mondiale 2010 IBM auprès des chefs de la direction : La créativité est l’ingrédient essentiel du succès futur.

MARKHAM (ONTARIO), le 18 mai 2010 – Une nouvelle étude d’IBM (NYSE : IBM) auprès de plus de 1 500 chefs de la direction de 60 pays et 33 secteurs d’activité dans le monde a révélé que, plus que la rigueur ou la discipline de gestion et l’intégrité ou l’esprit visionnaire, la créativité est la qualité considérée comme essentielle aux entreprises qui évoluent dans un monde de plus en plus complexe.

Selon l’étude fondée sur des entretiens menés par des conseillers de l’Institut IBM de recherche en valeur commerciale, moins de 50 % des chefs de la direction croient que leur entreprise est équipée pour affronter un milieu économique volatil et complexe. Ces dirigeants doivent en effet faire face à des changements de fond, à savoir les nouvelles réglementations, l’émergence de nouvelles puissances économiques, la transformation accélérée des industries, l’accroissement de la masse de données, les habitudes de consommation changeantes — tous des défis qui ne peuvent être surmontés que par la mobilisation de la «créativité» à tous les niveaux de l’organisation.

Plus de 60 % des répondants pensent que les changements sectoriels sont à l’origine de l’incertitude ambiante, alors qu’il existe un réel besoin de moyens innovants pour gérer la structure, les finances, les effectifs et la stratégie de l’entreprise.

L’étude a également dévoilé des différences marquées en matière de priorités et de défis stratégiques aux yeux des dirigeants d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord — la première fois que de si grandes différences régionales ont été relevées dans l’étude biennale menée auprès des dirigeants des secteurs privé et public.

Gérer la complexité
Les dirigeants interrogés par IBM ont indiqué que le climat économique actuel est volatil, instable et de plus en plus complexe. Huit participants sur dix croient que cette complexité deviendra encore plus grande, mais seulement 49 % pensent que leur organisation est équipée pour y faire face. C’est là le plus grand défi de leadership identifié au cours des huit dernières années de recherche.

«Nous n’avons plus le luxe de prendre notre temps. Nous nous disions : “Attendons que
cette crise soit passée, et nous reviendrons à la normale”, mais cela ne se produit jamais.
Nous devons nous transformer en “caméléons”», a commenté Michele McKenzie, présidente et chef de la direction, Commission canadienne du tourisme. «La complexité actuelle provient de l’explosion du volume d’informations, la compression des temps de cycle, la compétition pour les talents et l’exigence de croissance durable. Elle demande une bonne dose de créativité pour nous aider à nous réinventer afin d’évoluer avec aisance dans la nouvelle économie.»

De plus, la complexité est exacerbée par plusieurs facteurs. Par exemple, des chefs de la direction s’attendent à un doublement des revenus de sources nouvelles d’ici cinq ans; 76 % d’entre eux croient à un déplacement imminent du centre de gravité économique vers les pays en développement rapide.

Au cours des quatre dernières études, l’impact anticipé de la technologie sur les organisations a progressé de la sixième place à la deuxième place comme facteur d’importance, signifiant par le fait même que les chefs de la direction sont conscients que la technologie et l’interconnexion des structures mondiales contribuent à l’accroissement de la complexité, et révélant également un besoin croissant de solutions technologiques pour réussir dans un univers interconnecté au plus haut degré.

L’étude fait ressortir les caractéristiques partagées par les organisations les plus performantes, qu’on appelle «l’élite», en fonction de leurs chiffres d’affaires et de leur rentabilité pendant les cinq dernières années, incluant la récente récession.

  • Les membres de l’élite sont plus susceptibles à 54 % de prendre des décisions rapides. Ils ont appris à réagir avec célérité aux nouvelles idées pour faire face aux changements profonds qui secouent leur organisation.
  • Pour 95 % des organisations les plus performantes, se rapprocher des clients représente l’initiative stratégique la plus importante à entreprendre pendant les 5 prochaines années — par l’entremise d’Internet et des médias interactifs et sociaux pour redéfinir la relation avec le client et le citoyen. La croissance phénoménale du volume d’informations et la circulation de l’information à l’échelle du globe sont perçues comme une opportunité et non comme une menace.
  • Les organisations qui se distinguent par leur dextérité opérationnelle comptent retirer 20 % de plus de revenus des nouvelles sources, comparativement à leurs pairs, plus traditionnels.

Un monde, des vues divergentes
À la complexité s’ajoutent des différences entre régions géographiques. En effet, les perspectives des chefs de la direction varient en fonction des régions; ils ont des opinions divergentes sur les compétences essentielles, sur les changements à faire, ou encore sur la manière d’aborder le nouveau contexte économique.

Au Canada, la différence la plus marquée concerne les trois facteurs les plus importants aux yeux des dirigeants d’ici les trois prochaines années. Alors que la technologie représente un facteur clé pour les chefs de la direction ailleurs dans le monde, les dirigeants canadiens ont choisi majoritairement les compétences des employés comme le critère le plus important pour les entreprises au Canada.

La Chine a fait preuve d’une résilience supérieure à celle de la plupart des autres nations durant la récession. Les chefs de la direction là-bas s’inquiètent moins de l’instabilité que ceux des autres régions, et ils croient à la place qui leur revient sur l’échiquier mondial.

Pour consolider son influence mondiale, la Chine doit toutefois cultiver une nouvelle génération de leaders possédant créativité, vision et expérience en gestion internationale. Cette exigence de «réflexion à l’échelle mondiale» est reconnue comme un attribut clé du leadership par 61 % des personnes interrogées. Au Canada, seulement 26 % des chefs de la direction considèrent la réflexion à l’échelle mondiale comme une compétence clé de leadership. Elle arrive en cinquième place après d’autres attributs, comme la créativité, l’intégrité et l’influence.

La majorité des entreprises auront besoin de nouveaux modèles sectoriels et de nouvelles compétences. Elles ne peuvent se contenter de reproduire les modèles employés sur le marché intérieur, ce dernier ayant une structure de coûts complètement différent. Les dirigeants chinois consacrent beaucoup plus de temps et d’efforts à l’acquisition de nouvelles compétences et capacités que leurs homologues en Occident.

En Amérique du Nord, où l’on assiste à une implication accrue des gouvernements dans la gouvernance des entreprises privées à la suite de la crise financière, les répondants sont plus craintifs vis-à-vis un «gouvernement interventionniste» qu’ailleurs dans le monde. Plus de 87 % s’attendent à une intervention plus poussée et une réglementation plus serrée de la part des pouvoirs publics au cours des cinq prochaines années, ce qui contribue à aiguiser le sentiment d’incertitude.

Au Japon, 74 % des chefs de la direction sont d’avis que le déplacement du centre de gravité économique au profit des pays en développement aura un impact profond sur leur organisation. À l’opposé, les pays de l’Union européenne sont moins préoccupés par ce sujet : seulement 43 % des dirigeants s’attendent à des répercussions sur leur organisation.

À mesure que les économies et les sociétés deviennent étroitement interconnectées, il est impératif de prendre conscience des différences géographiques. Ces différences font désormais partie des défis que toutes les organisations doivent relever lorsqu’elles évoluent à l’échelle du globe.

À propos de l’étude mondiale 2010 d’IBM auprès des chefs de la direction

L’étude de 2010 est la quatrième d’une série d’études réalisées tous les deux ans. Dans le but de connaître les défis et les objectifs des chefs de la direction, des conseillers d’IBM les ont rencontrés en personne dans le cadre de la plus vaste enquête jamais réalisée. Entre les mois de septembre 2009 et janvier 2010, IBM a interviewé 1 541 chefs de la direction, directeurs généraux et hauts responsables du secteur public, représentant des organisations de toutes tailles dans 60 pays et 33 secteurs d’activité.
Pour consulter les résultats de l’étude intégrale et les études de cas, allez à l’adresse ibm.com/etudeceo/ca/fr.
Pour vous joindre à notre conversation sur le leadership éclairé, allez à http://smarterleaders.tumblr.com/ (en anglais).

Renseignements
Joanne Fortin
IBM Canada Ltée
Tél. : 514 964-8558 fortin@ca.ibm.com