Une étude se penche sur la réduction des émissions de CO2 des centrales thermiques au charbon afin de transformer les gaz en sous-produits inoffensifs
SASKATOON (SK) et MARKHAM (ON) – Le 29 octobre 2008 : L'Université de la Saskatchewan (U de la S) et IBM (NYSE:IBM) ont annoncé aujourd'hui une collaboration pour l'application de puces informatiques hautes performances afin de mieux comprendre comment construire des centrales thermiques au charbon dont les émissions de dioxyde de carbone seront réduites.
La technologie permettra aussi de déterminer en quoi ces centrales peuvent être modifiées pour exploiter le dioxyde de carbone avant qu'il ne soit émis et pouvant être transformé en sous-produits plus inoffensifs ou même en carburant respectant l'environnement tels que le méthanol.
L'U de la S sera parmi les premières institutions d'enseignement en Amérique du Nord à bénéficier de la technologie du microprocesseur d'IBM.
Cette collaboration est rendue possible grâce, entre autres, au soutien du programme de projet de recherche conjointe d'IBM, créé dans le but de favoriser les partenariats entre le secteur universitaire et l'industrie dans des projets de recherche essentiels à l'innovation. En vertu du projet de recherche conjointe d'IBM, l’U de la S utilisera la technologie du système BladeCenter IBM doté de processeurs «Cell Broadband Engine» QS22 et des services connexes.
Les processeurs Cell Broadband Engine sont utilisés dans la populaire console de jeu PlayStation 3 de Sony. Récemment, IBM a introduit ces processeurs dans des applications informatiques hautes performances dont le traitement est d'environ 20 fois plus rapide qu'avec une puce informatique ordinaire, soit une vitesse essentielle pour les calculs exigeants en ressources informatiques que nécessitent les travaux de recherche.
«Les calculs qui pouvaient prendre jusqu'à 10 jours auparavant pourront maintenant être effectués en une journée», indique Raymond Spiteri, directeur de recherche et professeur en informatique à l'U de la S qui, jusqu'ici, devait faire une demande de "temps d'utilisation" sur un système informatique du Texas pour mener ses simulations. «En obtenant des résultats beaucoup plus rapidement, nous pourrons mener des simulations plus ambitieuses et mettre à l'essai plus d'idées et de scénarios différents.»
Selon un rapport de l'International Energy Outlook paru en 2001, le charbon est la deuxième plus importante source d'émissions de dioxyde de carbone, après le pétrole, comptant pour plus de 30 % à l'échelle planétaire. Le département de l'Énergie des États-Unis estime que les centrales au charbon sont responsables de plus de 80 % des émissions de dioxyde de carbone aux États-Unis.
La technologie d'IBM permettra aux chercheurs de l'U de la S de créer des applications et de mener des simulations complexes en laboratoire afin d'étudier les réactions chimiques qui ont lieu dans les cheminées des centrales électriques, et de voir en quoi les variations de température ou de pression peuvent avoir une incidence sur les propriétés chimiques des émissions.
Dans le cadre du programme de recherche conjointe, les récipiendaires auront accès aux chercheurs et aux laboratoires d'IBM. M. Spiteri a travaillé en collaboration avec le scientifique Harrell Sellers d'IBM à la construction d'un modèle pour identifier les réactions chimiques et Michael Perrone à la production d'algorithmes et du code pour les nouveaux processeurs cellulaires.
«Les logiciels doivent être écrits précisément pour ces processeurs cellulaires, et il faut faire beaucoup de recherche pour savoir quels types d'algorithmes fonctionneront adéquatement sur ces processeurs. De façon générale, les puces d'ordinateur utilisent maintenant ce type d'architecture. C'est pourquoi il est essentiel que nos étudiants apprennent à les programmer, souligne M. Spiteri.
«Il y a des avantages considérables à avoir le matériel sur place — un accès accru et plus approprié, une base pour une masse critique de personnes intéressées à travailler ensemble, ou la possibilité de faire des essais spontanément sans avoir à faire une demande de temps d'utilisation», ajoute-t-il.
Pour en savoir plus sur l'Université de la Saskatchewan, visitez le site www.usask.ca
Pour en savoir plus sur IBM, visitez le site www.ibm.com/ca/fr/
Renseignements :
Leslie Plant
IBM Canada Ltée
416 526-5647
laplant@ibm.com
Kathryn Warden
Université de la Saskatchewan
306 966-2506
kathryn.warden@usask.ca
