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La durabilité sur une planète plus intelligente

Nombreux sont ceux qui, devant faire face à des demandes apparemment irréconciliables de gérance de l'environnement et de relance de l'économie, se demandent si c'est même possible de vivre aujourd'hui sans empiéter sur l'avenir. La mondialisation, la croissance de la population et de la classe moyenne, l'urbanisation galopante — autant de concurrence pour des ressources qui se font de plus en plus rares — l'énergie, l'eau et les matières premières.

Pourtant, du point de vue d'une planète plus intelligente, l'opposition traditionnelle entre la nature et l'industrie n'est pas inévitable. Elle est remplacée par un modèle de pensée très différent qui s'appuie sur une nouvelle compréhension de la durabilité, qui la considère comme un concept à la fois opérationnel, économique et écologiquement rationnel.

La clé? Les données. Grâce à l'instrumentation omniprésente et à l'interconnexion mondiale, nous sommes maintenant en mesure d'en capturer une quantité et une variété sans précédent. Le trafic réseau mondial totalisera bientôt plus de la moitié d'un zettaoctet (1 suivi de 21 zéros). De plus, à l'aide de puissants nouveaux systèmes informatiques et de l'analytique évoluée, nous sommes en mesure d'en dégager un sens en temps réel.

Partout dans le monde, des dirigeants visionnaires analysent et exploitent ces flux de données pour créer des infrastructures durables de bout en bout — et ainsi permettre à des personnes, à des édifices, à des campus et à des villes entières d'interagir différemment. Dans le processus, ils modifient le comportement opérationnel pour soutenir la croissance tout en en tirant des avantages économiques et en atteignant des résultats environnementaux mesurables.

Prenez l'exemple de COSCO, une entreprise mondiale de transport en Chine, dont le nombre de centres de distribution est passé de 100 à 40, et qui a ainsi diminué ses coûts de logistique de 23 % et ses émissions de CO2 de 15 %, tout en maintenant ses niveaux de service à la clientèle.

Ou cet autre exemple au Royaume-Uni où le Department for Environment, Food and Rural Affairs a déployé une modélisation statistique pour connaître la consommation énergétique et calculer les réductions de CO2. En diminuant les émissions de carbone de plus de 2 000 tonnes métriques et en réduisant les coûts d'énergie TI de plus de 30 %, il compte économiser près de 500 000 $US annuellement.

Ou encore CenterPoint Energy, au Texas, qui crée un réseau de services publics intelligents afin de détecter les coupures de courant et d'instrumenter les maisons en installant des compteurs intelligents — ce qui permet aux propriétaires de maison de prendre des décisions plus intelligentes en matière de consommation. CenterPoint a déjà installé plus de 618 000 compteurs intelligents chez des consommateurs résidentiels et commerciaux à Houston.

Enfin, la City University de New York collabore avec Recherche IBM pour développer un outil analytique complet afin d'évaluer, de suivre, de prévoir, de simuler et d'optimiser la consommation d'énergie en se basant sur de grands ensembles de données provenant d'édifices dans un environnement urbain. Les résultats espérés? De meilleures prises de décisions, des économies d'énergie substantielles, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la diminution des coûts.

L'importance de ces approches plus intelligentes et plus globales est soulignée dans le rapport SMART 2020 du Climate Group, lequel estime qu'une meilleure efficacité énergétique et la réduction des gaz à effet de serre pourraient engendrer des économies de 1 billion de dollars US par année d'ici 2020 et une réduction de 7,8 Gt de CO2 à l'échelle mondiale.

Nous sommes en train de réaliser que, dans l'économie mondiale intégrée d'aujourd'hui, nous ne pouvons optimiser qu'un de ces systèmes, nous devons les optimiser tous. Et, grâce aux possibilités d'une planète plus intelligente, nous pouvons y arriver. Là où il n'y a pas si longtemps nous allions par déduction, nous pouvons maintenant utiliser notre savoir. Nous pouvons faire cela dans les systèmes contrôlés par des humains — voire dans la façon dont ces systèmes interagissent avec l'écosystème planétaire que nous partageons.

Bâtissons une planète plus intelligente.




PENSONS IBM