
Pour des solutions adaptées à toutes les situations — de la congestion de la circulation aux brèches de sécurité —, les agences de sécurité publique peuvent rassembler de grands volumes de données disparates et se servir de l'analytique pour en tirer de nouvelles informations contextuelles et découvrir les tendances avant qu'elles se transforment en problèmes systémiques ou en événements de nature criminelle.
NYPD et IBM
C'est souvent un détail anodin qui permet de résoudre un crime. Un surnom. Une contravention. Une ancienne adresse. Et ce sont des milliards de détails anodins que contient l'entrepôt de données du Real Time Crime Center (RTCC) de la ville de New York.
Maintenant reconnue comme la grande ville la plus sûre des États-Unis, New York peut être citée en exemple pour montrer comment les villes deviennent de plus en plus intelligentes en matière de sécurité publique.
IBM a travaillé avec le service de police de New York (NYPD) pour créer un entrepôt de données pouvant rassembler des informations réparties dans des classeurs, des fiches et des notes manuscrites. Aujourd'hui, le RTCC contient des informations sur plus de 120 millions de plaintes criminelles enregistrées à New York, 31 millions de dossiers criminels nationaux et 33 milliards de dossiers publics... pour n'en nommer que quelques-uns.
Des fonctions d'analytique avancée et de recherche très élaborées font des liens entre les multiples bases de données. Les informations peuvent être affichées en quelques secondes sur une vidéomosaïque haute de deux étages. La photo d'un suspect y apparaît rapidement, ainsi que les détails qui le caractérisent — tatouages, infractions précédentes, adresses avec plans. Les données cruciales peuvent être transmises instantanément aux policiers sur la scène de crime. Le temps de réponse, qui se comptait en jours, se compte maintenant en minutes.
Leçons tirées d'une attaque terroriste
De l'autre côté de l'Atlantique, à Madrid, des spécialistes surveillent une autre banque semblable... Également gigantesque, celle-là affiche toutefois des images vidéo et informatisées aux fins de la coordination des services d'intervention d'urgence. C'est le cœur du centre intégré de sécurité et d'urgence de Madrid, lequel assure la coordination des ressources et des efforts entre divers services — police, incendie, routes, numéros d'urgence et unités de services ambulanciers, entre autres. La vidéomosaïque de 27,5 m affiche la circulation à partir de caméras de surveillance, des plans contenant des données GPS, ainsi que l'état et l'emplacement du personnel.
Le centre à été créé à la suite des attentats ferroviaires du 11 mars 2004, lesquels ont déclenché une intervention médicale rapide et massive, mais mal coordonnée. Les radiocommunications utilisaient des fréquences incompatibles et, sur place, les communications ne pouvaient se faire que par contact personnel ou par téléphone. Aujourd'hui, le centre s'assure, de façon rapide et intégrée, que les bonnes équipes d'intervention répondent à des urgences nombreuses et très diversifiées.
La viabilité économique de nos villes va de pair avec leur sécurité
Les administrations publiques se tournent vers des avancées technologiques que les entreprises utilisent déjà — mode capter-répondre autonome, analytique évoluée, visualisation et modélisation informatique — pour rendre leurs systèmes de sécurité publique plus intelligents et se préparer à changer fondamentalement, c'est-à-dire à prévoir et à éviter les événements plutôt que d'y réagir.

Chicago, É.-U. : surveillance urbaine
IBM aide la ville de Chicago à développer un des systèmes de sécurité urbains intelligents les plus avancés dans le cadre du projet Operation Virtual Shield (ÉU). Le système intègre la surveillance vidéo à grande échelle, la reconnaissance des plaques d'immatriculation, ainsi que des fonctions de recherche et d'analyse des tendances.
Finlande : engagements militaires plus intelligents
Les forces de défense finnoises (ÉU) participent à des missions de paix, notamment au Kosovo et en Afghanistan. Elles avaient besoin de mieux coordonner leurs systèmes d'informations, de les rendre plus agiles et de disposer d'une «image commune de la situation opérationnelle». Avec IBM, elles ont développé un centre basé sur une architecture orientée services (SOA) qui a grandement amélioré leur souplesse à s'adapter aux opérations militaires complexes et ambiguës d'aujourd'hui.
Colombie : front uni contre le crime organisé
Le groupe d'analyse des informations financières du gouvernement colombien a travaillé avec IBM pour développer un outil pouvant systématiquement rassembler des informations dispersées dans différentes agences, et les analyser pour découvrir des crimes potentiellement reliés. Le système basé sur une architecture SOA regroupe 16 entités gouvernementales en un front uni pour combattre le crime organisé.
