Montréal (Québec), le 15 mai 2007 – Selon une enquête d'IBM, c'est désormais une grande majorité de Canadiens qui estiment que l'environnement s'est dégradé depuis six ans.
Cependant, si certains d'entre eux s'efforcent d'agir de façon écologique, la plupart des Canadiens continuent de penser que des changements radicaux seraient trop coûteux et que les pouvoirs publics doivent en faire davantage. Mené en février 2007 à l'échelle nationale, le sondage indique que, pour 70 % des 2 956 personnes interrogées, l'environnement s'est détérioré pendant les six dernières années; cette proportion n'était que de 56 % en 2001, l'année du premier sondage. Plus précisément, 63 % des répondants jugent la qualité générale de l'environnement médiocre ou moyenne, contre 54 % en 2001.
«En six ans, les Canadiens sont devenus beaucoup plus sensibles aux questions environnementales et à l'impact de leurs activités», souligne Neil Stuart, partenaire au sein des Services d'affaires mondiaux IBM. «Ils commencent à vouloir faire leur part et à changer leurs habitudes, mais les progrès réalisés sont encore minces et il reste beaucoup à faire avant de parler d'une influence réelle sur la qualité de l'environnement.»
La très grande majorité des Canadiens (respectivement 86 et 85 %) trouvent que le gouvernement fédéral n'en fait pas assez pour réduire la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre (GES). Sur ce dernier point, plus de la moitié d'entre eux verraient d'un très bon œil que les industriels et les pouvoirs publics agissent davantage, et que, pour ce faire, des réglementations plus sévères, des incitatifs fiscaux et de nouveaux programmes soient mis en œuvre. Les Canadiens restent par ailleurs optimistes : deux tiers d'entre eux pensent que les objectifs de Kyoto relatifs à la réduction des émissions de GES peuvent encore être atteints.
Faire sa part... dans la mesure du possible!
Les Canadiens commencent à agir de manière à améliorer leur environnement sur le plan local. Le taux de recyclage des déchets a augmenté de 10 % depuis 2001 et on observe une utilisation légèrement accrue des produits dits sans danger pour l'environnement. Toutefois, le facteur qui détermine le plus le taux de participation aux programmes de recyclage et de compostage est la taille de la localité et l'emplacement géographique. Le recyclage a surtout progressé en Colombie-Britannique et en Ontario, mais c'est dans les provinces de l'Atlantique et en Ontario que les adeptes du compost sont les plus nombreux. En revanche, dans plusieurs vastes régions du Canada, aucun programme de ce genre n'existe.
Sur le plan des émissions de gaz à effet de serre, les Canadiens hésitent à se priver du confort de leur véhicule personnel si la cause l'exige. Ils ne sont que 38 % à faire du covoiturage, à marcher, à se déplacer à vélo ou à se servir des transports en commun de manière régulière. Quatre sur dix disent ne pas avoir le temps ou la possibilité d'utiliser des moyens de transport plus écologiques que leur propre automobile.
Cela dit, trois quarts des répondants estiment que leur gouvernement doit investir davantage dans les transports en commun. Ils sont deux tiers en faveur d'un renchérissement des véhicules à faible rendement énergétique et particulièrement polluants, et 38 % en faveur d'une augmentation du prix de l'électricité et du carburant à payer au-delà d'un certain niveau de consommation.
Presque toutes les personnes interrogées conviennent que les Canadiens doivent fortement réduire leur consommation d'énergie. Beaucoup l'ont déjà fait : la plupart éteignent la lumière quand ils n'en ont pas besoin, et ils sont nombreux à baisser le chauffage et la climatisation, à se servir d'ampoules fluorescentes et à mettre hors tension les appareils non utilisés (l'ordinateur, par exemple). Par contre, ils ne sont que 16 % à avoir acheté une automobile moins énergivore, et un maigre 4 % à s'être tournés vers une source d'énergie non traditionnelle.
Si les répondants n'en font pas plus, c'est essentiellement, disent-ils, en raison du coût des voitures «propres», des sources d'énergie de remplacement et des appareils qui consomment moins.
À propos de ce sondage
L'enquête a porté sur 2 956 Canadiens; sa marge d'erreur à l'échelle nationale était de plus ou moins 1,9 %, 19 fois sur 20.
Pour plus de détails, visitez le site http://www.ibm.com/ca/fr/.
Personne-ressource :
Joanne Fortin
IBM CANADA
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