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Rapport IBM 2011 sur les Global Location Trends : Les investissements étrangers en Belgique toujours en baisse

Bruxelles, le 12 mai 2011 – Malgré la reprise des investissements étrangers dans le monde entier et en Europe, le nombre de nouveaux projets d'investissement étrangers en Belgique a continué de reculer. En revanche, le nombre d'emplois créés par ces projets est reparti à la hausse, mais cette augmentation est comparativement plus faible que dans les autres pays.

L'étude Global Location Trends, réalisée annuellement par IBM Global Business Services pour analyser les tendances des investissements étrangers, indique qu'en 2010 la Belgique a une fois de plus attiré moins d'investissements étrangers qu'au cours des années précédentes.

La Belgique a attiré, en 2010, 166 projets d'investissement, qui représentent plus de 5000 emplois. Au cours des années de crise 2008 et 2009, la Belgique a accueilli respectivement 189 et 177 projets d'investissement, avec 5000 et 4000 nouveaux emplois à la clé. Au cours de la période record 2005-2007, le nombre de projets de ce type dépassait chaque année les 200 et le nombre de nouveaux emplois oscillait entre 8000 et 9000 par an.
Ce nouveau recul en 2010 est d'autant plus étonnant que le nombre d'investissements étrangers dans le monde est reparti à la hausse depuis la fin 2009. Ce ne sont pas seulement les marchés émergents (la Chine et l'Inde en tête), mais aussi plusieurs marchés occidentaux fortement développés qui bénéficient du regain des activités d'investissement avec, pour certains pays, un retour aux niveaux très élevés d'il y a quelques années.

« Ces résultats confirment clairement que le climat d'implantation en Belgique est confronté à un problème structurel », explique Roel Spee, Global Leader d’IBM-Plant Location International (PLI), qui, au départ de son siège mondial à Bruxelles, conseille les entreprises dans leur choix de sites d'implantation internationaux. « L'écart de coût sans cesse croissant avec les principaux pays concurrents contribue dans une large mesure à ce phénomène. »

C'est la Flandre qui a attiré la plupart des investissements : 108 entreprises étrangères ont décidé en 2010 d'installer un nouveau site ou d'étendre leurs activités en Flandre, ce qui représente la création de 3900 emplois. En 2009, la Flandre avait pourtant subi un sérieux recul, alors que la Wallonie obtenait un résultat particulièrement favorable. Cette même Wallonie a obtenu des résultats nettement moins favorables en 2010, avec à peine 780 nouveaux emplois générés par 36 projets d'investissement étrangers, ce qui est le plus mauvais résultat de ces 10 dernières années. « Gardons-nous pour autant de dramatiser les différences régionales dans ce genre de résultats annuels », modère Roel Spee. « La Belgique est un petit pays et ses régions sont plus petites encore. Quelques investissements de plus ou de moins dans une des régions suffisent à provoquer des variations importantes dans les statistiques. Ce qui est plus inquiétant, en revanche, c'est la diminution du volume d'investissement total en Belgique. »

C'est aussi la première fois que l'agglomération anversoise attire davantage de projets d'investissement que Bruxelles, à savoir 46 projets et près de 1400 emplois qui vont s'ancrer à Anvers, alors que l'agglomération de la capitale a pu accueillir 32 nouveaux projets qui représentent ensemble plus de 700 nouveaux emplois.
Anvers se situe aussi en tête du classement provincial, avec 39 % des nouveaux emplois créés par des investissements étrangers en 2010. On trouve, loin derrière Anvers, les provinces de Flandre Orientale (14 %) et du Limbourg (11 %). La province de Liège a beaucoup reculé, passant d'une moyenne de 11 % au cours des années précédentes à 2 % en 2010.

Les États-Unis restent les principaux investisseurs en Belgique, avec près de 1500 emplois (36 projets). L'Allemagne est en deuxième position, avec 460 emplois. L'extension de Geely (propriétaire de Volvo à Gand) permet à la Chine de dépasser dans le classement nos voisins britanniques, néerlandais et français. La Chine arrive donc en troisième place, avec 360 emplois (11 projets).

La production (qui est l'activité la plus intensive en main d’oeuvre) continue de reculer (36 % de tous les emplois), tandis que la logistique gagne en importance (28 %). Les activités de recherche et de développement ont une fois de plus apporté une contribution relativement importante au nombre de nouveaux emplois en Belgique (12 %).

Les secteurs chimiques et pharmaceutiques restent des investisseurs importants (respectivement 14 % et 13 % des nouveaux emplois), à même enseigne que l'industrie des moyens de transport (13 % également) et le secteur logistique (12 %).

On ne sait pas encore où la Belgique se situera dans le classement international, étant donné que les données mondiales ne sont pas encore complètes. L'année passée, la Belgique figurait en 31e position du classement mondial sur la base du nombre d'emplois créés.

Le rapport Global Location Trends rédigé chaque année par IBM sera publié après l'été.

Pour plus d'informations sur IBM : www.ibm.com (US)
Pour plus d'informations sur PLI : www.ibm.com/gbs/pli (US)

Contact
IBM Belgique & Luxembourg
Yves VAN SETERS
Media Relations
E-mail : yvanseters@be.ibm.com
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Twitter : @YvesVS

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