Indice IBM d’opinion sur les réseaux sociaux : l’analyse du trafic dans cinq villes du Canada révèle les principaux facteurs d’impact sur les encombrements, selon les citoyens.

Montréal (Québec), le 2 avril 2013 — Les conducteurs de cinq grandes villes du Canada sont stressés par leurs déplacements et se défoulent sur Facebook et Twitter, selon l’indice IBM d’opinion sur les réseaux sociaux. Cet indice permet d’extraire des informations utiles à partir du flot constant de données massives que représentent les messages circulant sur les médias sociaux.

Il existe peu de choses dans la vie urbaine qui changent aussi vite ou qui provoquent autant d’émotions et de commentaires que la circulation automobile. À l’aide d’une technologie d’analytique perfectionnée, IBM a analysé les échanges des réseaux sociaux sur le trafic pour extraire des données à partir de milliers de messages de citoyens de cinq villes du Canada. En connaissant l’opinion des gens sur leurs trajets préférés, les difficultés qu’ils éprouvent ou les modes de transport, les villes peuvent mieux planifier les investissements nécessaires dans l’infrastructure de transport et leur effet potentiel pour alléger les encombrements qui ne cessent d’augmenter.

À l’ère des volumes massifs de données, avec les blogues, les forums en ligne et les autres médias sociaux qui prennent continuellement de l’expansion, on peut, en suivant ce qui se dit dans les réseaux sociaux, analyser les attitudes et les actions des citoyens sans filtre, faire la distinction entre la sincérité et le sarcasme, et même prévoir les tendances au moment où elles apparaissent sur Internet. S’ils sont capables de comprendre les tendances qui naissent parmi les citoyens ou les consommateurs et d’y répondre rapidement, les responsables municipaux et les représentants d’autres organisations pourront prendre des décisions plus éclairées en se fondant sur des données utiles extraites des millions d’interactions quotidiennes des gens sur les réseaux sociaux. Ainsi bien informés, les décideurs pourront mieux mesurer et comprendre l’opinion publique sur des questions relatives aux clients ou aux services essentiels d’une municipalité, comme le transport en commun.

«La possibilité d’analyser efficacement les données», explique John Longbottom, chef, Villes plus intelligentes, IBM Canada, «définira les prochaines décennies du transport, dans les villes et au-delà. Dans le monde entier, les municipalités utilisent ce genre de connaissances pour mieux équiper leurs systèmes de transport de capteurs ou de téléphones mobiles, pour mesurer l’état des actifs et pour détecter des tendances afin de mieux planifier les trajets et les horaires, et d’optimiser les véhicules, l’équipement et les installations dans le but d’augmenter la capacité.»

L’analyse récente effectuée par IBM sur le contenu disponible publiquement dans les médias sociaux au sujet du trafic dans cinq grandes villes du Canada présente un panorama changeant, en temps réel, de l’opinion publique sur la circulation automobile. Il est apparu immédiatement que les Torontois sont les conducteurs canadiens qui s’expriment le plus. C’est à Toronto que les messages sur le trafic étaient les plus nombreux, de même que les plus négatifs : sur une période de 11 mois, on a recensé 10 000 messages Twitter à ce sujet, dont 40 % étaient négatifs.

Le volume des sentiments négatifs à l’égard du stationnement à Toronto, selon la recherche, indique qu’il s’agit du problème de circulation le plus pressant. Les conducteurs cherchent désespérément une place pour leur voiture, puis expriment plus tard leur frustration sur Twitter.

L’opinion sur le stationnement était semblable dans les autres villes. On peut en conclure que mettre l’accent sur les places de stationnement et cibler les communications sur la disponibilité des places constituent une possibilité pour les 5 villes de réduire le stress des conducteurs et la congestion urbaine.

À l’autre bout du spectre, Halifax avait moins de 1 000 messages liés au trafic, parmi lesquels 20 % seulement étaient négatifs. Mais Halifax avait une «intensité du trafic» supérieure à celle des autres villes, à l’exception de Vancouver. L’intensité du trafic est le rapport du nombre total de messages divisé par le nombre de citoyens. Quand il y a plus d’activité sur les réseaux sociaux dans une population moindre, cela indique que le sujet de la circulation par personne est beaucoup plus important sur les côtes – à Vancouver et à Halifax – qu’à Montréal, Toronto ou Edmonton. En fait, c’est à Montréal que l’intensité du trafic était la moins élevée, ce qui donne à penser que les Montréalais, par personne, sont relativement blasés par rapport aux problèmes de circulation ou, du moins, qu’ils n’en parlent pas beaucoup sur Twitter, selon l’indice.

Parmi tous les messages analysés, «déplacements» et «stress» étaient de loin les sujets les plus courants liés à la circulation. «Météo» et «travaux» étaient les moins courants.

«Il peut sembler évident de faire remarquer que les gens ont une perception négative du trafic, poursuit M. Longbottom, mais même pour un sujet dont la cause et l’effet semblent si clairs, si on était en mesure d’analyser un vaste flot de données pour isoler les problèmes précis, cela pourrait nous aider grandement à prendre des mesures correctives. Pour un planificateur municipal ou le chef de la mise en marché d’une entreprise, il est indispensable de savoir rapidement où affecter ses ressources afin d’avoir le plus d’impact sur les enjeux qui importent le plus aux citoyens ou aux clients.

Au sujet de l’indice IBM d’opinion sur les réseaux sociaux
L’indice IBM d’opinion sur les réseaux sociaux fait appel à l’analytique évoluée et aux technologies de traitement du langage naturel pour analyser de grandes quantités de données trouvées sur les médias sociaux afin d’évaluer l’opinion publique. L’indice peut identifier et mesurer les sentiments positifs, négatifs et neutres indiqués dans les forums publics, comme Twitter, les blogues, les babillards et d’autres médias sociaux, et fournir rapidement des informations relatives aux conversations des consommateurs sur les enjeux, les produits et les services. Représentant une nouvelle forme d’études de marché, les analyses de l’opinion publique offrent aux organisations de nouvelles connaissances qui peuvent les aider à mieux comprendre les tendances de consommation et à mieux y répondre.

Pour en savoir plus sur l’analytique des affaires IBM, allez à http://www.ibm.com/smarterplanet/ca/fr/business_analytics/ideas/index.html?re=sph. Suivez la conversation à #IBMIndex sur Twitter. Pour avoir d’autres renseignements sur le projet Villes plus intelligentes d’IBM, allez à http://www.ibm.com/smarterplanet/ca/fr/smarter_cities/overview/index.html.
Suivez la conversation à #smartercities sur Twitter.

Renseignements :

Joanne Fortin
IBM Canada Ltée
Tél. : 514 964-8558 fortin@ca.ibm.com