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Le superordinateur IBM de l’université de Toronto est le système le plus puissant au Canada

Le système iDataPlex IBM prédit les risques futurs tels que le rétrécissement accéléré de la banquise dans l’océan Arctique, et le changement climatique en Ontario et dans la zone de la ligne de partage des eaux des Grands-Lacs.

MONTRÉAL (QUÉBEC), le 18 juin 2009 — Le consortium SciNet de l’université de Toronto, Calcul Canada et IBM (NYSE : IBM) ont annoncé aujourd’hui la fin des travaux de construction d’un superordinateur pour SciNet, dont la vitesse de traitement maximale est de plus de 300 trillions d’opérations par seconde, ce qui fait de ce système le superordinateur le plus puissant dans tout le Canada, et l’un des plus performants et des plus écoénergétiques de la planète.

Affichant une performance de pointe supérieure à 300 trillions de calculs à la seconde, le System x iDataPlex IBM, doté de 30 240 processeurs Intel 5500 de 2,53 GHz, est entièrement refroidi à l’eau. Il se classerait actuellement dans le peloton des 15 superordinateurs les plus puissants sur la liste des 500 superordinateurs les plus performants du monde.

Le consortium, qui réunit l’université de Toronto et des hôpitaux de recherche affiliés, confortera la position concurrentielle de SciNet dans le secteur mondial des projets de recherche de grande importance. Les projets touchent les recherches avancées dans diverses disciplines telles que l’aérospatiale, l’astrophysique, la bio-informatique, la physique chimique, la modélisation climatique, l’imagerie médicale, ainsi que le projet international ATLAS dont l’objectif est d’étudier les forces fondamentales qui régissent l’univers.

SciNet est un des sept consortiums qui ensemble constituent Calcul Canada, une ressource de superinformatique haute performance mise à la disposition des établissements d’enseignement supérieur. SciNet bénéficie du financement de la Fondation canadienne pour l’innovation, du gouvernement de l’Ontario et de l’université de Toronto.

Le serveur iDataPlex IBM est tout indiqué pour les centres de données ayant un besoin de performances élevées dont l’environnement est limité en termes d’espace et d’infrastructure d’alimentation et de refroidissement. Il offre jusqu’à cinq fois la densité de traitement des serveurs de la concurrence et une technologie inédite de refroidissement par eau grâce à l’échangeur thermique installé sur sa porte arrière, ce qui lui permet de dissiper une quantité de chaleur plus grande qu’il n’en produit. À cela s’ajoutent des technologies d’économie d’énergie supplémentaires telles que le logiciel d’allocation dynamique des ressources qui met automatiquement hors fonction les processeurs non utilisés, de même que la conception avancée de la salle informatique de l’université de Toronto qui permet d’économiser une quantité d’électricité suffisante pour alimenter 700 foyers pendant un an.

«Maintenant que la grappe iDataPlex IBM est opérationnelle, SciNet sera en mesure de fournir des services de calcul de hautes performances aux chercheurs canadiens qui pourront dès lors bénéficier des prestations équivalentes à ce qui se fait de mieux ailleurs dans le monde», a déclaré M. Richard Peltier, directeur scientifique de SciNet et directeur du Centre for Global Change Science. «Cet ordinateur vraiment unique, tant sur le plan de la puissance de calcul que sur le plan de l’efficacité énergétique, constitue une réussite éclatante pour Calcul Canada, la plateforme nationale de calcul hautes performances et l’université de Toronto dans son ensemble.»

À titre de physicien spécialisé en physique des planètes et en modélisation climatique, le professeur Peltier a mené des recherches sur les répercussions du réchauffement planétaire causé par les gaz à effet de serre, travaux auxquels le nouveau superordinateur pourra apporter une aide inestimable. Le centre de données de SciNet se classera parmi les centres de superinformatique les plus avancés du monde, destinés à l’étude des modèles de haute résolution servant à prévoir les changements sur la planète, notamment le rétrécissement accéléré de la banquise dans l’océan Arctique. Plus proche de nous, il y a le projet de modélisation des changements climatiques en Ontario et dans la zone de la ligne de partage des eaux des Grands-Lacs.

Un autre domaine de recherche dans lequel le nouveau système pourra faire ses preuves est l’élucidation du mystère scientifique entourant la matière et sa masse, ainsi que la masse de l’univers lui-même. À compter de septembre, le Grand collisionneur de hadrons de Genève, le plus puissant accélérateur de particules jamais construit, apportera de vastes quantités de données qui pourraient aider les scientifiques à commencer à percer les mystères de l’univers. Dans le cadre de ces recherches, la puissance de calcul et la grande capacité de stockage du système de SciNet pourront être mises à contribution pour analyser les données recueillies.

«Dès le début, IBM et l’équipe de SciNet ont compris qu’il fallait réaliser de grandes percées pour réussir», de dire Chris Pratt, directeur exécutif des initiatives stratégiques chez IBM Canada. «Le système mis en place n’a pas son équivalent dans le monde; de plus nous avons concentré nos efforts pour fournir des capacités de recherche pointues et efficaces valables pour un grand nombre de disciplines. C’est un exploit canadien qui attire l’attention du monde entier sur l’existence d’un système à la fois intégré, efficace et puissant qui a vu le jour grâce à la collaboration étroite et fructueuse de tous les intervenants.»

«Le superordinateur SciNet de l’université de Toronto est le plus gros système à processeurs Intel jamais construit», a affirmé Richard Dracott, directeur général de l’informatique haute performance, Intel. «Nous sommes honorés de voir nos processeurs IntelMD Xeon 5500 au cœur du plus puissant ordinateur du Canada, auquel on a confié la mission de résoudre des calculs parmi les plus ardus qui soient, en relation avec notre planète.»

Le nouvel ordinateur iDataPlex vient s’ajouter à un système de grande puissance déjà en place à SciNet, le superordinateur Power 575 IBM à refroidissement par eau et doté de 3 228 processeurs POWER6, délivrant une puissance maximale supérieure à 60 trillions d’opérations à la seconde. Le système se classe 53e pour sa puissance sur la liste des 500 premiers superordinateurs dans le monde, et participe aux recherches dans plusieurs domaines dont l’aérospatiale.

Pour plus d’informations sur IBM, allez à http://www.ibm.com/services/ca/fr/.

Renseignements :

Joanne Fortin
IBM Canada Ltée
Téléphone : 514 964-8558
fortin@ca.ibm.com