DSMSERV RESTORE DB (Restaurer une base de données à un point de cohérence en utilisant le stockage d'objets Cloud)

IBM Storage Protect utilise les données d'identification de cloud fournies par l'utilitaire DSMSERV RESTORE DB pour obtenir un fichier de configuration d'unité, un fichier d'historique de volume et un fichier de clé principale chiffré à partir du stockage en cloud. Ces fichiers sont ensuite utilisés pour restaurer la base de données à un point de cohérence qui est identique ou antérieur au point de cohérence des informations obtenues depuis le stockage d'objets Cloud.

Vous pouvez utiliser des sauvegardes complètes et incrémentielles de base de données ou encore des sauvegardes instantanées de base de données pour restaurer une base de données à un point de cohérence.
Attention: Si l'historique des volumes et les fichiers de configuration des unités les plus récents sont disponibles dans le répertoire de base de l'instance de serveur, les données d'identification du cloud ne sont pas requises pour la restauration de la sauvegarde de base de données la plus récente.

Syntaxe

Lire le diagramme de syntaxeIgnorer le diagramme de syntaxe graphique DSMSERV 1-unom_utilisateur1-irép_instance-kServer12-knom_clé-ooptions_file1 -quiet RESTORE DB TODate = date TOTime=23:59:59TOTime=heurePReview=NoPReview=YesNoRESTOREKeys=YESRESTOREKeys=YESONLYPASSword=motdepasse_sauvegarde_bdPROMPT=YesPROMPT=YesNoCLOUDType=AZureS3GOOGleBUCKETName=bucket_name3CLOUDUrl=url_cloudIDentity=identité_cloud4CLOUDPAssword=mot_de_passe_cloud5SERVERName=server_nameKEYLocation=emplacement_clé6
Remarques :
  • 1 Ce paramètre s'applique uniquement aux serveurs AIX® et Linux® .
  • 2 Ce paramètre s'applique uniquement aux serveurs Windows.
  • 3 Le paramètre BUCKETNAME est valide uniquement si vous spécifiez CLOUDTYPE=S3 ou CLOUDTYPE=GOOGLE.
  • 4 Le paramètre IDENTITY n'est valide que si vous spécifiez CLOUDTYPE=S3.
  • 5 Le paramètre CLOUDPASSWORD ne s'applique pas si vous spécifiez CLOUDTYPE=GOOGLE.
  • 6 Le paramètre KEYLOCATION est valide uniquement si vous spécifiez CLOUDTYPE=GOOGLE.

Paramètres

Systèmes d'exploitation LinuxSystèmes d'exploitation AIX-u nom_utilisateur
Systèmes d'exploitation LinuxSystèmes d'exploitation AIXIndique un nom d'utilisateur à utiliser après la restauration de la base de données et l'initialisation du serveur.
Systèmes d'exploitation LinuxSystèmes d'exploitation AIX-i rép_instance
Systèmes d'exploitation LinuxSystèmes d'exploitation AIXIndique un répertoire d'instance à utiliser. Il devient le répertoire de travail en cours du serveur.
Systèmes d'exploitation Windows-k nom_clé
Systèmes d'exploitation WindowsIndique le nom de la clé de registre Windows à partir de laquelle extraire des informations sur le serveur. La valeur par défaut est SERVER1.
-o fichier_options
Indique un fichier d'options à utiliser.
Systèmes d'exploitation LinuxSystèmes d'exploitation AIX-quiet
Systèmes d'exploitation LinuxSystèmes d'exploitation AIXIndique que les messages envoyés à la console sont supprimés.
TODate (obligatoire)
Indique la date choisie pour la restauration de la base de données. Les valeurs suivantes sont possibles :
MM/JJ/AAAA
Spécifie que vous souhaitez restaurer la base de données au moyen de la dernière série de sauvegardes créée avant la date spécifiée.
TODAY
Spécifie que vous souhaitez restaurer la base de données au moyen de la dernière série de sauvegardes créée avant la date actuelle.
TODAY-numdays ou-numdays
Précise que vous voulez restaurer la base de données au moyen de la dernière série de sauvegardes créée avant la date spécifiée, qui correspond à la date actuelle, moins le nombre de jours spécifié.
TOTime
Indique l'heure choisie pour la restauration de la base de données. Ce paramètre est facultatif. La valeur par défaut correspond à la fin de la journée (23:59:59). Les valeurs admises sont les suivantes :
HH:MM:SS
Spécifie que vous souhaitez restaurer la base de données à l'aide de la dernière série de sauvegardes créée à la date et à l'heure spécifiées dans le paramètre TODATE ou avant celles-ci.
NOW
Spécifie que vous souhaitez restaurer la base de données à l'aide d'une série de sauvegardes créée à la date et à l'heure courantes spécifiées dans le paramètre TODATE ou avant celles-ci.

Par exemple, si vous exécutez l'utilitaire DSMSERV RESTORE DB à 9:00 à l'aide de TOTIME=NOW, la base de données est restaurée au moyen de la dernière série de sauvegardes créée au plus tard à 9:00 à la date spécifiée dans le paramètre TODATE.

NOW-numhours: numminutes ou-numhours: numminutes
Spécifie que vous souhaitez restaurer la base de données à l'aide d'une série de sauvegardes créée à l'heure en cours ou avant celle-ci moins un nombre défini d'heures, voire de minutes, à la date indiquée dans le paramètre TODATE.

Par exemple, si vous exécutez l'utilitaire DSMSERV RESTORE DB à 9:00 avec TOTIME=NOW-3:30 ou TOTIME+-3:30, la base de données est restaurée à l'aide de la dernière série de sauvegardes créée à 5h30 ou avant à la date spécifiée dans le paramètre TODATE.

PReview
Si PREVIEW=YES, indique que le fichier historique des volumes et les volumes de sauvegarde de base de données sont analysés. Le système identifie les volumes de sauvegarde de base de données qui correspondent le mieux aux critères pour la restauration. Si les informations relatives à l'historique des volumes sont cohérentes avec les données auto-descriptives, un message signalant que la sauvegarde de base de données peut être utilisée pour la restauration est alors émis. Si elles sont incohérentes ou si la sauvegarde est introuvable, des messages d'erreur sont émis.

Si le paramètre PREVIEW n'a pas été spécifié ou a été défini à NO, et que l'historique du volume et les données auto-descriptives de la sauvegarde de la base de données sont cohérentes, l'opération de restauration s'exécute.

Si le paramètre PREVIEW n'est pas spécifié ou a pour valeur NO et que la synchronisation et la validation échouent, la restauration de la base de données n'est pas effectuée. Pour résoudre ce problème, assurez-vous que des volumes supplémentaires sont disponibles pour la restauration de la base de données et référencés depuis le fichier historique des volumes. Ou bien, supprimez l'opération ou la série de sauvegardes incomplètes pour que le serveur sélectionne une autre opération ou série préférée et continue la restauration de la base de données.

RESTOREKeys
Indique si la base de données doit être restaurée lorsque la clé de chiffrement principale du serveur est restaurée. Ce paramètre est facultatif. La valeur par défaut est YES. Vous pouvez spécifier l'une des valeurs suivantes :
Yes
Spécifie que la clé principale du serveur qui est utilisée pour chiffrer les données du pool de stockage est restaurée lorsque la base de données est restaurée.
Only
Indique que seule la clé principale du serveur est restaurée. La base de données n'est pas restaurée.
PASSword
Indique le mot de passe qui est utilisé pour protéger la sauvegarde de base de données. Ce mot de passe a été défini à l'aide de la commande SET DBRECOVERY ou BACKUP DB .
Attention: Si vous utilisez ce paramètre pour spécifier un mot de passe, celui-ci s'affiche sur la ligne de commande et n'est pas sécurisé. Si vous spécifiez une valeur pour le paramètre PASSWORD, vous devez aussi spécifier PROMPT=NO ; sinon, la commande échoue. Pour protéger ce mot de passe, utilisez la valeur de paramètre PROMPT=YES à la place du paramètre PASSWORD pour garantir que les utilisateurs seront invités à entrer un mot de passe. Lorsque vous utilisez la valeur de paramètre PROMPT=YES, le mot de passe n'apparaît pas sur la ligne de commande.
Si vous indiquez un mot de passe pour la base de données de sauvegarde, vous devez indiquez le même mot de passe dans la commande RESTORE DB pour restaurer la base de données. Si vous spécifiez l'une des valeurs de paramètre ci-après, vous devez spécifier un mot de passe avec la valeur de paramètre PROMPT=YES ou le paramètre PASSWORD.
  • Dans la commande DSMSERV RESTORE DB, RESTOREKEYS=YES
  • Dans la commande DSMSERV RESTORE DB, RESTOREKEYS=ONLY
  • Dans la commande SET DBRECOVERY, PROTECTKEYS=YES
PROMPT
Spécifie si l'utilisateur doit être invité à entrer le mot de passe qui est utilisé pour protéger la sauvegarde de base de données. Ce mot de passe pour protéger la clé de chiffrement principale a été défini à l'aide de la commande SET DBRECOVERY ou BACKUP DB.
Yes
Spécifie que le serveur invite l'utilisateur à entrer le mot de passe qui est utilisé pour protéger la sauvegarde de base de données. Ce paramètre permet de protéger le mot de passe ; il s'agit de la valeur par défaut lorsqu'un mot de passe est requis.
No
Spécifie que le serveur n'invite pas l'utilisateur à entrer le mot de passe. A la place, il utilise le mot de passe qui est spécifié à l'aide du paramètre PASSWORD. Si vous utilisez le paramètre PASSWORD avec la valeur de paramètre PROMPT=NO, le mot de passe apparaît sur la ligne de commande et des utilisateurs non autorisés peuvent y accéder. Si vous choisissez de spécifier le paramètre PASSWORD, vous devez aussi spécifier la valeur de paramètre PROMPT=NO.
CLOUDType
Spécifie le type d'environnement de cloud dans lequel rechercher les fichiers de configuration requis. Ce paramètre est facultatif.
AZure
Indique que la connexion utilise un système de cloud computing Microsoft Azure .
S3
Indique que la connexion utilise un système de cloud computing avec le protocole S3 (Simple Storage Service), tel que IBM Cloud Object Storage ou Amazon Web Services (AWS) S3.
GOOGle
Spécifie que la connexion utilise un système de cloud computing Google Cloud Storage.
BUCKETName
Indique le nom d'un compartiment « AWS S3 » ou « Google Cloud Storage », ou d'un IBM Cloud Object Storage « vault », dans lequel rechercher les fichiers de configuration requis. Ce paramètre est requis et valide uniquement si vous spécifiez CLOUDTYPE=S3 ou CLOUDTYPE=GOOGLE. Si vous avez spécifié CLOUDTYPE=Azure, n'indiquez pas le paramètre BUCKETNAME .
Le compartiment doit exister et avoir des droits de lecture, écriture et d'affichage de liste.
CLOUDUrl
Spécifie l'URL de l'environnement de stockage d'objets dans lequel rechercher les fichiers de configuration requis. Si vous avez spécifié CLOUDTYPE=GOOGLE, ne spécifiez pas le paramètre CLOUDURL . En fonction de votre fournisseur de cloud, vous pouvez utiliser un noeud final de service d'objet BLOB, une URL de noeud final de région, une adresse IP Accesser, un noeud final d'authentification public ou une valeur similaire pour ce paramètre. Veillez à inclure le protocole, tel que https:// ou http://, au début de URL. La longueur maximale de l'adresse Web est de 870 caractères. Ce paramètre est requis pour extraire les fichiers de configuration du stockage d'objets.
Pour les utilisateurs de IBM Cloud Object Storage : Pour optimiser les performances, utilisez plusieurs Accessers. Pour utiliser plusieurs IBM Cloud Object Storage Accesser, répertoriez les adresses IP Accesser en les séparant par une barre verticale (|), sans espaces, entre guillemets, comme dans l'exemple suivant:
cloudurl="accesser_url1|accesser_url2|accesser_url3"
IDentity
Spécifie l'ID utilisateur pour le cloud qui est indiqué dans le paramètre CLOUDURL. Ce paramètre est requis et est valide uniquement si vous spécifiez CLOUDTYPE=S3. Si vous avez spécifié CLOUDTYPE=Azure ou CLOUDTYPE=GOOGLE, n'indiquez pas le paramètre IDENTITY . Selon votre fournisseur de cloud, vous pouvez utiliser un ID de clé d'accès, un nom d'utilisateur, un nom de titulaire et un nom d'utilisateur, ou une valeur similaire. L'ID utilisateur peut comporter au maximum 255 caractères.
Astuce: Pour spécifier un nom de titulaire et un nom d'utilisateur, utilisez le format suivant:
tenant_name.user_name
CLOUDPAssword
Spécifie le mot de passe pour le cloud qui est indiqué dans le paramètre CLOUDURL. Si vous avez spécifié CLOUDTYPE=GOOGLE, ne spécifiez pas le paramètre CLOUDPASSWORD .En fonction de votre fournisseur de cloud, vous pouvez utiliser un jeton de signature d'accès partagé (SAS), une clé d'accès secrète, une clé d'API, un mot de passe ou une valeur similaire pour ce paramètre. Ce paramètre est requis pour extraire les fichiers de configuration du stockage d'objets Cloud. La longueur maximale du mot de passe est 255 caractères. S'il contient un caractère spécial, placez-le entre guillemets (").
Attention: Si vous choisissez d'utiliser ce paramètre pour spécifier un mot de passe, le mot de passe s'affiche sur la ligne de commande et n'est pas sécurisé. Si vous spécifiez une valeur pour le paramètre CLOUDPASSWORD, vous devez aussi spécifier PROMPT=NO ; sinon, la commande échoue. Pour protéger ce mot de passe, utilisez la valeur de paramètre PROMPT=YES à la place du paramètre CLOUDPASSWORD pour garantir que les utilisateurs seront invités à entrer un mot de passe. Lorsque vous utilisez la valeur de paramètre PROMPT=YES, le mot de passe n'apparaît pas sur la ligne de commande.
SERVERName
Spécifie le nom du serveur que vous restaurez. Ce paramètre s'applique uniquement à l'extraction des fichiers de configuration depuis le stockage d'objets Cloud. Le nom de serveur et l'identificateur global unique (GUID) peuvent être nécessaires pour déterminer l'emplacement spécifique des fichiers de configuration requis dans le stockage d'objets. Le paramètre est requis uniquement si des volumes de sauvegarde de base de données proviennent de plusieurs serveurs d'un même compartiment dans le stockage d'objets. Si des sauvegardes de base de données provenant de plusieurs serveurs se trouvent dans le même compartiment et que ce paramètre n'est pas spécifié, vous êtes invité à sélectionner l'emplacement correct pour votre sauvegarde de base de données.

Cette valeur peut être le nom du serveur ou le nom du serveur plus l'identificateur global unique (GUID) du serveur séparés par un tiret. Par exemple, si le nom de votre serveur est server1 et l'identificateur global unique (GUID) de votre serveur est fcbid280a8bd11e8g77b54e1adee4e87, cette valeur peut être server1 ou server1-fcbid280a8bd11e8g77b54e1adee4e87. Le nom ne peut pas comporter plus de 85 caractères.

KEYLocation
Indique le nom du fichier qui contient la clé du compte de service Google Cloud Storage au format JSON (JavaScript Object Notation). Ce paramètre est requis et est valide uniquement si vous spécifiez CLOUDTYPE=GOOGLE. Si vous avez spécifié CLOUDTYPE=AZURE ou CLOUDTYPE=S3, n'indiquez pas le paramètre KEYLOCATION.
L'opération de restauration exige que le fichier d'emplacement de clés se trouve à l'emplacement spécifié par le fichier de configuration d'unité. Si l'emplacement de la clé change et ne correspond plus à celui indiqué dans le fichier de configuration d'unité, déplacez le fichier de clé Google Cloud Storage pour qu'il se trouve à l'emplacement indiqué dans le fichier et relancez la restauration.

Exemple : restauration de la base de données à un point de cohérence

Restaurez la base de données telle qu'elle était le 12 décembre 2019 à 14h25.
 dsmserv restore db todate=12/12/2019 totime=14:45

Exemple : restauration de la clé principale du serveur sans restauration de la base de données

Pour restaurer la clé principale du serveur sans restaurer la base de données, exécutez la commande suivante :
dsmserv restore db restorekeys=only