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Gestion plus intelligente de l'eau

Qu'il y en ait trop ou pas assez, le monde a besoin de moyens plus intelligents pour gérer l'eau

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Nombreux sont ceux qui croient qu'elle est bon marché et abondante. En fait, à cause des systèmes de gestion de l'eau que nous utilisons actuellement, une personne sur cinq sur la planète n'a pas accès à suffisamment d'eau potable.

Même si la quantité totale d'eau sur cette planète n'a jamais changé, la nature de cette eau a changé. Tout change, depuis les endroits où tombe la pluie jusqu'à la composition chimique des océans. Et ces changements nous forcent à nous poser de très difficiles questions sur la façon dont nous vivons et travaillons, ainsi que sur les endroits où nous le faisons.

Laissée à elle-même, la Terre dispose d'un système d'autorégulation de l'eau quasi parfait. Nous nous souvenons tous des leçons apprises à l'école : l'eau des océans s'évapore et forme des nuages. Ces nuages éclatent au-dessus des terres et produisent de la pluie. L'eau de pluie s'écoule dans les lacs, les rivières ou les couches aquifères. À son tour, l'eau des lacs, des rivières et des couches aquifères s'évapore dans l'atmosphère ou retourne dans l'océan mettant fin au cycle.

Mais les hommes ont enrayé le mécanisme de ce système.

Chaque fois que nous interagissons avec l'eau, nous la changeons, en modifiant sa trajectoire ou autrement.
Même si l'eau est une ressource planétaire, elle est traitée localement. Au Canada, par exemple, environ 8 % du territoire est couvert de lacs, plus que dans n'importe quel autre pays. Il n'y a pas de marché mondial de l'eau et l'eau fait l'objet de très peu d'échanges internationaux. Voyons ce qu'en dit Ian Cluckie, professeur d'hydrologie et de gestion de l'eau à l'université de Bristol, dans le rapport sur la gestion de l'eau publié par IBM Global Innovation Outlook (en anglais). «Quand on parle d'eau, on parle de quantité, de qualité, d'espace et de temps. Avoir ou non un gros problème dépend de l'endroit où l'on vit.»

Toutefois, l'innovation inspire. Grâce à des avancées technologiques — réseaux de capteurs très élaborés, compteurs intelligents ainsi qu'informatique et analytique avancées —, nous pouvons gérer plus intelligemment l'eau de notre planète. Nous pouvons surveiller, mesurer et analyser des hydro-écosystèmes entiers — des rivières aux réservoirs, sans oublier les pompes et les tuyaux de nos maisons. Nous pouvons, dans une seule vue, fournir à toutes les personnes, organisations, entreprises, collectivités et nations qui dépendent d'un apport continu en eau douce — c'est-à-dire nous tous — des données fiables, à jour et exploitables de leur consommation d'eau. Mais ce n'est que la première goutte.


6,5 milliards de gouttes dans le seau


Aux États-Unis seulement, il y a près de 53 000 agences qui gèrent l'eau. Pourtant, même si toutes gèrent une ressource commune, il n'y a aucune coordination entre elles. Aucun partage de données n'est fait pour en arriver à une vue holistique des bassins versants ou de l'hydro-écosystème.

Et ce n'est pas tout. Près de 9 % (891 163 km²) de la superficie du Canada est couverte d'eau douce. On évalue que les problèmes de santé liés à la pollution de l'eau en général coûtent aux Canadiens 300 millions de dollars par année.

En combinant les technologies de collecte de données avec des outils analytiques, on peut transformer la gestion des ressources mondiales en eau, voire lui insuffler une nouvelle vie. Les efforts d'IBM ont pour objectifs de préserver et de protéger l'eau que nous buvons, mettons dans nos baignoires et utilisons à tant d'autres fins — énergie électrique, nourriture, fabrication industrielle et irrigation des cultures.

De nouvelles façons de gérer l'eau plus intelligemment

Une goutte d'eau potable : Une percée de la division Recherche IBM en purification et dessalement de l'eau pourrait faire en sorte que plus de monde ait accès à de l'eau potable. Regarder la vidéo.

Aller à la pêche : Des capteurs évolués et des analyses en temps réel, une meilleure forme d'intelligence pour la baie de Galway, en Irlande. Regarder la vidéo.

A drop to drink Go Fish


Mesurer pour gérer

Les villes predent jusqu'à 50 % de leurs ressources en eau à cause de fuites dans les infrastructures.

De la même façon, d'autres efforts d'IBM ont pour objectifs de préserver et de protéger l'eau que nous buvons, mettons dans nos baignoires et utilisons à tant d'autres fins — énergie électrique, fabrication industrielle, nourriture et irrigation des cultures. À New York, par exemple, le Beacon Institute for Rivers and Estuaries travaille avec IBM au déploiement d'un réseau d'observation des fleuves et des estuaires (REON). Des capteurs flottants ont été installés dans le fleuve Hudson dans le cadre d'une étude sur la surveillance et la préservation. L'objectif est de comprendre, en temps réel, comment le fleuve répond aux divers éléments — des orages aux sécheresses en passant par l'interaction humaine.


Prédire pour mieux protéger

En agriculture, dans le monde, on estime gaspiller 60 % des 2 500 billions de litres d'eau consommée chaque année.

IBM et l'organisation The Nature Conservancy créent des outils web évolués pour gérer les bassins fluviaux. Grâce au travail de chercheurs d'IBM, elles mettent au point des simulations sur ordinateur dans un environnement géospatial en 3D pour aider les utilisateurs à voir les effets possibles de différents scénarios sur l'utilisation des sols et de l'eau sur les écoservices et la biodiversité.


L'expertise en amont et en aval

IBM a ouvert deux Centres d'excellence en gestion de l'eau. Un de leurs projets est développé en Irlande (ÉU) et s'appelle SmartBay Galway. Il a pour objectif de collecter des données en temps réel sur la qualité de l'eau, l'aquaculture, la composition chimique, l'énergie des vagues et le mouvement des marées, afin d'aider les pêcheurs à gérer les élevages de crustacés et les patrouilleurs des plages à surveiller la force des courants ou les bancs de méduses.

Le Centre d'Amsterdam aura un rôle clé à jouer dans le programme novateur de lutte contre les inondations que le gouvernement néerlandais entend mettre sur pied pour 2015 (ÉU). Dans le cadre de ce programme, les entreprises néerlandaises, en collaboration avec les institutions d'enseignement et les organismes gouvernementaux, partageront un objectif commun : empêcher l'inondation des basses terres.

IBM elle-même économise plus de 3 millions de dollars par année dans une usine de semiconducteurs nord-américaine grâce à une solution complète de gestion de l'eau.

Optimiser la gestion de l'eau, ce n'est plus qu'un vague désir. En plus d'avoir de l'expertise en sciences et en modélisation, il faut comprendre les systèmes complexes pour améliorer la qualité de l'eau, la préserver et en gérer les ressources. En d'autres mots, pour une planète plus intelligente, il faut des systèmes de gestion de l'eau intelligents.