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Grâce à l’IoT, les assureurs passent d’un rôle de « régleur » à celui de « protecteur » en matière d’assistance à domicile

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Avec l’Internet des Objets et l’arrivée des baby-boomers dans le grand âge, une nouvelle révolution est en marche. Elle est clairement porteuse de valeur pour les mutuelles et les assureurs dans le domaine de l’assistance à domicile de la personne et de la dépendance. Comment l’IoT accroît les possibilités d’innovation dans le secteur de l’assurance ? Par quel moyen les mutuelles et les assureurs peuvent-ils faire évoluer leur modèle économique ?

 

La révolution technologique est en marche

Les nouvelles technologies et leurs usages ont changé la donne. Tout d’abord, les objets connectés ont envahi notre quotidien – bracelet, montre, balance, réfrigérateur, tensiomètre, suivi du sommeil, thermostat, etc. Ces équipements « portables » et les nouvelles applications mobiles sont à l’origine de nouvelles données à explorer et valoriser.

Ensuite, des évolutions technologiques ont eu lieu comme la baisse significative du coût des capteurs, l’amélioration de la connectivité des objets, l’augmentation de la puissance de calcul des processeurs, le big data et sa valorisation grâce aux solutions analytiques et à l’Intelligence Artificielle, le développement de la cryptographie des données…

Enfin, les consommateurs et usagers ont gagné en maturité et sont maintenant prêts à partager leurs données en échange de services à valeur ajoutée. Pour les mutuelles et les assurances, ces changements sont sources de nouvelles opportunités, en particulier pour soutenir à domicile des personnes en perte d’autonomie, et aider les aidants de ces personnes âgées ou en situation de handicap.

 

Protéger : Un rôle qui va aller en grandissant chez les mutuelles et les assureurs

Face à cette révolution technologique et sociétale, les entreprises de ce secteur se transforment, ou ont tout intérêt à le faire. Elles passent progressivement d’un rôle aval de « régleur » (des sinistres et accidents) à un rôle de « protecteur », en amont des risques qu’elles couvrent, en offrant des services à leurs adhérents/assurés pour prévenir les risques : éviter les accidents domestiques, bien vieillir, manger mieux, se maintenir en forme, gérer ses soins et ses médicaments, aider les aidants, etc. Autant de services rendus possibles par le biais des objets connectés et de l’analyse de leurs données.

 

Enjeux et conséquences de cette révolution

Cette transformation de modèle économique amène les mutuelles et assureurs à se poser des questions importantes : Comment répartir la valeur entre la compagnie, ses partenaires et les adhérents/assurés ? Comment se positionner sur le marché pour éviter une désintermédiation par des acteurs qui ont su tirer parti du potentiel des objets connectés ? Comment transformer l’image classique d’une entreprise « porteuse de risque » pour l’amener vers une image « d’entreprise protectrice » ?…Cette évolution vers un rôle « protecteur » a trois conséquentes majeures :

  • Création de nouveaux écosystèmes intersectoriels. En voulant étoffer leur offre, les entreprises du secteur vont être amenées à développer une communauté. Cela prend la forme d’une place de marché, d’une collaboration avec des start-up, de partenariats avec des entreprises tierces.
  • Accélération du développement de nouveaux services. La valorisation des données en provenant des objets connectés conduit à une accélération du développement de nouveaux services, comme par exemple des offres de conseil en matière de santé, de bien-être ou de prévention.
  • Evolution de la relation client. La relation devient plus directe, en temps réel et avec une multiplication des contacts.

 

Le rôle des plateformes dans cette transformation

Profiter des opportunités de croissance, d’innovation et de productivité qu’offrent l’Internet des Objets passe par la mise en place de plateformes qui permettent aux mutuelles et assureurs de :

Collecter les données provenant de plusieurs univers : santé, nutrition, activité sociale, événements extérieurs, événements intérieurs, etc.
Agréger et analyser les données clefs : données personnelles, comportements, symptômes, nutrition, modes de vie, calories consommées, calories brulées, contrats d’assurance, etc.
Orchestrer, pour le porteur de risque et ses partenaires, les services destinés aux personnes âgées et à leurs aidants : services d’assistance, d’urgence, déplacement de l’infirmier, prise de rendez-vous médical, téléconsultation, service à domicile, etc.Développer une stratégie de plateforme est donc un levier clé pour permettre aux mutuelles et assureurs de transformer leur modèle au bénéfice de la santé et du bien-être de ses clients et des bénéficiaires, notamment des séniors et des personnes dépendantes.

 

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