L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) par les gouvernements fait référence à la mise en œuvre de l’IA dans les affaires gouvernementales ainsi qu’aux règles et réglementations établies pour encadrer la manière dont les entreprises privées et les particuliers l’exploitent.
À l’image d’autres technologies avancées, l’IA et l’automatisation ont non seulement le potentiel d’améliorer la vie des citoyens du monde entier, non sans présenter d’importants risques.
L’utilisation de l’IA par le gouvernement est un sujet controversé, compte tenu de sa puissance et de la manière dont elle peut être utilisée à mauvais escient. Certaines personnes pourraient en effet en tirer parti au détriment d’autres. Cependant, les gouvernements mettent de nombreux moyens en œuvre pour explorer les technologies d’IA, à la fois en termes d’opportunités et de risques. Il est possible d’utiliser l’IA pour améliorer le quotidien des citoyens et accroître l’économie. Le risque inhérent à l’IA concerne le fait que d’autres pays pourraient l’utiliser pour mener des guerres et favoriser une croissance économique. Dans certains scénarios où la réussite d’une personne se ferait au détriment d’une autre, les gouvernements qui excellent dans l’IA pourraient désavantager d’autres pays.
Des gouvernements fédéraux aux gouvernements locaux, tous les élus sont curieux de savoir comment l’IA pourrait les aider à mieux réaliser leurs tâches. De nombreux dirigeants estiment que l’adoption et la maîtrise de l’IA leur offriront un avantage concurrentiel par rapport à leurs homologues et les protégeront de potentiels conflits.
Les agences gouvernementales ont accès à plusieurs jeux de données enrichis regroupant des données structurées et non structurées qui, en adoptant l’IA, pourraient fournir davantage d’informations. Comprendre que les données peuvent aider les gouvernements permettra de fournir de meilleurs services aux citoyens.
Chaque gouvernement peut adopter une IA digne de confiance qui lui fournira des conseils sur le déploiement et l’utilisation sûrs et sécurisés des systèmes d’IA.
On compte plus de 1 000 projets de politique d’IA à l’initiative de 69 pays, territoires et de l’UE, dont près de 800 projets de gouvernance, d’après l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)1.
Bien que chaque pays poursuive sa propre stratégie en matière d’IA, le développement de cette technologie comporte des risques qui pourraient avoir un impact sur chaque pays. C’est pourquoi plusieurs partenariats mondiaux ont été mis en place, le but étant de réunir les dirigeants afin de discuter de ces défis et partager des ressources.
À titre d’exemple, l’ONU a créé en 2023 un organe consultatif sur l’IA2 composé de fonctionnaires, de dirigeants du secteur privé et de chercheurs universitaires. L’ONU organise également chaque année le sommet AI for Good. Le Forum économique mondial3 dispose également d’un groupe de travail sur l’IA.
Voici les pays ou les régions qui adoptent l’IA :
Le gouvernement des États-Unis a investi des fonds et financé des recherches dans le domaine émergent de l’IA.
En 2023, le président américain Joe Biden a publié un décret exécutif4 demandant aux agences fédérales de participer à l’élaboration de directives, de normes et de bonnes pratiques pour la sûreté et la sécurité de l’IA. Le Bureau de la gestion et du budget de la Maison-Blanche annonçait alors fin novembre 2024 que des progrès continuaient d’être réalisés dans le cadre de l’élaboration de la première politique gouvernementale5 visant à exploiter l’IA et à atténuer les risques sur la base de ce décret.
Ce décret fait partie d’un plus grand objectif du gouvernement visant à établir une gouvernance intelligente de l’IA pour profiter de toutes les opportunités et se préparer aux défis tout en gardant une longueur d’avance sur les autres pays.
Le gouvernement américain n’est que l’un des nombreux gouvernements mondiaux à investir dans l’IA. Les experts du secteur décrivent souvent la bataille pour la suprématie de l’IA comme une course entre la Chine et les États-Unis6. La Chine investit massivement dans le développement d’outils d’IA. Le gouvernement chinois a également élaboré des lois sur la façon dont ses citoyens peuvent utiliser des outils d’IA générative tels que ChatGPT7.
Le Royaume-Uni a mis en place un Bureau dédié à l’intelligence artificielle8, qui a ensuite été intégré au Département des sciences, de l’innovation et de la technologie en février 2024.
Elle a également annoncé en 2021 un plan sur 10 ans9 visant à faire de la Grande-Bretagne une superpuissance mondiale de l’IA grâce à des investissements dans la recherche et le développement, à une adoption plus large de l’IA dans plusieurs secteurs et régions et à des investissements accrus dans les entreprises d’IA.
L’Union européenne a présenté son programme Décennie numérique de l’Europe10, « une vision durable et centrée sur l’humain pour la société numérique tout au long de la décennie numérique afin de donner aux citoyens et aux entreprises les moyens d’agir ». L’objectif du programme est d’accroître la capacité de recherche et la capacité industrielle tout en respectant l’éthique et en protégeant les droits des citoyens.
Les pays membres de l’UE se sont réunis pour créer un plan coordonné en matière d’intelligence artificielle et une proposition de législation afin de renforcer les règles de leur approche de l’IA.
Les politiques de l’Inde en matière d’IA ont changé au fil du temps. En 2023, à l’occasion du G20, le gouvernement a déclaré « poursuivre une approche réglementaire et de gouvernance favorisant l’innovation qui maximise les avantages et tient compte des risques associés à l’utilisation de l’IA ».
Le gouvernement a également encouragé activement l’utilisation de l’IA au profit du bien-être social12, en particulier pour la détection des maladies et l’amélioration de l’agriculture.
Selon le magazine The Economist13, le parti au pouvoir, le Parti libéral-démocrate, veut que le Japon devienne « le pays le plus convivial au monde en matière d’IA ». Le pays permet aux entreprises d’entraîner leurs modèles sur tous les types de contenu sans restrictions et ne dispose d’aucune loi spécifique régissant une utilisation responsable de l’IA. Malgré l’absence de restrictions, le Japon n’est pas considéré comme l’un des leaders en matière de développement de l’IA14. Il espère toutefois rattraper son retard au cours des prochaines années.
Le gouvernement brésilien prend des mesures15 pour renforcer le leadership de l’IA en Amérique du Sud. Le pays a récemment annoncé une campagne de plusieurs milliards de dollars pour investir dans des technologies d’IA développées sur son sol afin de réduire sa dépendance aux outils externes.
Les gouvernements fédéraux, étatiques et locaux peuvent établir des politiques de gouvernance claires sur la façon dont ils envisagent d’utiliser l’IA. Ils peuvent préciser dans quels contextes ils doivent utiliser l’IA et quand son utilisation n’est pas acceptable. Le gouvernement fournit également des conseils à chaque État, bien qu’il puisse adopter ses propres lois concernant l’utilisation de l’IA.
Historiquement, les gouvernements ont financé la recherche en technologie pour innover. On doit la naissance de l’Internet16 à l’American Defense Advanced Research Projects Agency et à ses recherches sur la connectivité réseau. Les expériences et les recherches de la NASA ont donné lieu à plusieurs inventions modernes que nous utilisons encore aujourd’hui, notamment les LED et la mousse à mémoire de forme17. Le gouvernement américain peut rechercher des solutions d’IA et financer d’autres chercheurs qui étudient des utilisations pratiques de l’IA.
Dans de nombreux cas, le secteur privé dirige le développement et le déploiement des outils et des systèmes d’IA. Si ce dernier peut développer ses propres outils, il est évident que la plupart des gouvernements devront adopter certaines technologies mises au point par les entreprises. Les États-Unis ont commencé à réfléchir à un « projet similaire au projet Manhattan » 18, qui permettrait d’établir une collaboration plus étroite entre le secteur privé et le secteur public et de financer le développement de l’IA. En outre, les grandes universités et les organisations à but non lucratif mènent d’importantes recherches sur l’IA, et les gouvernements pourraient bénéficier d’un partenariat avec elles.
Une fois les politiques mises en place, l’agence gouvernementale responsable de leur application doit s’assurer que tout le monde respecte les règles. La conformité concerne les agences gouvernementales elles-mêmes et les entreprises privées dans leur juridiction. Parmi les exemples de conformité, citons l’établissement et le respect de dispositifs de sécurité et d’autres lois dictant l’utilisation de l’IA pour protéger la confidentialité et éviter tout type d’application inégale. Ainsi, une banque ou une agence immobilière ne peut pas utiliser d’algorithmes qui créent une discrimination à l’encontre d’un groupe spécifique de personnes en matière de logements ou de prêts. Les gouvernements pourraient avoir besoin d’auditer ces outils pour garantir la conformité.
Plusieurs types de technologies d’IA sont déployées par les États pour assurer divers cas d’utilisation.
La vision par ordinateur exploite le machine learning et les réseaux neuronaux pour aider les ordinateurs à analyser les informations des images, des vidéos et d’autres entrées visuelles et à les transformer en données exploitables. Composant essentiel de la vision par ordinateur, la reconnaissance de formes permet aux ordinateurs d’identifier les similitudes entre les objets pour prendre des décisions par rapport aux données à l’écran. Les gouvernements peuvent utiliser la vision par ordinateur pour plusieurs fonctions clés : la reconnaissance faciale, par exemple, qui peut aider à identifier les suspects dans des affaires criminelles. Elle peut également être utilisée pour prendre des décisions logistiques, telles que l’analyse de la circulation pour déterminer la nécessité d’un panneau Stop ou d’un feu de signalisation dans une zone spécifique.
L’IA générative affecte tous les domaines, en particulier les gouvernements et leurs relations avec leurs citoyens. Les gouvernements utilisent l’IA générative dans plusieurs cas : les agences gouvernementales ont par exemple commencé à intégrer la technologie dans leurs outils internes pour aider les fonctionnaires à gagner en précision et en efficacité dans leurs tâches. IBM a aidé la ville d’Helsinki à déployer des assistants virtuels qui pouvaient aider les employés très occupés à répondre aux questions des concitoyens plus rapidement et avec plus de précision.
Les outils d’IA générative peuvent aider ces employés à localiser plus rapidement les informations pertinentes des services et à poser des questions aux assistants virtuels pour découvrir leurs options. Ces mêmes agences peuvent aussi introduire des chatbots destinés au public que les citoyens pourront interroger pour obtenir des informations.
Ces outils sont particulièrement utiles pour les organisations qui interagissent directement avec les citoyens. Les chatbots alimentés par l’IA sont également un outil puissant permettant aux parlementaires d’interagir avec leurs concitoyens. Enfin, l’utilisation de l’IA générative permet d’aider les gouvernements à moderniser leurs applications et leur code. Elle contribue notamment à relier le code moderne aux technologies existantes, telles que les mainframes, pour garantir leur bon fonctionnement.
Une étude de l’Institute for Business Value d’IBM a révélé que la majorité des personnes interrogées à travers le monde s’accordent à dire que les gouvernements devraient utiliser l’IA pour « le service client, les services de conseil fiscal et juridique et à des fins éducatives ».
On parle d’automatisation intelligente lorsque l’on utilise des technologies d’automatisation comme le business process management (BPM) et l’automatisation robotisée des processus (RPA) pour améliorer la prise de décisions et les actions à l’échelle du gouvernement. Les gouvernements peuvent recourir à l’automatisation intelligente pour traiter les demandes de naturalisation ou de subvention, par exemple. Cette technologie peut également accélérer l’embauche des employés en identifiant les candidats qui indiquent les compétences recherchées dans leur CV.
En plus d’alimenter la vision par ordinateur, le machine learning accélère et améliore d’autres technologies d’IA en générant de puissants résultats. Il permet notamment de collecter et d’analyser les données plus efficacement, offrant aux agences gouvernementales la possibilité de créer des informations plus exploitables à partir des données qu’elles collectent.
Le traitement automatique du langage naturel (NLP) est une technologie qui apprend aux ordinateurs à comprendre et à communiquer en adoptant un langage humain. Composant essentiel de l’IA générative, il permet aux chatbots et aux assistants virtuels de comprendre les invites de commandes et de réagir en conséquence. Le NLP peut aider les fonctionnaires à trier les informations envoyées, telles que les demandes d’aide, et à identifier les problèmes les plus urgents à résoudre. Il peut également aider les agences gouvernementales à passer au crible les réseaux sociaux et d’autres forums en ligne19 pour comprendre les problèmes rencontrés par leurs citoyens.
La reconnaissance optique de caractères (OCR) est une technologie qui convertit les images textuelles en un format lisible par les machines. Il s’agit de la technologie qui permet de numériser le contenu de la Bibliothèque du Congrès afin d’établir des bases de données consultables et de créer des sauvegardes redondantes en cas de perte ou de destruction de documents. Elle permet également à d’autres agences gouvernementales de mettre en ligne leurs anciens documents.
L’IA représente un avantage certain pour différents services gouvernementaux, notamment :
Les gouvernements peuvent utiliser l’IA pour identifier les bugs au sein du code existant et le moderniser en optant pour de nouveaux langages. L’Office of Personnel Management (OPM) prévoit par exemple d’utiliser l’IA pour moderniser son ancien système informatique afin d’améliorer la qualité des services proposés à ses retraités.
Bien que l’IA elle-même puisse induire des risques pour les infrastructures gouvernementales, les agences gouvernementales peuvent également l’utiliser pour renforcer leurs défenses en matière de cybersécurité. En effet, des études montrent que l’utilisation de capacités d’IA et d’automatisation permet de détecter les cyberincidents et d’y répondre plus rapidement. La détection et l’atténuation des menaces à l’aide de l’IA peuvent aider les gouvernements à réagir plus rapidement pour protéger les jeux de données importants.
Il existe aussi des risques climatiques et d’autres défis géopolitiques qui obligent les gouvernements nationaux à mieux se préparer aux incidents à venir. L’IA peut aider les gouvernements à examiner les données météorologiques passées et actuelles pour mieux prévoir de potentiels problèmes comme des inondations, des ouragans ou des feux de forêt. IBM a travaillé directement avec la NASA pour convertir les observations satellites de l’agence fédérale en cartes personnalisées pouvant suivre les changements environnementaux tels que les catastrophes naturelles.
L’IA peut contribuer à générer de meilleurs résultats pour les patients tout en réduisant les coûts20. Les agences de santé peuvent spécifiquement utiliser l’IA pour analyser les données des essais cliniques afin d’accélérer la découverte et l’approbation des médicaments. Elles peuvent également l’utiliser pour minimiser les tâches manuelles administratives et d’approbation. En outre, l’IA est capable de recueillir et d’analyser des données de santé publique pour permettre une meilleure détection de potentielles pandémies potentielles ou d’autres problèmes de santé.
De puissantes plateformes de ML peuvent aider les agences fédérales chargées de l’application de la loi à mieux suivre les menaces à l’intérieur et à l’extérieur du pays et à élucider des crimes. Grâce à la reconnaissance de formes, l’IA peut analyser les caméras de surveillance, notamment dans les aéroports, pour identifier des suspects. Cependant, les gouvernements doivent utiliser cette technologie de manière équitable et éviter tout comportement discriminatoire pour protéger les droits civiques de leurs citoyens. Elle peut également aider les services juridiques à accélérer le traitement et la résolution des affaires. Le gouvernement allemand a travaillé avec IBM à l’utilisation de l’IA afin d’améliorer sa capacité à résorber ses affaires en retard. IBM a personnalisé un bot d’IA nommé OLGA qui a extrait les métadonnées et catégorisé les affaires.
De nombreux gouvernements fédéraux sont les principaux acheteurs de biens et de services à l’intérieur de leurs frontières, et nombre d’entre eux ont mis en place des règles spécifiques qui dictent où et auprès de qui ils peuvent acheter ces produits. L’approvisionnement par l’IA permet de collecter des informations sur les fournisseurs potentiels et aide les gouvernements à sélectionner la bonne organisation en fonction des critères qu’ils ont définis.
L’adoption de l’IA présente plusieurs avantages pour les États.
Les gouvernements qui utilisent l’IA peuvent disposer d’analyses prédictives plus puissantes qui les aideront à accomplir des tâches importantes comme détecter des menaces externes, des crises sanitaires et des difficultés financières telles que l’inflation. En appréhendant rapidement les événements qui pourraient se produire, les gouvernements peuvent prendre des décisions plus éclairées susceptibles de minimiser les répercussions de ces incidents.
Les gouvernements ont adopté l’IA notamment car ils pensent qu’elle peut les aider à gagner en efficacité et à mieux servir les citoyens. La réduction des tâches manuelles pour collecter et analyser les données, approuver les demandes et répondre aux questions des citoyens a pour effet d’améliorer les conditions de vie. À titre d’exemple, l’IA peut accélérer la collecte d’informations pour les documents juridiques, ainsi que le traitement et l’expédition de documents comme des passeports.
L’IA contribue également à réaliser des économies de diverses manières. En effet, les gains d’efficacité réduisent les coûts du gouvernement, qui peuvent être répercutés sur les consommateurs ou utilisés pour diminuer la dette publique. De même, l’investissement des gouvernements dans l’IA signifie que les entreprises privées spécialisées dans l’IA et les technologies peuvent bénéficier de subventions ou vendre leurs services au gouvernement. Enfin, les entreprises qui souhaitent travailler avec les gouvernements devront également adopter l’IA, ce qui créera d’autres opportunités économiques pour les entreprises qui proposent des services d’IA.
L’IA peut améliorer les opérations gouvernementales en fournissant aux législateurs plus d’informations et en leur permettant d’interroger l’IA générative pour comprendre les stratégies potentielles. Les gouvernements peuvent utiliser les modèles d’IA pour décider plus rapidement de leurs budgets et allouer les fonds aux agences et aux organisations à but non lucratif qui en dépendent.
Une utilisation responsable de l’IA par les États est indispensable pour surmonter les défis que pose la technologie.
La plupart des spécialistes de l’IA, voire tous, pensent que l’humanité sera capable de créer une intelligence artificielle générale (IAG). Selon cette théorie, l’IA finira par être capable de réaliser n’importe quelle tâche cognitive propre aux humains, bien souvent sans intervention humaine. L’IAG présente d’incroyables avantages, tels que l’accès de chaque personne aux quatre coins du monde à son propre médecin IA 24 h/24, 7 j/7 et 365 jours par an, ce dernier étant capable de réaliser des diagnostics en temps réel et d’aider à prévenir l’apparition d’autres maladies.
On craint également que l’IA devienne trop puissante ou qu’elle évolue rapidement et devienne une superintelligence grâce à laquelle les machines commencent à prendre des décisions qui profitent à elles-mêmes et non à l’humanité. Bien que l’IAG et la superintelligence ne devraient pas se produire de sitôt, voire peut-être jamais, elles montrent pourquoi les gouvernements doivent être étroitement impliqués dans le développement et la réglementation de l’IA.
Les citoyens attendent de leurs gouvernements démocratiquement élus qu’ils protègent leurs droits et suppriment toute discrimination. Les modèles d’IA provenant de données créées par l’homme, ils peuvent hériter des biais et préjugés humains. Les agences gouvernementales doivent établir leurs propres protocoles de sécurité pour protéger les droits civiques de leurs citoyens et minimiser les dommages causés par l’IA.
Par exemple, les outils de prévision policière alimentés par l’IA s’appuient sur des données historiques. Si ces données originales sont le résultat d’un profilage ethnique injuste, cela peut perpétuer l’effet négatif durable du ciblage disproportionné des communautés minoritaires.
Les pirates qui accèdent aux données menacent le temps de fonctionnement des services publics et, lorsqu’ils attaquent un gouvernement fédéral, la sécurité nationale. L’utilisation d’applications d’IA peut renforcer l’exposition aux risques. Dans le même temps, les gouvernements peuvent utiliser l’IA pour protéger l’ensemble de leurs données.
Pour certains citoyens, l’IA est un outil simple qu’ils utilisent dans leur vie quotidienne pour obtenir des réponses et effectuer des tâches plus efficacement. Ainsi, un habitant qui souhaite comprendre comment une nouvelle loi va l’affecter préférera interagir avec un chatbot. Cependant, d’autres personnes choisiront d’appeler un fonctionnaire. Alors que les gouvernements adoptent l’IA et créent des outils qui l’utilisent, ils doivent également répondre aux besoins des citoyens qui ne veulent pas l’utiliser.
1 National AI policies & strategies, L’Observatoire OCDE des politiques de l’IA.
2 Membres de l’Organe consultatif de haut niveau multipartite sur l’intelligence artificielle, Conseil consultatif des Nations Unies sur l’IA.
3 AI Governance Alliance, Forum économique mondial.
4 Executive Order on the Safe, Secure, and Trustworthy Development and Use of Artificial Intelligenc, WhiteHouse.gov, 30 novembre 2023.
5 Memorandum for the Heads of Executive Departments and Agencies, WhiteHouse.gov, 28 mars 2024.
6 The US and China Are in an All Out Race for AI Domination, Bloomberg, 22 juillet 2024.
7 China finalizes first-of-its-kind rules governing generative A.I. services like ChatGPT, CNBC, 13 juillet 2023.
8 Office for Artificial Intelligence became part of Department for Science, Innovation and Technology in February 2024, GOV.UK.
9 National AI Strategy, Gouvernement du Royaume-Uni.
10 Décennie numérique de l’Europe, Commission européenne.
12 India’s AI Strategy : Balancing Risk and Opportunity, Carnegie India, 22 février 2024.
13 Japan is remarkably open to AI, but slow to make use of it, Economist, 24 octobre 2024.
14 Japanese companies lag in AI adoption, white paper says, Japan Times, 5 juillet 2024.
15 Brazil’s Ambitious AI Plan to Pioneering Technological Sovereignty, Latin American Post, 31 juillet 2024.
16 How the internet was invented, The Guardian, 15 juillet 2016.
17 20 Inventions We Wouldn’t Have Without Space Travel, JPL, 20 mai 2016.
18 US government commission pushes Manhattan Project-style AI initiative, Reuters, 20 novembre 2024.
19 Natural Language Processing (NLP) : Applying Sentiment Analysis to Improve Government Customer Experience, Bureau of Fiscal Services.
20 These economists say artificial intelligence can narrow U.S. deficits by improving health care, CNBC, 28 novembre 2024.
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