Étude mondiale 2010 IBM auprès des chefs des services financiers : 60 % des organisations de finance comptent apporter de grands changements pour s’adapter à la nouvelle conjoncture.

MARKHAM (ONTARIO), le 2 mars 2010 – IBM (NYSE : IBM) a dévoilé aujourd’hui les résultats d’une étude d’envergure visant plus de 1 900 chefs des services financiers (CSF) et hauts dirigeants financiers de 81 pays et 35 secteurs d’activité. Selon les conclusions de cette étude, plus de 60 % des CSF ont l’intention d’apporter des changements profonds pour faire face à la nouvelle réalité économique.

Les CSF et les cadres supérieurs en finance sont d’avis que les pressions – déjà intenses – qui s’exercent sur les entreprises pour qu’elles réduisent davantage leurs structures de coûts, accélèrent la prise de décision et montrent plus de transparence à l’égard des parties prenantes, vont augmenter de manière radicale pendant les 3 prochaines années.

De par son ampleur, l’étude réalisée par IBM se classe première pour le nombre de CSF interviewés pendant la pire crise économique que le monde ait connu depuis plusieurs décennies. Les répondants ont nommé le fait de «participer à la définition de la stratégie d’entreprise» comme le facteur le plus important pour stimuler le changement. Fait intéressant, la réduction des coûts ne faisait pas partie des priorités des CSF. Cependant, ces derniers ont révélé l’existence de lacunes d’efficacité dans leur organisation, et seulement la moitié d’entre eux croient que leur fonction Finance existante est efficiente et capable de générer des perspectives d’affaires éclairées en appui aux grandes priorités de l’entreprise.

«La récession mondiale a souligné l’importance d’avoir une fonction Finance efficiente et dotée de capacités étendues», a commenté M. William Fuessler, chef mondial de la gestion financière, Services mondiaux IBM. «Notre étude montre que l’on s’attend à ce que les CSF fassent preuve d’un leadership fondé sur des faits et des chiffres, et contribuent à la prise de décisions stratégiques basées sur des analyses sophistiquées, pour aider l’entreprise à tirer son épingle du jeu dans le nouveau contexte économique.»

Depuis 2003, l’année de la toute première étude IBM auprès des CSF, les chefs des services financiers n’ont cessé d’insister sur l’importance de l’analyse et du soutien à la prise de décision; cependant, ils sont peu nombreux à y consacrer davantage de leur temps. Parmi les lacunes d’efficacité détectées dans la fonction Finance, la plus importante concerne l’intégration de l’information. Les CSF conviennent que c’est là le facteur clé pour obtenir des perspectives d’affaires éclairées, mais, en même temps, ils reconnaissent que l’objectif est difficile à atteindre.

Un groupe de répondants, surnommés les «Intégrateurs de valeur», a cependant réussi à faire mieux que leurs pairs dans tous les domaines étudiés, car ils ont acquis deux capacités essentielles pour leur organisation de finance :

  • Efficience financière – Le niveau de standardisation des processus et des données à l’échelle de l’entreprise
  • Perspectives d’affaires éclairées – Le degré de maturité des ressources humaines, de la technologie et des fonctions analytiques en finance, mobilisées pour l’optimisation des activités, la planification et la génération des connaissances stratégiques.

«Cette étude vient souligner le rôle essentiel que jouent le chef des services financiers et son organisation de finance pour aider l’entreprise à fonctionner plus intelligemment dans une conjoncture incertaine», a remarqué M. Michael Conway, chef de la direction et président national, Financial Executives International, Canada. «Les CSF qui excellent dans ce rôle utilisent les informations comme un atout stratégique qui leur permet d’acquérir des perspectives d’affaires éclairées à l’échelle de l’entreprise, ce qui aurait été impossible à obtenir dans un environnement cloisonné.»

Les chefs des services financiers Intégrateurs de valeur ont trouvé le moyen d’exceller dans ces temps incertains. L’étude révèle que la standardisation des processus et des données, l’intégration de l’information et l’utilisation de l’analytique des affaires sont les principaux piliers permettant à l’entreprise de tirer avantage de perspectives éclairées et de bien gérer le risque.

De fait, par rapport à leurs homologues, les entreprises des Intégrateurs de valeur affichent une performance supérieure dans tous les volets financiers examinés, notamment le rendement du capital investi (RCI), la croissance du chiffre d’affaires et le BAIIA (bénéfice d’exploitation avant impôts, intérêts et amortissement).

Étant donné que les Intégrateurs de valeur sont représentés de façon proportionnelle dans les différents segments de l’échantillonnage, leurs performances témoignent de meilleures pratiques et ne résultent pas simplement du secteur d’activité, du pays ou de la taille de l’entreprise. Leurs opérations financières s’inscrivent dans une culture d’entreprise qui favorise l’intégration entre les différentes fonctions afin d’optimiser les prises de décision et de produire de meilleurs résultats globaux.

L’analytique des affaires génère des connaissances prédictives

De nombreux CSF pensent que leur organisation de finance est plus à l’aise pour éclairer «derrière» que «devant». Grâce aux capacités analytiques exploitables par les processus, les systèmes et le personnel, les organisations de finance seront en mesure de transformer ces précieuses données financières et opérationnelles en perspectives d’affaires éclairées et pourront dès lors prendre des décisions fondées sur des faits et non pas sur la seule intuition.

Plusieurs participants à l’étude pensent qu’avec des capacités d’analytique adéquates – en termes de processus, de technologie et de compétences –, la fonction Finance peut transformer cette masse d’informations financières et opérationnelles en perspectives d’affaires éclairées. Des outils d’analyse sophistiqués peuvent l’aider à mettre au jour des corrélations entre des éléments d’information dispersés et à déceler des modèles pratiquement impossibles à détecter par des moyens humains. La fonction Finance peut ainsi devenir le conseiller stratégique de l’entreprise en apportant à cette dernière des perspectives d’affaires éclairées.

Les entreprises et les administrations publiques ont besoin d’analyses de l’information plus évoluées, d’outils de planification par scénarios et même de capacités prédictives pour faire face à un environnement de plus en plus complexe, incertain et volatil et, dans certaines régions, à une croissance en berne.

Devenir un Intégrateur de valeur

Les résultats de l’étude témoignent du rôle croissant que joue le CSF sur les plans stratégique et opérationnel pour aider son entreprise à prendre de meilleures décisions plus rapidement. Les Intégrateurs de valeur combinent l’efficience avec les perspectives d’affaires éclairées. Sur le plan de la valeur, l’organisation de finance contribue à la bonne marche de l’entreprise, alors que le terme «intégrateur» dénote l’importance accordée à la standardisation et à l’intégration des processus et des données, si nécessaires à une collaboration efficace au sein de l’entreprise.

Les Intégrateurs de valeur sont plus que de simples détenteurs d’informations. La fonction Finance doit faire connaître l’impact des décisions sur tous les secteurs de l’entreprise, pas seulement sur quelques activités individuelles. C’est pour cette raison que les Intégrateurs de valeur considèrent que l’embauche et la conservation des talents, ainsi que le perfectionnement des compétences, sont des mesures prioritaires afin de pouvoir répondre aux exigences croissantes.

Plus que les autres, les Intégrateurs de valeur sont à même d’apporter du conseil à l’échelle de l’entreprise. Leur position leur permet d’évaluer les opportunités commerciales et les risques dans un contexte global et de recommander des compromis difficiles entre unités, marchés et fonctions commerciales.

À propos de l’étude mondiale auprès des chefs des services financiers
Les observations indiquées dans ce rapport sont basées sur un sondage mené au printemps et à l’été de 2009 par le groupe-conseil Gestion financière, Services d’affaires mondiaux IBM et par l’Institut IBM de recherche en valeur commerciale. Plus de 1 900 chefs des services financiers et hauts dirigeants financiers provenant de 81 pays et 35 industries, dont 100 chefs des services financiers canadiens, ont participé à des entrevues structurées ou à des sondages en ligne conçus pour solliciter leurs avis sur le risque, la performance, les leviers opérationnels et la gouvernance. La majorité des entrevues ont été réalisées par des professionnels IBM, le restant était mené en ligne. Les participants travaillaient pour des entreprises de tailles variées appartenant à différentes régions géographiques et industries.
Pour accéder aux résultats complets de l’étude et aux études de cas, allez à ibm.com/etudecfo/ca/fr.

Renseignements :

Joanne Fortin
IBM Canada Ltée
Tél. : 514 964-8558 fortin@ca.ibm.com